Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 ALPHONSE MUCHA

12/09/2018 > 27/01/2019

Musée du Luxembourg

- PARIS

expo_cercle_2 PICASSO. BLEU ET ROSE

18/09/2018 > 06/01/2019

Musée d'Orsay - PARIS
expo_cercle_3 MADAGASCAR

18/09/2018 > 01/01/2019

Musée du quai Branly - Jacques Chirac - PARIS
expo_cercle_4 FRANZ WEST

12/09/2018 > 10/12/2018

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Georges Braque et Henri Laurens : deux génies et quarante ans d’amitié

Jéremy Billault 22 juin 2017

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Cet été, le musée de l’Annonciade de Saint-Tropez présente une exposition consacrée à deux artistes majeurs, liés d’une amitié indéfectible : Georges Braque et Henri Laurens. A travers de nombreux chefs-d’oeuvre, l’exposition s’impose comme un dialogue entre deux créateurs aux idées très proches mais aux pratiques très différentes. 

BRAQUE

Georges Braque, Guitare et verre, 1921 © Collection du Centre Pompidou, MNAM/CCI, Paris Donation Lefèvre, 1952

C’est une histoire d’amitié qu’il fallait bien rappeler à nos mémoires. Cet été, du côté de Saint-Tropez, le charmant musée de l’Annonciade réunit avec élégance deux amis inséparables qui se trouvent être également deux artistes majeurs du siècle dernier. D’un côté un peintre, Georges Braque (1882-1963),  de l’autre, un sculpteur, Henri Laurens (1885-1954). Amis intime pendant plusieurs décennies, liés par des conversations qui pouvaient aussi bien aborder l’Art avec un grand A que le plus prosaïque des quotidiens, Braque et Laurens sont d’autant plus passionnants à réunir qu’ils ont chacun décidé d’explorer des voies différentes, fondamentalement proches mais formellement bien distinctes.

LAURENS

Henri Laurens, Nu couché à la draperie, 1927-1967 Bronze, Collection du Centre Pompidou, MNAM/CCI, Paris Donation de Claude Laurens, 1967

Si la rencontre avec Braque jouera un rôle majeur dans la carrière d’Henri Laurens, le sculpteur s’attache à développer sa propre patte. Aux alentours des années 1920, l’un et l’autre décident de revenir à une pratique du cubisme ouvertement tournée vers un certain classicisme (à l’inverse d’un cubisme froid, engagé en faveur d’une rupture violente). En incluant des éléments figuratifs dans sa peinture cubiste, Braque s’installe dans une réflexion globale autour de l’Histoire de l’art, dans le prolongement plutôt que dans la rupture avec le classicisme, avec le passé. En un sens, Laurens suivra cette démarche, revenant aux classiques de la sculpture, aux nus dont les courbes sinueuses dévoilent une exploration formelle tout à fait différente de celle de son ami de toujours.

BRAQUE2

Georges Braque, Guitare, 1912 © Musée de Grenoble

En exposant près de 70 pièces (beaucoup de chefs-d’oeuvre de part et d’autre), le musée de l’Annonciade de Saint-Tropez ouvre un dialogue passionnant : deux voix différentes mais harmonieuses conversent dans un accrochage ravissant. Les sculptures de l’un devant les toiles de l’autre,  la théorie nous parait claire sous deux styles pourtant distincts. La magie de l’Histoire de l’art opère, les expérimentations cruciales de l’époque impressionnent toujours un siècle plus tard, baignant dans la douceur d’une histoire d’amitié de plus de quarante ans qu’il fallait bien rappeler à notre bon souvenir. Un grand moment d’art, un joli moment d’émotion.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE