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Dalida, icône de mode au Palais Galliera

Laura Bourdon 26 avril 2017

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Voilà une exposition qui devrait faire sensation ! Tout juste trente ans après la disparition de la flamboyante Dalida, véritable icône populaire du XXe siècle, le Palais Galliera lui rend un vibrant hommage avec sa nouvelle exposition « Dalida, une garde-robe de la ville à la scène ». Pas moins d’une centaine de robes, costumes de scènes, accessoires et bijoux jadis portés par l’artiste sont ainsi réunis dans l’écrin du Palais ; une exposition-événement, inédite, rendue possible en partie grâce à la donation du frère de l’artiste, Orlando.

UTD2846295 French singer Dalida, end 1960s; (add.info.: Die französische Sängerin Dalida, Ende der 1960er Jahre. French singer Dalida, end 1960s. Deutschland); United Archives/Roba Archive; out of copyright

Portrait de Dalida, Robe du soir, Pierre Balmain, 1973 © Bridgeman Images / United Archives / Roba Archive / Max Schweigmann

Dalida aimait la mode, et la mode lui rendait bien. Choyée par les plus grands couturiers de l’époque, à la ville comme à la scène, la chanteuse transforma sa garde-robe au fil des événements, heureux comme tragiques, qui ont ponctué sa vie. Des choix vestimentaires qui en disent longs sur un destin incroyable, de « Miss Egypte » à l’accession au rang de méga-star-pop des années 80.

« La garde-robe d’une femme est un journal intime où secrets et révélations se côtoient librement » ; aussi lorsqu’il s’agit de pénétrer dans la garde-robe de Dalida, le vêtement prend tout de suite une dimension symbolique, entre fétiche et relique religieuse. L’ensemble d’exactement 108 pièces aujourd’hui montré dans l’écrin du Palais Galliera a été soigneusement conservé depuis le 3 mai 1987, date de disparition de l’artiste, par son frère Orlando, qui en fait la donation au musée. « Nulle autre ville que Paris ne pouvait recevoir cette donation qui esquisse aussi le portrait le plus touchant de Dalida. Paris, qui fut le théâtre de sa révélation, de sa consécration et de sa vie. Aujourd’hui, cette donation est à découvrir sous la forme d’une exposition où chaque robe, chaque pli marque une page secrète ou admirée de son histoire », confie-t-il.

Garde-robe de Dalida. Jean Dessès (1904-1970). Robe. Velours de rouge profond, bustier intérieur en tulle de coton noir et baleine métalliques, fond de jupe en taffetas rouge vif doublé de crin, volants en tulle de nylon noir bordé d 'un ruban de crin synthétique noir, fermeture à glissière métallique. 1958. Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris. Dimensions: L. : 91cm

Jean Dessès, Robe, 1958, Velours rouge profond. Collection Palais Galliera © Julien Vidal / Galliera / Roger-Viollet

L’exposition s’ouvre sur une robe de velours couleur rideau de scène, créée par Jean Dessès en 1958 pour le premier show de Dalida à Bobino. Une robe qu’elle portera de nouveau près de vingt ans plus tard, comme un défi lancé au temps, lors de la première de son spectacle à l’Olympia. Dans les années 50, Dalida hésite encore entre une mode fraîche, jeune et spontanée incarnée par Jacques Estérel, exaltant sa naturelle grâce ; et celle plus glamour et sophistiquée créée par Jean Dessès, soulignant ses vertigineuses courbes. Mais c’est peut-être Pierre Balmain qui traduira le mieux dans le tissu l’accession au rang de star de Dalida.

Alors que l’homme dont elle est éprise se suicide en 1967, Dalida plonge dans une triste mélancolie qui se traduira sur scène par un répertoire plus grave. La robe s’allonge, se dramatise, rompt avec les couleurs ; et c’est Balmain qui le premier transposera ce changement, sublimant la chanteuse dans la robe longue Ziberline de soie ivoire, brodée de perles, que l’artiste portera à de nombreuses reprises jusqu’en 1978 ; lors de manifestations publiques et d’émissions de télévision.

Garde-robe de Dalida. Balmain. Robe. "Ziberline" de soie ivoire. broderie en passementerie de fils métalliques argent, perles plastique blanches et strass en cristal sertis à griffe, 1973. Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris. Dimensions: 142

Balmain, Robe, 1973, Ziberline de soie ivoire, Collection Palais Galliera © Françoise Cochennec / Galliera / Roger-Viollet

Mais les années 60 sont aussi celles de la vague hippie, et Dalida en quête de bien-être et de spiritualité se fera confectionner jupes, gilets et pantalons de jean bleu brodés de dentelles, de volants et de boutons de nacre. Une mode empruntée à d’autres cultures, qui côtoie un vestiaire beaucoup plus sobre, classique et ô combien chic, celui des essentiels du prêt-à-porter Yves Saint Laurent rive gauche. De ces tenues de ville comme de scène, Dalida a tout gardé, combinaison de ski inclue.

Puis le passage du récital au show change la donne. Dalida transforme son reflet avec assurance, et ne s’en remet plus aux couturiers pour paraître sur scène, mais aux costumiers. Et là, c’est le déluge de strass, de paillettes, de cuir, bref, de flamboyance. Dalida s’impose en reine du disco athlétique, entre le faste révolu des grands cabarets du début du siècle et le luxe ostentatoire des shows à l’américaine. Plumes d’autruche, pelage d’animaux sauvages, jupes fendues libérant le mouvement de la jambe, la vedette se transforme en diva dont les tenues aujourd’hui devenues iconiques participeront pleinement de son inscription dans la légende.

Ainsi l’exposition retrace à la fois l’évolution d’une mode, d’une carrière, mais surtout celle d’une femme. D’une femme qui vit avec ses joies et ses peines. La tenue diffère entre le quotidien et la scène ; d’austère à dramatique, elle devient constellée de paillettes, véritable kaléidoscope de couleurs et de lumières le temps d’une soirée digne d’un grand show hollywoodien. Le final de l’exposition projette le visiteur dans l’univers du cinéma, avec extraits de films et costumes, venant sceller le rêve de la jeune fille du Caire, qui rêvait, un jour, de devenir star de cinéma.

The singer DALIDA on a television show on the channel TF1 in April 1980. La chanteuse DALIDA lors d'une émission de télévision sur TF1 en avril 1980.

Dalida lors d’une émission sur TF1, 1980, Tenue dessinée par Michel Fresnay et réalisées par Mine Barral Vergès © Keystone-France / Gamma-Rapho Dalida à Bobino, 1958 © Studio Lipnitzki/Roger-Viollet

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PARIS

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Exposition terminée
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