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Tous, des sang-mêlés au MAC VAL, en 3 œuvres

Laura Bourdon 19 juin 2017

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Jusqu’au 3 septembre prochain se tient au MAC VAL une exposition qui fera date. Tous des sang-mêlés aborde le champ de l’identité culturelle, au travers des expériences et des regards croisés d’une soixantaine d’artistes, qui chacun à sa manière apporte un témoignage plastique, par l’image, la vidéo, la sculpture ou l’installation, d’une notion brûlante et pleinement ancrée dans l’air du temps.

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Vue de l’exposition « Tous, des sang-mêlés », MAC VAL 2017 Photo © Aurélien Mole.

Tous, des sang-mêlés ne propose pas de parcours figé, chronologique ou thématique. A rebours de tout cadre ferme et fixe, elle se présente à l’inverse comme un vaste espace de rencontres où viennent dialoguer plus de soixante propositions d’artistes ; dont l’unique point commun est d’explorer la notion d’identité, sous toutes ses formes.

L’exposition est curatée par Julie Crenn et Frank Lamy, sous le patronage de Stuart Hall, père fondateur des Cultural studies et Lucien Febvre, auteur de l’ouvrage « Nous sommes tous des sang-mêlés. Manuel d’histoire de la civilisation française » qu’il rédige à la demande de l’Unesco au sortir de la Seconde guerre mondiale, en 1950.

Ainsi chacune des propositions artistiques est à appréhender dans sa singularité, chacune d’entre elles se lit comme une histoire à part entière, entre référence autobiographique, et narration fantasmée. Aujourd’hui, concentrons-nous sur trois œuvres, trois histoires racontées au cœur de l’exposition.

Harold Offeh, Covers, Arabesque

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Harold Offeh, Covers. Arabesque After Grace Jones, Island Life, 2008. Vidéo, 1’08’’. Capture d’écran © Harold Offeh

Harold Offeh réalise une série de performances filmées au sein desquelles il recrée les couvertures d’albums de musique des années 1970 et 1980 porteuses de stéréotypes. Dans Covers, Arabesque, l’artiste pose son regard sur une icône pop phare des années 1980, Grace Jones, et son album Island Life. Hyper médiatisée, l’image de Grace Jones est entièrement façonnée par son compagnon de l’époque Jean-Paul Goude, qui s’empare de clichés ethniques, culturels et sexuels associés à l’africanité pour produire un style singulier, spectaculaire et entrer dans la légende. Harold Offeh tente, sans artifices et dans sa salle de bains, de reproduire la pose surnaturelle de Grace Jones dans cette chanson longue de dix minutes, en position arabesque. Or il ne tient qu’une minute, ensuite il s’effondre. L’œuvre a double-fonction : elle est à la fois un hommage à Grace Jones et une tentative de déconstruction du stéréotype qu’elle représente : l’image de la femme « panthère » au corps huilé, exotique et sensuelle, qui est en réalité totalement manipulée.

Jimmie Durham, Aphrodite Unchained, 2014

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Aphrodite Unchained, 2014, © Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Michel Rein, Paris/Brussels

D’origine cherokee, Jimmie Durham s’affirme comme militant de la cause indienne et des droits civiques. Ses œuvres transforment des éléments et objets du quotidien, qu’il casse, brise, jette, pour dénoncer l’ordre esthétique établi. Dans Aphrodite Unchained, il brise une tête d’Aphrodite (référence aux racines antiques de la civilisation occidentale), qui sert à casser un vase XVIIIe, symbolisant le siècle des Lumières, époque où l’homme éclairé fit de grandes avancées sur les plans scientifiques et philosophiques. Or ce moment coincide aussi avec l’avènement des empires coloniaux et de « l’esclavage moderne ». Par ce geste de destruction, Jimmie Durhan dénonce l’impérialisme et la ségrégation.

Nina Esber, Arlésienne, 2007

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Ninar Esber, Arlésienne, 2007 © Courtesy de l’artiste et galerie Imane Farès

Algérienne ? Américaine ? Cherokee ?,  l’œuvre Arlésienne de Nina Esber est un autoportrait constitué de 49 photographies au format identité. Chacune de ces images présente l’artiste sous un jour nouveau, tantôt le visage souriant, tantôt fermé ; tantôt de face, tantôt de profil ; tantôt les cheveux attachés, tantôt lâchés. Sous chacune de ces images est inscrit en lettres rouge une origine hypothétique. 49 images, 49 questions qui peuvent être résumées en une seule : d’où venez-vous ?

 

TOUS, DES SANG-MÊLÉS

22/04/2017 > 03/09/2017

MAC VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne)

VITRY-SUR-SEINE

Poursuivant les questionnements développés au MAC VAL depuis quelques années, et faisant suite à l’exposition des œuvres de la collec...

Exposition terminée
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