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Ce week-end, DO DISTURB bouscule les codes au Palais de Tokyo

Laura Bourdon 21 avril 2017

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Le festival DO DISTURB revient mettre le monde de l’art en ébullition pour la troisième année consécutive au Palais de Tokyo. Sous le commissariat général de Vittoria Matterese, l’invitation a été faite à des artistes du monde entier venus présenter leurs projets qui mêlent la danse, la performance, le théâtre et la musique. Un temps fort à ne pas manquer ce week-end. 

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Du 21 au 23 avril, le Palais de Tokyo bouscule les codes avec le festival de performances DO DISTURB. Créations inédites ou propositions revisitées pour l’événement, une quarantaine de projets ont été sélectionnés via l’invitation de quelques-uns des festivals de performance les plus dynamiques au monde, explorant de nouvelles formes d’expression pour nous faire vivre l’art autrement.

Dans un entretien livré aux Inrocks, Vittoria Matterese, fondatrice et commissaire de DO DISTURB, revient sur la genèse du projet : « Aujourd’hui les artistes s’inscrivent de plus en plus dans les espaces liminaires, mêlant danse, théâtre, chant et les arts plastiques, au point que l’on ne parvient parfois plus à identifier leur discipline d’origine. (…) Le Palais de Tokyo s’intéressant de près à l’exploration des territoires émergents de la création, il nous a semblé évident qu’il fallait accueillir ces pratiques, et leur offrir un espace d’expression ».

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Alex Baczynski-Jenkins, Us Swerve (2016). Produced and commissioned by Basel Liste Performance Programme curated by Fabian Schoeneich, Basel. Courtesy of the artist. Photo : Daniel Perez

Ainsi le Palais de Tokyo sera pendant ces trois jours le théâtre de pratiques performatives placées sous le signe du ré-enchantement. Parmi elles, l’Oxydation Machine de Jonathan Uliel Saldanha immergera l’intégralité du niveau 0 de vapeur, créant un espace méditatif où le visiteur pourra ressentir les effets des minéraux sur l’organisme. Baigné de vapeur, l’espace sera par ailleurs animé de jeux de lumières et d’un flux ininterrompu de son s’adaptant aux mouvements du public.

US Swerve, la partition chorégraphique d’Alex Baczynksi-Jenkins convoquera des performeurs en rollers récitant des vers de poésie sur la notion de désir et de l’attraction des corps. L’artiste néerlando-américaine Lara Schnitger présentera quant à elle Suffragette City, une œuvre à la fois politique et ludique, organisée sous forme de procession féministe dans Paris. Créée en 2015, elle interroge les notions de genre, de l’identité et de la sexualité par une approche performative et plastique composée de sculptures en tissus et en bois.

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Benedetto Bufalino, Le terrain de basket du Palais de Tokyo

De retour à l’intérieur de l’institution, le visiteur devra se mêler à une équipe de joueurs de baskets installée sur le palier du Palais de Tokyo avant de pouvoir rejoindre les autres espaces d’exposition. Il sera peut-être surpris par une voix étrange ayant pris possession du système sonore du musée, celle de l’artiste norvégienne Tori Wranes, créatrice d’un langage nouveau, celui « des trolls ». Vocaliste, sculptrice et performeuse, elle est invitée à venir « troller » l’espace avec sa voix, pendant trois jours.

Pour le programme musical, le Palais de Tokyo a donné carte blanche à Nuits Sonores (qui fêtera ses 15 ans en mai prochain) et Mutante, pour une nuit blanche organisée au YOYO à partir de 23 heures avec Calling Marian Portable et Veronica Vasicka and Powell. L’entrée à DO DISTURB donne accès aux expositions temporaires en cours durant toute la durée du festival.

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