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Quand le fantôme de Marie-Thérèse hantait Picasso à Boisgeloup

Agathe Lautréamont 2 mai 2017

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Depuis le 1er avril et jusqu’au 11 septembre prochain, la ville de Rouen fête le grand artiste espagnol Pablo Picasso, dans le cadre d’une saison artistique et culturelle qui lui est entièrement dédiée. En guise de figure de proue pour ces festivités : le Musée des Beaux-Arts de la ville. L’institution propose en effet aux visiteurs l’exposition « Boisgeloup : l’atelier normand de Picasso », un fascinant parcours sur la créativité frénétique et magistrale du maître espagnol lors de son séjour du côté de la Normandie, qui dura cinq ans. Aujourd’hui, nous plaçons le projecteur sur une femme clé dans le parcours : Marie-Thérèse Walter.

Femme au Fauteuil rouge

Pablo Picasso, Femme au fauteuil rouge, 1932 © Musée national Picasso Paris

En 1930, la réputation de Pablo Picasso n’est plus à faire. Artiste acclamé par la critique, sollicité de toute part, admiré de ses contemporains, il travaille sans relâche et crée chaque jour des œuvres nouvelles. Malheureusement, succès oblige, la célébrité apporte dans son sillage des désagréments que l’artiste n’a pas tardé à fuir.

C’est ce qui a conduit l’artiste jusqu’au Boisgeloup, un hameau qui dépend aujourd’hui de la commune de Gisors, à l’entrée de la Normandie. Là, Pablo Picasso accompagné de son épouse Olga, tombe sous le charme d’une forte bâtisse du XVIIe siècle, aux grandes salles spacieuses et lumineuses.

C’est décidé : loin des journalistes, des photographes, des admirateurs et des collectionneurs, il allait installer son atelier pour cinq années intenses et créatives. Une période faste dans la carrière du peintre, qui s’est traduite par de nombreuses expérimentations dans la sculpture mais aussi dans sa peinture, qui se déstructure de plus en plus au profit d’une représentation abstraite.

Tête de Femme

Pablo Picasso, Tête de femme, 1931-1932 © Musée National Picasso

La muse

Malheureusement, derrière les murs clairs de Boisgeloup, l’orage couvait. Pablo Picasso, mari volage, délaissait son épouse Olga et depuis trois ans déjà, fréquentait la toute jeune Marie-Thérèse Walter. La légende est connue : une promenade du côté des Galeries Lafayette, un visage encadré de cheveux blonds croisé au hasard de la foule, un coup de foudre pour le peintre espagnol. À compter de cette date, Marie-Thérèse était appelée à devenir omniprésente dans la pratique artistique de Picasso.

Son visage est reproduit à l’infini dans des bustes imposants, avec ce profil qui allait devenir caractéristique dans l’art du maître : l’arête du nez dans le prolongement directe du front de la jeune fille. Des yeux en forme d’amande, d’une grande douceur, complètent un portrait devenu emblématique dans la pratique de Pablo Picasso. Olga Picasso, l’épouse légitime, pouvait-elle ignorer cette liaison ? Ou a-t-elle choisi, ostensiblement, de se voiler la face ? Marie-Thérèse a-t-elle jamais mis les pieds à Boisgeloup ?

Aujourd’hui, ces questionnements demeurent toujours sans réponse. Toujours est-il que si la jeune fille aux cheveux clairs n’est jamais venue physiquement dans le domaine normand, elle y était pourtant omniprésente, comme en témoignent les œuvres présentées dans le parcours temporaire du Musée des Beaux-Arts de Rouen.

faut

Pablo Picasso, Femme assise dans un fauteuil rouge, 1932 © Musée National Pablo Picasso

L’obsédante

Marie-Thérèse représentée dans d’impressionnants bustes de plâtre, où son visage encore enfantin révèle une passion indescriptible de la part de l’artiste. Marie-Thérèse déstructurée au point que sa silhouette soit presque méconnaissable, représentée assise dans un double-portrait au fauteuil rouge. Marie-Thérèse prenant un bain de soleil à la plage.

Marie-Thérèse allongée dans un lit, en partie dénudée. Marie-Thérèse affrontant la férocité et la fougue du puissant Minotaure, un autre motif récurrent dans la pratique artistique de Picasso. Elle hante le peintre, elle occupe l’esprit du sculpteur, elle obsède le dessinateur. À tel point que l’on sent presque sa présence, obsédante, dans cette exposition temporaire de grande qualité, à visiter jusqu’au 11 septembre prochain.

BOISGELOUP

01/04/2017 > 11/09/2017

Musée des Beaux-Arts de Rouen

ROUEN

Peu de gens le savent, Picasso a résidé et travaillé pendant cinq années en Normandie, dans son château de Boisgeloup, près de Gisors....

Exposition terminée
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