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La Grèce veut récupérer la Vénus de Milo

Laura Bourdon 13 juin 2017

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Star du Louvre après la Joconde, la Vénus de Milo considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de sculpture au monde pourrait bien retourner sur ses terres d’origine d’ici 2020.

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© Wikimedia Commons

Près de 200 ans après la découverte d’Aphrodite dite Vénus de Milo, les élus de l’île de Milo (ou Mélos) dans l’archipel des Cyclades en Grèce ont lancé une campagne demandant le retour de la célèbre sculpture à l’endroit de sa découverte, rapporte Euronews. « Aphrodite est une émigrante, il est temps qu’elle rentre à la maison », confie Zampeta Tourlou, député-maire de l’île de Milos, « Nous demandons à tout le monde, en Grèce et au-delà, de relayer notre message : il faut que la Vénus de Milo revienne sur son île ».

Une demande qui remet le débat de la restitution d’œuvres d’art à leur pays d’origine sur le devant de la scène. Ce joyau d’art grec est en effet découvert en 1820 sur l’île cycladique de Milo, qui lui donna son nom. Un officier de la marine française assiste par hasard à sa mise au jour, et c’est par son entremise que la statue est achetée pour le compte du marquis de Rivière, alors ambassadeur de France à Istanbul. Ce dernier offrira la Vénus au roi Louis XVIII, qui en fera immédiatement don au musée du Louvre en 1821.

Mystérieuse beauté grecque

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© Wikimedia Commons

Dès sa découverte, la statue connaît un succès fulgurant. Son style suscite l’admiration tandis que les nombreux mystères autour d’elles participeront de la célébrité qu’on lui connaît. Les experts estiment qu’elle fut sculptée à la fin de la période hellénistique, vers 130-100 avant J.C. Haute de plus de deux mètres, elle est constituée de deux blocs en marbre de Paros, assemblés selon une technique typique de cette époque dite de « pièces rapportées ». Ainsi ses jambes, son buste et sa tête ont été sculptées indépendamment avant d’être assemblées.

L’hypothèse la plus répandue quant à son identité est celle de la déesse de l’amour et de la beauté Aphrodite, du fait de ses formes courbes et sensuelles, jambes drapées jusqu’aux hanches. Son esthétique et son caractère énigmatique inspireront les artistes, et lui vaudront quelques réinterprétations comme celle de la Vénus aux tiroirs réalisée par Salvador Dali en 1936.

On a parfois tenté de restituer ses membres, notamment lors d’une première restauration qui suscita de vifs débats (finalement la polémique empêcha la restitution des bras manquants). En 2010 la Vénus de Milo est totalement restaurée puis installée dans une grande salle spécialement réaménagée pour elle au Louvre, attirant ainsi chaque année des millions de visiteurs ; tandis que le musée archéologique de Milo offre une réplique à ses visiteurs. « C’est le début d’une tentative pour accomplir ce que nous devons à nos ancêtres et à nos enfants », ajoute le maire de la ville selon Euronews, qui espère voir le retour de la Vénus au cœur de l’île cycladique en 2020.

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