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Splendeurs des joyaux de la collection Al Thani, au Grand Palais

Agathe Lautréamont 6 avril 2017

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Depuis le XVIe siècle, les joyaux, bijoux et parures faisaient partie intégrante de la classe dirigeante en Asie du Sud. Plus que le vêtement, plus que les coiffures, ces gemmes et pierres précieuses représentaient toute la splendeur et l’étendue du pouvoir politique des princes et maharadjas en Inde. Et ces bijoux exceptionnels, Al Thani les collectionne sans relâche depuis des décennies. Jusqu’au 5 juin prochain, le Grand Palais présente, dans une scénographie éblouissante, quelques pièces maîtresses de cette collection d’une richesse incommensurable. Ainsi, si vous voulez en prendre plein les mirettes, vous savez où vous rendre !

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Ornement de turban l’Oeil du Tigre, 1937 © The Al Thani Collection

La première question que nous nous sommes posée en ressortant de l’exposition temporaire du Grand Palais était la suivante : par où commencer ? Peut-être, avant de nous attarder sur le contenu de ce parcours étonnant, par détailler quelque peu la scénographie qui plonge immédiatement le visiteur dans un univers parallèle, où tout ce qui brille, cette fois, est bien or.

Dans le Salon d’Honneur du Grand Palais, les murs ont été tendus de noir tandis que les vitrines, elles, reposent à l’intérieur de socles et panneaux recouverts d’un épais velours bordeaux qui renvoie les rares touches de lumière savamment positionnées tout au long du parcours. Ce dernier, thématique, signale aux passants qu’il aborde une nouvelle étape grâce à des délimitations surprenantes : du sol au plafond, des fils de tissu noir ont été tendus et sur ces derniers, de gros sequins dorés et pailletés brillent de mille éclats.

Depuis l’entrée du parcours, il semblerait qu’une pluie d’or que n’aurait pas reniée Danaé baigne la salle d’exposition. Certaines vitres renfermant de précieux bijoux on des formes de délicates volutes, ou encore de poire, renvoyant à une forme de taille pour les pierres précieuses.

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Aigrette Mellerio, 1905 © The Al Thani Collection 2015

Une région propice

Et justement, ces pierres précieuses, elles sont absolument partout dans l’exposition. Rubis, émeraudes de la taille d’un œuf de poule, saphirs éclatants et bien sûr, diamants d’un éclat incomparable.  Par centaines. Le tout accompagné de perles véritables et serties sur des montures en or, argent ou encore platine. Partout l’opulence, la richesse, l’éclat, l’extravagance parfois : dans l’Inde des siècles passés, rien n’était assez beau pour les Grands Moghols. Plus on portait de bijoux sur soi, plus on était puissant, riche et donc à craindre.

Certains colliers comptent tant de rangs qu’ils pouvaient recouvrir en totalité le torse d’un prince grâce à des perles d’une rondeur parfaite et d’un blanc pur. Mais comment expliquer cette abondance de richesses ? Tout simplement par le contenu exceptionnel des sols d’Asie du Sud. L’Inde pouvait se targuer de posséder des richesses minières très enviables, fournissant pierres précieuses en tous genres tandis que le Golfe Persique tout proche se chargeait de l’approvisionnement en perles.

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Collier de rubis de Nawanagar Cartier, 1937 © Christie’s Images Ltd

Savoir-faire

Tant d’éclats ponctuent le parcours temporaire du Grand Palais que l’on ne sait plus où donner de la tête. Chaque vitrine est un ravissement pour les yeux : parure de turban en forme de paon (dont la queue est sertie d’émeraudes et de saphirs), couronne en or et en argent, dague couverte de volutes d’or rehaussées de l’éclat rouge des rubis, coupes en jade magnifiquement ouvragées…

Si les motifs évoluent peu dans la parure des souverains au long de plusieurs siècles, les orfèvres et joailliers indiens ont cependant montré toute l’étendue de leur savoir-faire en concevant des bijoux qui rivalisaient de finesse, de précision et de détails exquis.

Non seulement ce déploiement de talent permettait de flatter le Prince qui avait passé commande d’une parure, mais laisser espérer l’artisan que le riche commanditaire reviendrait faire appel à ses services pour de futures compositions…

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Ornement de turban © The Al Thani Collection 2015

On y va !

Mais il serait vain de chercher à décrire avec précision toutes les merveilles présentées dans cette exposition temporaire. On en ressort avec l’impression d’avoir visité un parcours exceptionnel qui couvre une longue période historique et unique en son genre, car s’il existe bien d’autres collections de bijoux indiens, celle de l’émir du Qatar est sans conteste la plus impressionnante.

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