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Wildlife Photographer of the Year, l’expo événement au Muséum de Rouen

Agathe Lautréamont 11 juillet 2017

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Pour tout photographe animalier qui se respecte, le Wildlife Photographer of the Year, célèbre concours annuel, représente un véritable sésame, une récompense prestigieuse venant couronner le fruit de longs mois de travail. Organisé chaque année par le National History Museum de Londres, le concours livre tous les ans un palmarès des plus belles photographies d’animaux et plus largement de la Nature. Le Muséum d’Histoire Naturelle de Rouen, partenaire de l’événement, expose entre ses murs une centaine d’images, piqûre de rappel sur la beauté de notre planète et l’urgence de la protéger à tout prix.

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© Willem Kruger

Depuis le 1er juillet et jusqu’au 17 septembre prochain, le Muséum d’Histoire Naturelle de Rouen propose en ses murs un parcours photographique qui, en quelques années, est devenu un incontournable de sa programmation d’événements temporaires. Ce rendez-vous, c’est celui de l’exposition des cent meilleurs clichés primés au concours Wildlife Photographer of the Year, organisé par le National History Museum de Londres, en Angleterre.

Cet événement photographique, pensé comme un hommage à la beauté de la Nature, est un passage obligatoire pour tout photographe animalier désireux de promouvoir son travail. On en veut pour preuve quelques chiffres : l’édition de 2016 a reçu pas moins de cinquante mille clichés, provenant d’une centaine de nationalités différentes !

Le concours en lui-même est divisé en plusieurs catégories : seize pour les adultes et trois pour les jeunes pousses âgées de moins de dix-sept ans. Monde sous-marin, amphibiens, oiseaux, macro, noir et blanc, paysage… De quoi trouver son bonheur et aussi de pouvoir participer à plusieurs catégories dans un même concours !

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© Rudi Sebastian

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Mais attention, on le comprend bien vite en parcourant les premières images de l’accrochage de l’institution rouennaise : si quelques clichés se révèlent essentiellement naturalistes, la grande majorité des images sont révélatrices d’une véritable beauté artistique, où la splendeur du sujet ne doit pas occulter tout le reste de la recherche esthétique.

Composition, colorimétrie, points de force, cadrage, gestion de la lumière… Autant de codes qui dotent l’image finale d’un éclat époustouflant, vantant le talent du photographe comme la magnificence du monde naturel qui nous entoure.

Les images exposées parmi les collections permanentes du Muséum d’Histoire Naturelle de Rouen sont des tirages sur aluminium de belle taille, organisés selon les diverses catégories définies par le concours international. En pénétrant dans les salles de l’institution normande vieille de deux siècles, nous sommes d’emblée introduits à l’univers des amphibiens et autres reptiles.

© Mats Andersson_Wildlife Photographer of the Year, Black and white winner

© Mats Andersson

Cistude et gypaète

Une belle cistude, tortue d’eau douce classée sur la (trop) longue liste des espèces en voie de disparition, joue les préambules à un monde de magie et de fragilité. Viennent ensuite les éphémères dont le vol imprécis est sublimé par un clair de lune parfait, à qui succède le souffle glacé s’échappant de l’auvent d’une orque évoluant dans les eaux froides du large de la Norvège.

Un des clichés les plus beaux de ce cru 2016 : low-key  (c’est-à-dire un cliché volontairement sous-exposé), colorimétrie froide, tons bleutés dans les hautes comme les basses lumières. Le sujet centré ne gêne pas le regard, puisque le photographe a choisi un format d’image carré, donnant donc un bel équilibre à son ensemble.

Mais comme toute pratique artistique qui se respecte, le monde de la photographie animalière n’échappe évidemment pas aux tendances et autres modes ! Ainsi, une espèce semble cette année être la star de ce concours, j’ai nommé le gypaète barbu.

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© Gideon Knight

Ephémère

Cet impressionnant vautour ne se trouve en France que dans les Alpes du Sud ainsi que dans les Pyrénées et impressionne par sa taille (il affiche tout de même une envergure de 2m80 !) tout comme par ses longs vols planés, en quête d’un animal mort qui lui servira de gueuleton (le gypaète, comme tout vautour qui se respecte, est charognard). L’espèce, menacée, sait se faire particulièrement discrète et il est possible que le jury du Wildlife Photographer of the Year ait cherché à récompenser la prouesse davantage que les images en elles-mêmes.

À une époque où l’on parle beaucoup de changement climatique et des menaces qui pèsent sur la faune et la flore du monde entier, on pourrait s’attendre à ce qu’un événement photographique d’une telle résonnance décide de mettre en avant des clichés valorisant des espèces rares ou fragiles.

Or, ce n’est pas vraiment le cas, le Wildlife Photographer of the Year exposant aussi bien des oiseaux colorés des forêts amazoniennes comme un simple merle noir photographié dans un jardin citadin ! L’idée de l’exposition comme du concours n’est donc pas d’opérer une sélection, qui insinuerait que certaines espèces sont plus importantes que d’autres. Aucun nivellement ici : la Nature, dans son entièreté, est aussi belle que fragile.

WILDLIFE PHOTOGRAPHER OF THE YEAR

01/07/2017 > 17/09/2017

Muséum d’histoire naturelle de Rouen

ROUEN

Le concours international Wildlife Photographer of the Year (WPY) est le plus prestigieux concours de photographes de nature au monde depuis...

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