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Trois bonnes raisons de courir à la Cité de l’Architecture !

Agathe Lautréamont 16 juin 2017

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Depuis le 21 avril dernier, la Cité de l’Architecture à Paris propose un parcours terriblement intéressant sur la figure de l’architecte, de son rôle à son évolution en passant par la construction du mythe. Forte de tableaux, gravures, photographies, plans, manuscrits et extraits de longs-métrages, cette exposition temporaire a absolument tout pour plaire. Chez exponaute, on l’a adorée, aussi nous vous donnons trois bonnes raisons de courir la voir !

Une longue chronologie

1. Figurine Imhotep - Amiens, Musée de Picardie - photo Jean-Louis Boutillier

Figurine d’Imhotep, Égypte Antique © Musée de Picardie – Jean-Louis Boutillier

Ce qui est appréciable avec la Cité de l’Architecture, c’est qu’elle ne fait jamais les choses à moitié. Ainsi, pour sa nouvelle exposition « L’architecte : portraits et clichés », le musée a-t-il choisi de commencer… par le commencement ! Ainsi, la tradition chrétienne explique-t-elle qu’à l’origine de toute, se trouve évidemment Dieu. Mais si on se permet un détour rapide du côté de l’Antiquité égyptienne, on découvre un tout autre panthéon et une toute autre version de l’histoire. On trouve Ptah, dieu des artisans et des architectes, mais aussi Imhotep, artisan cette fois-ci bien réel qui fut ensuite déifié grâce à ses exceptionnelles réalisations au service du pharaon Djéser.

Nous réalisons aussi des passages du côté de l’antiquité grecque, avant de passer par le Moyen-Âge en Europe et ses premières cathédrales, avant d’arriver à la révolution industrielle qui implique de nouvelles techniques de construction, plus rapides et fiables. Notre époque contemporaine, bien sûr, n’est pas éclipsée.

La soif d’éternité

Jacques Lemercier (1590-1660), architecte

Philippe de Champaigne, Portrait de Jacques Lemercier © RMN – Château de Versailles

Être architecte, intrinsèquement, cela revient à s’ancrer dans une période bien précise mais également espérer que son nom sera retenu des générations à venir. À quoi pouvait bien rêver l’imaginatif Jules Hardouin-Mansart lorsqu’il dessina les plans de la Chapelle Royale du Château de Versailles ? Quelle réaction espérait-il de la part du Roi-Soleil, Louis XIV, au moment de lui présenter son projet architectural ? Lorsque Jacques Lemercier demande au peintre portraitiste Philippe de Champaigne de le représenter avec, en arrière-plan mais parfaitement identifiable, la coupole de la Sorbonne, ce choix n’est évidemment pas un hasard.

Les architectes ont toutes les raisons d’être très fiers de leurs réalisations, mais ces mêmes réalisations sont appelées à leur survivre et les plus célèbres d’entre elles se dresseront pour de longs siècles dans le paysage français. Peut-on alors dire que ces créateurs jamais à court d’imagination se laissaient souvent aller à rêver d’entrer dans l’Histoire, voir leur nom chanté pour l’éternité ? On peut se poser la question…

Symbole devenu cliché

L'ARCHITECTE LOUIS VISCONTI

Théophile Vauchelet, Louis Visconti, architecte, 1854 © Paris, musée Carnavalet

Admirons quelques-uns des portraits présentés dans le fascinant parcours temporaire de la Cité de l’Architecture. Dans une Bible richement enluminée datant du XIIe siècle, nous rencontrons une représentation de Dieu, créateur du monde et de toute vie sur Terre, comme on le croyait au Moyen-Âge. Celui-ci est représenté penché au-dessus de l’univers qu’il est en train de concevoir. Que tient-il dans sa main ? Un gigantesque compas ! Quelques pas plus loin, nous rencontrons une photographie de l’architecte Claude Parent, sourire malicieux aux lèvres. Le créateur n’est pas seul sur ce portrait, puisqu’il est accompagné d’un grand plan étalé sur une table de travail, tandis qu’il place devant les traits de son visage une grande équerre.

Enfin, sur le portrait de Jean-Nicolas Huyot peint par Michel-Martin Drölling au début du XIXe siècle, on voit le sujet du tableau au travail, absorbé dans ses plans. Autant d’objets et d’instruments indispensables au travail de l’architecte qui, aujourd’hui, seraient presque devenus des poncifs !

Bonus

numérobis

Jamel Debbouze dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat, 2002

« Va Numérobis, construis ce palais, tu as trois mois !

Trois mois, mais mais, avec combien d’mois d’retard ?? »

Vous aurez forcément reconnu ce dialogue extrait du film d’Alain Chabat devenu culte, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, sorti sur nos écrans en 2002 (voilà qui ne nous rajeunit pas…) Et oui, ils ont osé ! À la toute fin du parcours de la Cité de Chaillot, il nous est possible de consulter un long extrait de la comédie, mettant en scène Monica Bellucci dans le rôle de la reine Cléopâtre et Jamel Debbouze incarnant l’impayable architecte Numérobis. Mission (impossible ?) de ce dernier : construire le plus beau des palais que le monde ait connu en… trois mois !

Tout y passe dans ces quelques minutes de dialogue désopilant : la rivalité entre grands architectes, les retards inévitables pris à chaque construction, le fait de, tout le temps, « être charrette »… L’extrait est malin, s’inscrit parfaitement dans le parcours plutôt sérieux de l’exposition, et on raccroche le casque audio avec un peu d’émotion de se dire que ce film est sorti il y a maintenant quinze ans…

 

partenaire-créa-adrien

L'ARCHITECTE

21/04/2017 > 04/09/2017

Cité de l’architecture et du patrimoine

PARIS

L’exposition s’attache à répondre à ces questions en faisant découvrir, essentiellement par l’image, l’apparition et l’évolut...

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