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Montmartre et le 7e art : une histoire d’amour

Laura Bourdon 5 juin 2017

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Juché sur les hauteurs de Paris, le musée Montmartre accueille une exposition estivale qui décidément, est une vraie pépite. Quel quartier plus que Montmartre reflète la vie de bohème, l’art sous toutes ses coutures, la fête aussi, et parfois la décadence ? Montmartre a depuis toujours et depuis le début de l’histoire du cinéma inspiré les artistes (qui s’y sont parfois installés), et les réalisateurs, qui ont fait de ce quartier emblématique de la vie parisienne, une véritable « star de cinéma ».

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Les Enfants du Paradis, Marcel Carné, 1945 © Photographie, DR. Archives Le Vieux Montmartre

Montmartre et ses ruelles escarpées, ses escaliers sans fin ponctués de lampadaires, ses places bucoliques, ses cabarets devenus mythiques… Ses lieux, autant que son atmosphère et ses habitants, dépeignent un cadre idéal et romantique, symbole par excellence de la vie parisienne. Les réalisateurs français autant qu’internationaux n’ont eu de cesse de se servir de Montmartre comme de décor, tantôt naturel tantôt reconstitué, toujours sublimé et plein d’énergie.

François Truffaut prétend que la place de Clichy est la plus belle place au monde, elle servira de décor pour ses films de la série « Doinel », de 1958 à 1979. Un plan même furtif de la basilique du Sacré-Cœur, contemporaine de la naissance du cinéma, suffit à situer l’action. Son image sera reprise dans les Quatre-Cent Coups (François Truffaut) ou dans Everyone Says I Love You (Woody Allen).

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Les Portes de la Nuit, Marcel Carné, 1946, photographie de tournage © Sophie Malexis

« Montmartre, décor de cinéma » rassemble essentiellement des extraits de films, mais pas seulement. L’exposition présente tout ce qui entoure la création cinématographique, depuis les scénarii aux dessins préparatoires, photographies de tournage, affiches et maquettes provenant de la Cinémathèque française. Dans un parcours à la scénographie enchanteresse, le visiteur n’a qu’à se laisser emporter dans une balade allant du Sacré-Cœur à la Place du Tertre, des Abbesses à Pigalle, du Lapin Agile au Moulin rouge, chacun de ces lieux ayant eu un rôle à jouer dans de nombreux films emblématiques de l’histoire du cinéma.

Parmi eux, le premier film connu de tous est l’Attrait de Paris. Il nous montre le Montmartre du plaisir à travers les déambulations d’une jeune bande de viveurs ; tandis qu’un an plus tard, Jean Durand filme une poursuite échevelée sur les toits du Gaumont Palace, dans Onésime débute au théâtre, l’occasion de découvrir vue une vue panoramique du Montmartre de l’avant-guerre. Très photogéniques, les lampadaires qui ponctuent les escaliers de Montmartre participent eux aussi à la création de tout un imaginaire, qui servira à Claude Lelouche dans C’était un rendez-vous.

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Moulin Rouge, John Huston, Lithographie © Collection la Cinémathèque française

Le visiteur découvre ensuite la station de métro Barbès reconstituée par Marcel Carné, à Joinville le Pont pour son film Les Portes de la Nuit. La fin du XIXe siècle marque l’éclosion des grands cabarets. Parmi eux, le Lapin Agile devient le foyer de la bohème montmartroise tandis que plus loin sur les boulevards trône le Moulin Rouge, emblématique de la vie nocturne parisienne. Jean Duvivier y a trouvé son inspiration pour ses personnages d’Allo Berlin ? Ici Paris !, et le cinéaste américain Vincente Minnelli s’en inspire pour American in Paris, comme une ode à la danse dans le Paris des peintres, de Renoir à Utrillo.

Que ce soit dans le réalisme poétique des années 1930, l’académisme des années 1950 ou la nouvelle vague des années 1960 : de nombreux réalisateurs ont trouvé en Montmartre un certain charme et un esprit singulier qu’ils ont su réinsuffler sur grand écran. Et s’il en est un, qui assurément l’a fait avec beaucoup d’onirisme et d’originalité, c’est certainement Jeunet, avec le Fabuleux destin d’Amélie Poulain qui clôt le parcours de l’exposition.

Musée de Montmartre Jardins Renoir, 12, rue Cortot, 75018 Paris, exposition du 12 avril 2017 au 14 janvier 2018

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MONTMARTRE, DÉCOR DE CINÉMA

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