Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 ALPHONSE MUCHA

12/09/2018 > 27/01/2019

Musée du Luxembourg

- PARIS

expo_cercle_2 PICASSO. BLEU ET ROSE

18/09/2018 > 06/01/2019

Musée d'Orsay - PARIS
expo_cercle_3 MADAGASCAR

18/09/2018 > 01/01/2019

Musée du quai Branly - Jacques Chirac - PARIS
expo_cercle_4 FRANZ WEST

12/09/2018 > 10/12/2018

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Le musée Montmartre rend hommage à son quartier comme décor de cinéma

Laura Bourdon 4 juillet 2017

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Seul le nom de « Montmartre » suffit à susciter l’imagination, tant ce quartier du dix-huitième arrondissement de la capitale, juché sur le haut de sa colline, demeure aujourd’hui encore emblématique d’une vie de bohème et berceau artistique, où de nombreux peintres, musiciens, danseurs, se sont établis. Les « noces » de Montmartre et du 7e art remontent à ses origines. Et c’est là tout le propos de l’exposition que présente actuellement le musée de Montmartre, avec « Montmartre, Décor de cinéma », à visiter jusqu’au 14 janvier prochain.

Moulin Rouge _ Litho

Moulin Rouge, John huston, 1952 © La Cinémathèque Française

Montmartre et ses ruelles bucoliques, Montmartre et ses artistes, Montmartre et ses fêtes : depuis toujours, le quartier n’a cessé de fasciner, d’inspirer la création sous toutes ses formes, le cinéma compris. Nombreux sont les réalisateurs à avoir fixé au travers de leur pellicule le charme de la basilique du Sacré-Cœur, l’atmosphère sulfureuse du Moulin Rouge ou le Montmartre des « flics et des voyous », généralement attribué au quartier de la Chapelle.

Dès la fin des années 1890 et pendant tout le premier quart du XXe siècle, les salles de projection s’installent naturellement le long des boulevards montmartrois, parmi les lieux de plaisir, et participeront à l’épanouissement du 7e art au sein du quartier parisien. Quant à l’intérêt du musée de Montmartre pour la thématique cinématographique, celui-ci remonte aux années 1920. « Montmartre, Décor de cinéma » intervient après trois autres expositions consacrées à ce genre, l’une dédiée au réalisateur Marcel Carné, l’autre au studio 28 (studio historique et de référence dans le monde des salles d’art et d’essai, où se sont côtoyés Salvador Dali, Jean Cocteau, Luis Buñuel) ; puis une troisième consacrée à Jean Marais.

Les Enfants du paradis_Arletty et JL Barrault

Les Enfants du Paradis, Marcel Carné, 1945, Arletty et Jean-Louis Barrault © photographie, DR. Archives Le Vieux Montmartre

Cette fois, l’institution rassemble dans son écrin un très grand nombre d’extraits de films tournés à Montmartre ou évoquant ce quartier, depuis le cinéma des origines avec Ernst Lubitsch, Marcel Carné, François Truffaut… à aujourd’hui, avec les extraits de films de Jean-Pierre Jeunet, de Klapisch et de Gondry. Mais pour faire revivre l’atmosphère aussi unique du quartier et de ses nombreux tournages, ces extraits sont accompagnés de costumes, de décors reconstitués, de photographies et d’affiches, regroupés grâce au concours des collections de la Cinémathèque française.

Marcel Carné

L’un des premiers réalisateurs à être tombé d’amour avec le quartier, c’est Marcel Carné ; qui par ailleurs y a élu domicile pendant près de vingt ans, au 55 de la rue Caulaincourt, non-loin d’un certain Jean Cocteau, et d’une certaine Edith Piaf. Marcel Carné a transformé la rue en décor de studio, une prouesse qu’il recherchait depuis son intervention remarquée lors d’une interview à Cinémagazine, en 1933, où il lança : « Quand le cinéma descendra-t-il dans la rue ? ». Ce fut chose faite avec la sortie du film Les Enfants du Paradis en 1945, dont on retrouve les extraits dans l’exposition. Il retrace l’histoire du mime Debureau et d’un grand acteur, du début de leur carrière jusqu’à la célébrité, et de leur amour pour Garance.

Les Enfants du Paradis _ JL Barrault et le Mime Debureau

Les Enfants du Paradis, Marcel Carné, 1945, Jean-Louis Barrault, le mime Debureau © photographie, DR. Archives Le Vieux Montmartre

Les Enfants du Paradis est considéré comme le chef-d’œuvre de Marcel Carné (d’après un scénario de Jacques Prévert), par son sens du récit mais aussi par le soin qu’il apporte au cadrage et à la photographie, et dont bon nombre de scènes ont été tournées dans la rue Francoeur. Une réussite augmentée de la présence remarquée d’Arletty, de Pierre Brasseur et de Jean-Louis Barrault. Un an plus tard il sortira Les Portes de la Nuit, autre film à succès, avec pour immense décor reconstruit la place Barbès, qu’il installe à Joinville.

Juliette ou la clef des songes, que Marcel Carné sort en 1950, obtiendra quant à lui des critiques mitigées : possiblement liées à une imagerie montmartroise de convention et parfois soulignée jusqu’au cliché. Pourtant, Marcel Carné aura fantasmé, sublimé, rendu hommage à Montmartre et son atmosphère aussi unique dans nombreux de ses films ; et bien d’autres en auront fait de même.

Les Portes de la Nuit _ métro Barbes

Les Portes de la Nuit, Marcel Carné, 1946, Photographie de tournage d’Emile Savitry, dans un décor d’Alexandre Trauner, réalisée au studio de Joinville-le-Pont. Décor : métro Barbès. Fabien Loris au centre. © Sophie Malexis

C’est toute cette vivacité, ce romantisme, ces courses-poursuite parfois, que retrace l’institution parisienne avec brio ; dans une scénographie conviant le visiteur à une balade de quartiers en quartiers, chacun d’eux révélant son lot d’intrigues et ses multiples facettes. Une exposition réjouissante que l’on vous invite à découvrir sans plus tarder !

Musée de Montmartre Jardins Renoir, 12, rue Cortot, 75018 Paris, exposition du 12 avril 2017 au 14 janvier 2018.

partenaire-créa-adrien

MONTMARTRE, DÉCOR DE CINÉMA

04/04/2017 > 15/01/2018

Musée de Montmartre

PARIS

Montmartre est sans doute un des quartiers les plus emblématique de Paris. Du début de l’histoire du cinéma jusqu’à nos jours (de Lu...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE