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Une exposition-événement Modigliani pour la Tate Modern !

Agathe Lautréamont 4 juillet 2017

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Une vue plus nuancée de l’existence de l’artiste italien, un regard aussi précis que critique sur l’œuvre de ce membre de l’École de Paris et des pièces rarement montrées au public. En substance, voici ce qui attend les visiteurs de la Tate Modern, quand celle-ci ouvrira les portes de sa prochaine exposition temporaire, consacrée à Amedeo Modigliani. Promesse de l’institution anglaise : ce sera là le plus riche accrochage jamais consacré à l’artiste sur le sol britannique.

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Amedeo Modigliani, Le petit paysan, 1918 © Tate Modern

En 1917, dans une petite galerie parisienne, un nu féminin aux belles couleurs chaudes, orangées, choquait les visiteurs. Le corps de la femme était représenté sans concession, offert, avec ses rondeurs et sa pilosité. Ce fut la seule exposition personnelle de toute la courte mais intense carrière du peintre et sculpteur Amedeo Modigliani, qui mourut trois ans plus tard, âgé de seulement trente-cinq ans.

Aujourd’hui, le monde de l’art rend hommage à la modernité de « Modi », à sa ligne unique, à ses couleurs éclatantes… Mais comme souvent, trop tard. La vie de l’artiste fut malmenée par les échecs, les soucis d’argent, l’alcoolisme et la maladie.

Au mois de novembre prochain, les nus si célèbres de Modigliani seront tous réunis dans les salles d’expositions temporaires de la Tate Modern, dans ce qui s’annonce être la plus complète rétrospective jamais organisée sur l’artiste en Angleterre. Pourtant, au cours de sa vie, « Modi » comme le surnommaient ses amis, ne vendit que très peu de créations. Il ne pouvait compter que sur son entourage qui achetait pour lui ses couleurs et son matériel, tout en lui proposant de partager leurs repas.

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Un des nombreux Nus de Modigliani © The Guardian

Reconnaissance tardive

Et depuis sa mort, survenue en 1920, sa célébrité comme sa cote ont atteint des sommets. En 2010, une tête sculptée fut vendue pour soixante millions de dollars, devenant par-là la troisième sculpture du XXe siècle la plus chère jamais vendue, avant qu’un nouveau record ne soit battu en 2015. On s’en souvient : le fameux Nu Couché acheté par un collectionneur chinois, pour la bagatelle de 170 millions de dollars, lors d’une vente aux enchères organisée à New York.

Cette toile ne sera pas prêtée par son heureux propriétaire pour l’exposition, mais la Tate Modern a tout de même réussi l’exploit de réunir pas moins de dix nus, des nus qui marquent une rupture dans le style pictural d’Amedeo Modigliani, créant de la sorte une nouvelle forme de regard dans l’art moderne. Parmi ces prêts exceptionnels, on retrouve un Nu Assis peint en 1917 et exceptionnellement accordé par le Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers; qui a accepté de faire une entorse à son habitude de ne presque jamais prêter des pièces issues de son fonds.

Woman’s Head with Chignon, by Modigliani

Amedeo Modigliani, Tête de femme au chignon © The Guardian

Un artiste entouré

Demeure une question : si des nus étaient présents dans la petite exposition parisienne de 1917, la commissaire de l’exposition, Nancy Ireson, n’est pas parvenue à trancher si oui ou non les dix nus qui seront présents au sein de la Tate sont bel et bien ceux qui furent présentés il y a maintenant cent ans. Une certitude : Le Petit Paysan (1918), qui figurera en bonne place dans le parcours du musée, était de l’événement de la galerie parisienne. Modigliani, à l’époque, souhaita en faire don à l’État français. Celui-ci déclina l’offre.

Malgré la pauvreté de Modigliani et son impossibilité à trouver le succès, une douzaine d’artistes vinrent lui rendre un dernier hommage lors de son enterrement, et l’exposition de la Tate cherchera également à refléter ce tissage de relations artistiques dans un Paris alors plongé dans un grand bouillonnement créatif et culturel. « Modi » fut amené à connaître Pablo Picasso, Jean Cocteau, Juan Gris et même Diego Riviera, compagnon de Frida Kahlo. Il est donc temps de sortir vos agendas et de cocher la page du 23 novembre prochain : il faudra faire le pied de grue devant les portes de la Tate Modern…

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