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Une oeuvre de Banksy estimée à 4.5 millions d’euros recouverte par erreur en Jamaïque

Jéremy Billault 28 mars 2017

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En Jamaïque, onze pochoirs créés il y a une dizaine d’années par Banksy dans un hôtel qu’il fréquentait ont été malencontreusement recouverts de peinture par des équipes de maintenance. L’ensemble, estimé a plus de 4,5 millions d’euros, devrait malgré tout pouvoir être restauré après un accident qui a semé la panique au sein de cet hôtel réputé.  

De zéro à quatre millions en un pochoir, de quatre millions à zéro en un coup de peinture. Tel est le destin incertain et risqué des murs que la grâce de Banksy a décidé de toucher totalement arbitrairement et qui, affublés d’une fresque, attirent tous les regards. Toutes sortes de regards. Il y a encore quelques années, les murs graffités devenaient illégaux, disgracieux, et voyaient les autorités locales défiler sous leurs briques en agitant frénétiquement leur Kärcher sans pitié. Puis, au fil des ans et de la notoriété, ces murs tatoués ont pris de la valeur et une renommée internationale : une école maternelle devient monument en l’espace d’une nuit, le monde entier parle soudain de coin de rue que même les riverains ne remarquaient plus. Quelques bricoleurs mal intentionnés ont parfois même tenté d’emporter avec eux ces murs dans leur intégralité, notamment en Angleterre il y a quelque mois. Malheureusement l’entreprise s’est révélée trop complexe, le mur trop lourd et le dessin trop faux.

Aujourd’hui, la patte de Banksy, reconnaissable entre mille, peut revendiquer une quasi-immunité face aux services de propreté qui lui accordent au minimum le bénéfice du doute avant de penser à agir d’une quelconque manière. C’est en tout cas ce que l’on pensait jusqu’à il y a quelques jours au Geejam Hotel situé à Port Antonio, en Jamaïque. En grand habitué de la maison, Banksy avait offert à ces amis de l’hôtel onze pochoirs pour orner les murs de l’établissement, en 2006. Depuis plus de dix ans, les œuvres connaissent « un véritable succès » pour les clients de l’hôtel, comme le déclare un employé de l’hotel interrogé par le Daily Mail, qui nous rapporte cette histoire.

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L’un des pochoirs offert par Banksy à l’hotel

Malheureusement, des agents de maintenance qui ignoraient jusqu’à la présence de ces œuvres emblématiques au sein de l’établissement ont pensé à un acte de vandalisme laissé par les « doigts errants » d’un ancien client et ont agi en conséquence. Le postulat se défend (le client vandale, c’est Banksy) mais pas la conclusion (car le client vandale, c’est Banksy !) : deux coup de peinture blanche et on n’en parle plus. S’il fallait estimer l’oeuvre que constituent les onze pochoirs assemblés, (ce que le Daily Mail, qui rapporte l’histoire, adore par dessus tout), la somme s’élèverait à 4 millions de livres (soit plus de 4,5 millions d’euros). A en croire le journal britannique, la détresse des peintres du jour rivalise avec celle des propriétaires de l’hôtel.

Tout devrait pourtant s’arranger : pour une bonne centaine de milliers de livres, quelques experts devraient pouvoir retirer la peinture sans détériorer les œuvres originales, parmi lesquelles ont comptait trois petits rats, figure importante du début de la carrière de Banksy. Mais de cette affaire, on tirera quelques enseignements. Qu’il soit une impulsion anonyme ou l’oeuvre du plus grand et du plus célèbre des artistes de rues, qu’il soit sur les murs d’une usine abandonnée ou sur ceux d’un grand hôtel, le street-art n’est toujours pas, en 2017, à l’abri de la censure, consciente ou inconsciente car beaucoup considèrent encore qu’il est principalement une dégradation. La méprise est de plus en plus rare mais ce genre d’événement devrait malheureusement se produire à de nombreuses reprises…

 

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