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Art Basel 2017 : toujours plus grand, toujours plus beau

Jéremy Billault 16 juin 2017

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La 48ème édition d’Art Basel a ouvert ses portes jeudi, apportant avec elle les grandes tendances du marché et quelques belles surprises. Exponaute s’est rendu sur place pour assister de prêt à ce qui s’apparente au plus grand rassemblement artistique annuel, supermarché de l’art où il y a beaucoup à voir et où il fait bon être vu. 

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© Art Basel

Bâle, Messeplatz. En une fin d’après-midi gorgée de soleil, on entend retentir un peu de house remixée par un individu fantasque épaté par le caractère atypique de ses danseurs endiablés… Nous sommes à la sortie du vernissage d’Art Basel, grande foire devant laquelle une petite foire « fun » imaginée par Claudia Comte est installée : bowling, bras de fer, marathon de danse… Gagnez le plus de points, remportez une sculpture. Voilà dans quelle ambiance s’introduit Art Basel, foire maîtresse de toutes les foires dont le spectaculaire a depuis longtemps déjà surpassé l’intérêt purement commercial du marchand et du collectionneur. Les deals se passent, les milliardaires danses, l’atmosphère déborde d’une euphorie un peu snob, provoquée par la satisfaction d’être là, là où tout se passe, là où les modes se lancent, là où les tendances s’annoncent et, il faut le dire, là où la création vibre.

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© Art Basel

Pendant un long week-end, 291 galeries (35 pays, 6 continents) apportent avec elles une sélection d’œuvres osées, novatrices ou inattendues, et dégagent ensemble les tendances du marché, proposant ainsi au collectionneur chevronné ce qu’il veut et, surtout, ce qu’il voudra. Plus grandiose, plus spectaculaire encore que ces dernières années, Art Basel est, en 2017, une foire où ‘on marque les esprits en représentant des pièces étonnantes, détonantes lorsqu’il s’agit d’artistes modernes parfois méconnaissables, voire même dont la présence est difficile à comprendre, comme par exemple le grand format signé Basquiat chez Acquavella qui, parait-il, aurait déjà trouvé preneur. Des pièces de musées, des pièces d’Histoire qui bousculent notre regard avisé, au même titre que certaines découvertes contemporaines lui paraissent déviantes.

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© Art Basel / Sadie Coles

Peut-être est-ce là une question d’étage. En bas les grosses cylindrées, les officiels des grandes foires, ceux que l’on sait que l’on va voir, ceux qui donnent le ton, ceux chez qui se bousculent les artistes qui ont fait l’actualité culturelle de ces derniers mois et qui, par la même occasion, sont revenus au goûts du collectionneur (Cy Twombly parfois, Wolfgang Tillmans mais et, surtout, Janis Kounelis dont la disparition récente joue peut-être un rôle dans son omniprésence bâloise). Le diapason de tous ces grands noms (Roppac, Goodman, Templon et consors) étant assurément Gagosian, dont l’espace bâlois est, une fois de plus, une sensation. A la FIAC, la sculpture hyperréaliste d’un couple de Duane Hanson attirait tous les regards. A Bâle, elle est de retour. Mais le couple est devenu fluo, la « peau » des deux personnages teintée d’un arc-en-ciel kitschissime et, avouons-le, assez excitant. Voilà le La : on ajoute une couche au spectacle de toujours, sans avoir peur d’en rajouter.

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© Art Basel

Il suffit de grimper quelques marches pour s’en apercevoir : tout est pensé pour remettre en question notre perception instantanée. Sans trop savoir sur quoi l’on va tomber, on s’avance et on expérimente, avec un second degré rafraîchissant, ici, au coeur du supermarché de l’art, au cœur de l’un des événements majeurs de l’année culturelle. On prendra l’exemple de Sadie Coles dont le stand est constamment animé par une sculpture d’Urs Fischer prise d’assaut. Une sculpture aux airs plutôt classiques qui se révèle être constituée de pâte à modeler que le public peut saisir et répandre sur les murs réservés à la galerie. Expérience, couleur et perception. Dans le bâtiment voisin, « Unlimited », exposition sans limite d’œuvres monumentales, ne s’est peut-être jamais inscrite aussi bien dans le prolongement de la foire : toujours plus grands, expérimental, intense tant au niveau de la perception que de l’introspection. L’ensemble ne plaira probablement pas à tout le monde mais, aujourd’hui, le fond de l’art est frais, pertinent et plein d’enthousiasme…

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