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Le Grand Paris Express dévoile une programmation artistique sans précédent

Jéremy Billault 5 avril 2017

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Alors que le visage de la future métropole parisienne se dessine peu à peu via, notamment, l’avancement du Grand Paris Express, la Société du Grand Paris dévoilait ce mardi les détails de son important programme culturel. Une oeuvre d’art par gare, des œuvres nomades et de nombreux appels à projets, voici quelques détails sur ce qui attend l’agglomération parisienne dans les années à venir. saint-denis-pleyel--socit-du-grand-paris-agence-kengo-kuma-associates-1

Gare de Saint-Denis Pleyel © SGP – Kengo Kuma & Associates

Le plus grand projet urbain d’Europe deviendra la plus grande collection européenne d’art dans l’espace public. Ce projet, c’est le Grand Paris Express : 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro automatiques et 68 nouvelles gares qui feront de l’agglomération parisienne une métropole mondiale de plus grande envergure d’ici 2030. Face à ce chantier gigantesque qui occupera l’Île de France pendant une quinzaine d’années et face à la nécessité de dessiner un nouveau visage à cette future métropole, la Société du Grand Paris a décidé, première mondiale pour un projet de cette taille, de mettre l’accent sur la culture dès sa conception.

Paradoxalement, là où les bâtiments publics doivent consacrer un pour cent de leur budget à la culture, le Grand Paris Express ne lui accordera qu’un pour mille : le budget total s’élevant à 25 milliards d’euros, Philippe Ivrin, président du Directoire de la Société du Grand Paris, a revu le nombre à la baisse. Sans compter les éventuels investissements privés, le programme culturel qui accompagnera le Grand Paris pourra alors compter sur un budget d’environ 1,7 million d’euros par an.

Tandem

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Laurent Grasso, preview de SolarWind, 2016 © ADAGP, Semapa Paris Rive Gauche, Ciments Calcia, Eva Albarran & Co. Photo : Romain Darnaud.

Conjointement au projet du Grand Paris Express, la Société du Grand Paris a donc lancé un programme artistique et culturel sans précédent, sous la direction de José-Manuel Gonçalves accompagnés de nombreuses personnalités issues de différents domaines culturels. La plus importante des mesures de cette programmation artistique est sans doute la création de « tandems », d’associations architecte/artiste qui donneront naissance aux 68 nouvelles gares du Grand Paris Express : les 37 architectes et cabinets d’architectes sélectionnés pour créer les 68 gares ont été associés à un artiste ou à un groupe d’artistes et travaillent conjointement à leur création. Chaque gare sera donc créée en harmonie avec une oeuvre originale, monumentale, la Société du Grand Paris devenant ainsi propriétaire d’une collection d’œuvres d’art dans l’espace public unique au monde.

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Installation immersive de Tobias Rehberger Tobias Rehberger, Paysage vu à travers un point d’observation, Nuit Blanche 2016 © Tobias Rehberger, SGP

Parmi les premiers tandems annoncés, on attend avec impatience le travail de Laurent Grasso (créateur de Solar Wind visible sur le périphérique) et David Trottin pour la gare de Châtilllon-Montrouge, d’Ann Veronica Janssens et Cyril Trétout à Saint-Maur-Créteil ou encore de l’immense Michelangelo Pistoletto associé à Thomas Richez à Champigny.

D’ici là, d’autres œuvres verront le jour pour accompagner les travaux et la transformation de l’agglomération parisienne. Ces œuvres, nomades, voyageront au fil des chantiers et seront de plus en plus nombreuses au fil des années, au fil des travaux. Dans les années à venir, la Société du Grand Paris compte également sur la jeune création pour imaginer l’environnement urbain dans lequel elle grandira en lançant de nombreux appels à projets thématiques. L’un des premiers du genre consiste, par exemple, à imaginer le design des horloges de l’ensemble du réseau du Grand Paris Express.

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Gyrotope, œuvre nomade de Pablo Valbuena 3065 – 3090 : © SGP – Christophe Morin

D’autres événements prendront également forme autour des différents chantiers tout au long des treize à quinze années de travaux : la culture accompagne les mutations de l’agglomération autant qu’elle aura une place majeure dans son nouveau visage. L’art sera partout, dès le départ, dès le commencement du processus de création et, comme le précise José-Manuel Gonçalves, « ne servira pas simplement de décoration». Et on en est ravi.

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