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Dianne Bos, « The Sleeping Green » : l’émouvante expo du Centre culturel Canadien

Laura Bourdon 11 avril 2017

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Jusqu’au 8 septembre prochain, le Centre culturel Canadien convie le visiteur à un voyage envoûtant au cœur des « no man’s land », ces tranchées du Front de l’Ouest encore habitées par les marques de la Grande Guerre. Cent ans plus tard, alors qu’est commémorée la grande bataille d’Arras et de Vimy, la photographe canadienne Dianne Bos dévoile dans une série de clichés intensément poétiques les cicatrices portées par ces paysages ; tâchant d’en capturer la mémoire, de rendre visible l’invisible. Une très belle exposition, coup de cœur de la rédaction.

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Trees Falling Stones, Cimetière militaire allemand de Vladslo, Belgique, 2016  © Dianne Bos

Le titre de l’exposition « The Sleeping Green. Un no man’s land cent ans après », est tiré du poème « Break of Day in the Trenches », écrit par Isaac Rosenberg, poète et soldat lors de la Première Guerre mondiale. Cent ans plus tard, en 2014, Dianne Boss se rend sur ces terres autrefois meurtries par ces horribles batailles. Tranchées, cratères, forêts, elle immortalise ces paysages dont les marques laissées par la Grande guerre ont peu à peu disparu, jusqu’à devenir l’ombre d’un souvenir ; un souvenir d’une puissance impérissable, aujourd’hui pleinement ancré dans la mémoire collective.

A l’aide du médium photographique et de l’utilisation d’appareil anciens, dont l’un vieux de cent ans, Dianne Bos suggère la guerre plus qu’elle ne la représente. L’ensemble de son travail réside en la résurgence visuelle d’une réalité qui aujourd’hui, n’est plus forcément tangible. Car si les livres d’histoire nous apprennent que la Première Guerre mondiale a redessiné la carte de l’Europe ; les terrains physiques sur lesquels ont eu lieu les combats se sont eux aussi métamorphosés.

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Frezenberg Ridge, Crête de Frezenberg, près du monument en l’honneur de la Princess Patricia Light Infantry, 2014 © Dianne Bos

« Est-il possible d’enregistrer, dans les images à longs temps de pause produites par sténopé, les échos terribles de ces sites jadis désespérés ? », s’interroge l’artiste, qui fait de ce questionnement la quête ultime de son travail. Comment traduire l’invisible, le transparent, ces marques du passé ? Aussi Dianne Bos travaille avec un processus ancestral, celui du sténopé. Dérivé de la camera obscura, ce procédé vise à recréer un appareil photographique à partir d’une boîte dont l’une des faces est percée par un minuscule trou, laissant filtrer la lumière. S’ensuit un travail d’insertion d’objets, glanés dans les champs de bataille, que l’artiste vient déposer sur l’image lors de son développement. Cailloux, feuilles, balles de fusils, ces objets de combats viennent intégrer l’image finale, créant un palimpseste visuel composé de différentes strates où l’empreinte de la guerre et le vivant se rencontrent ; évoquant la profondeur émotionnelle de ces paysages, à la fois extraordinaires et fragiles.

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The Bluff, Hill 60, colline 60, Belgique, 2014 © Dianne Bos

« Se tenir au même endroit sur terre où, cent ans auparavant, une souffrance à peine imaginable a été endurée – cela aide-t-il à comprendre ? (…) Ces champs ont été labourés depuis cent saisons. Pourtant, des vestiges font encore surface. En sélectionnant et en disposant certains de ces vestiges, quelques impressions, est-il possible de recevoir quelque chose du passé ou de recréer quelque chose dans le présent ? », s’interroge l’auteur Harry Vandervlist en écho au travail de Dianne Bos ; et l’artiste d’ajouter, « Je me sens honorée d’avoir la chance dans la vie de pouvoir soulever semblables questions et d’avoir des occasions comme celles-ci de pouvoir les explorer ».

C’est ainsi que le Centre culturel Canadien dévoile sur ses deux étages et jusque début septembre, une série de clichés d’une stupéfiante beauté, d’une maîtrise technique implacable et dont l’émotion, la poésie, la fragilité, emmènent le visiteur dans un voyage imaginaire subtil, tendre et grave ; révélant une vision renouvelée de ces terres jadis meurtries par la Grande guerre, cent ans plus tard.

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Coquelicots, pierres, Ploegsteert, Belgique, 2014 © Dianne Bos

DIANNE BOS "THE SLEEPING GREEN."

03/04/2017 > 08/09/2017

Centre culturel canadien

PARIS

Dianne Bos a emprunté le titre de cette exposition au célèbre poème Break of Day in the Trenches d’Isaac Rosenberg, poète et soldat d...

Exposition terminée
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