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Le Baroque des Lumières au Petit Palais : focus sur François Lemoine

Agathe Lautréamont 19 juin 2017

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Depuis le 21 mars dernier, se tient au Petit Palais probablement une des plus intéressantes expositions de la capitale. Avec l’événement « Le Baroque des Lumières : chefs-d’œuvre des églises parisiennes au XVIIIe siècle », l’institution parisienne propose au grand public de redécouvrir l’art religieux tel qu’il se pratiquait au Siècle des Lumières. Loin de jeter ses derniers feux, ce registre pictural a connu un renouveau flamboyant et surtout inattendu pour un tel contexte culturel et social. Dans cet article, nous allons mettre un coup de projecteur sur une huile sur toile présente dans le parcours…

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Qui aurait cru que, dans la France des Lumières, les peintres et artistes aient pu répondre à autant de commandes émanant d’institutions religieuses afin d’orner les églises de Paris ? Et pourtant, ce scénario est bel et bien celui qui s’est joué tout au long du XVIIIe siècle dans la capitale.

Les commandes de peintures destinées à orner les églises et cathédrales de Paris ne faiblirent qu’au moment de la Révolution française, tant et si bien que de nombreux peintres de cette époque remplissaient leurs carnets de commandes principalement d’œuvres à portées religieuse et moralisatrice. Ce fut le cas, par exemple, du peintre rococo François Lemoine et, pour la petite anecdote, maître du grand peintre François Boucher.

Influencé lors de son passage en Italie par des artistes comme Le Corrège ou Véronèse, François Lemoine réalisa durant une longue part de sa carrière des œuvres à portée mythologique (Le bain de Vénus, Hercule et Omphale ou encore Vénus et Adonis), aux personnages maniéré et aux décors pastoraux. Pourtant, c’est un tout autre François Lemoine que nous rencontrons dans le parcours temporaire du Petit Palais. Au détour d’un couloir, nous rencontrons une huile sur toile de belle taille, exécutée en 1726 et destinée à la chapelle de M. de Morville, au sein de l’église Saint-Eustache.

François Lemoine, Saint Jean-Baptiste, 1726

François Lemoine, Saint Jean-Baptiste, 1727 © Ville de Paris

Un personnage reconnaissable entre tous

Que voit-on sur cette toile aux tons délicats, loin des couleurs chaudes et vibrantes, éloignée des gestuelles théâtrales du style rococo qui caractérise habituellement la touche de Lemoine ? Rien de moins qu’un des personnages les plus emblématiques de l’iconographie chrétienne : Saint Jean-Baptiste.

Dans cette huile sur toile, Lemoine n’a pas cherché à créer de nouveaux codes picturaux pour désigner le saint qui a baptisé Jésus. C’est ainsi qu’on le retrouve tout naturellement environné d’un paysage enchanteur, des arbres luxuriants à son alentour et un rocher doucement chauffé par le soleil à ses pieds. Dans sa main droite, repose délicatement un crucifix fabriqué à partir de simples joncs noués et aux côtés du saint, s’avance à notre rencontre un agneau.

La symbolique est évidente : l’animal est l’agneau pascal, représentant le passage de la mort à la vie de Jésus, mort pour racheter les péchés de l’Humanité. Agneau sacrificiel, le petit ovin est également une incarnation de la totale soumission du chrétien à la volonté divine, mais représente également par sa gentillesse et la couleur blanche de son pelage l’innocence, la bonté et la douceur.

Le bain de Vénus, Musée de l'Hermitage

François Lemoine, Le Bain de Vénus, Musée de l’Ermitage

Une symbolique limpide

Enfin, comme un rappelle au geste pour lequel Jean-Baptiste est le plus célèbre dans la tradition chrétienne, le saint aux traits juvéniles repose assis sur une pierre en bordure d’une rivière, ou d’un ruisseau. L’onde, parfaitement pure et limpide, laisse voir en transparence des plantes poussant aux pieds du personnage principal. Si l’on en croit l’évangile selon Jean, Saint Jean-Baptiste aurait en effet baptisé Jésus et plusieurs de ses disciples au bord du fleuve Jourdain.

Enfin, comment ne pas évoquer le dernier attribut caractéristique du personnage dans la peinture religieuse : la peau de bête, grossière et épaisse, dont il se vêt très simplement, en signe de vertu et de modestie ? L’huile sur toile par François Lemoine est une œuvre superbe, qui illustre parfaitement le propos du parcours temporaire du Petit Palais : la peinture chrétienne au XVIIIe siècle était résolument florissante à Paris. Mais nous ne vous présentons là qu’un échantillon, bien sûr, de cette riche exposition que vous pouvez visiter jusqu’au 16 juillet prochain !

 

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Exposition terminée
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