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Une fresque de 50 mètres signée Neil Wood à la station Charles de Gaulle – Etoile

Laura Bourdon 22 mars 2017

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Et toi là, attrape ton étoile. C’est le nom de l’œuvre murale actuellement présentée dans le couloir de la station de métro Charles de Gaulle – Etoile, à l’occasion de sa rénovation. Initiée par la RATP et réalisée par l’artiste britannique Neil Wood, elle projette le voyageur dans une traversée cosmique, en référence au monde de la nuit des Champs-Elysées.

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© RATP, Bruno Marguerite

Depuis 1998, la RATP finance un vaste programme de rénovation et de modernisation de ses espaces intitulé « Un métro + beau », visant à mettre à disposition de ses voyageurs des espaces plus chaleureux et accueillants. En ouvrant ses espaces à la création artistique et en accueillant l’art contemporain dans ses multiples facettes, la RATP contribue à nourrir l’imaginaire des voyageurs en jalonnant leur parcours d’œuvres originales, comme c’est le cas depuis le mois de janvier au cœur de la station de métro Charles de Gaulle-Etoile, en cours de rénovation, avec l’œuvre murale Et toi là, attrape ton étoile signée Neil Wood.

Cinquante mètres de larges faisceaux lumineux rappelant les couleurs et la signalétique des différentes lignes de la RATP accompagnent les passagers dans leur déambulation. L’œuvre est une véritable prouesse technique, composée de près de cinquante panneaux de tôle céramique courbée, de 3 mètres de haut sur un peu plus d’un mètre de large. L’ensemble s’apparente à une sorte de traversée cosmique, les bulles de couleurs sont disposées sur un fond gris-noir anthracite qui permettent d’en faire resurgir toute la luminosité.

Directement inspirée de l’idée de constellation, l’œuvre fait écho à la place de l’Etoile et s’impose comme un véritable hymne à la ville-lumière et plus particulièrement au monde de la nuit des Champs-Elysées. C’est en tout cas le défi auquel s’est prêté l’artiste britannique Neil Wood, qui a souhaité « créer une connivence avec un voyageur en mouvement, là où il ne s’y attend pas, afin notamment de transformer cette traversée quotidienne de la station en un petit voyage cosmique, de changer le vécu du voyageur ».

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© RATP

Né en 1963 à Londres, Neil Wood passe les plus jeunes années de sa vie à Bruxelles avant de débuter sa carrière dans le monde du design en 1985 au sein de l’agence Lewis Moberly. Il fonde son propre studio en 1991, où il travaille pour divers clients européens tout en développant son intérêt pour l’art. Aujourd’hui vivant entre Paris, Londres et Bruxelles, l’artiste invente de nouveaux langages graphiques exploitant l’idée d’aléatoire et l’expérimentation, les propriétés physiques et naturelles des matériaux, qu’il combine avec des thèmes narratifs soigneusement identifiés, riches en jeux sémantiques.

Dans sa pratique artistique Neil Wood exploite divers médias : la photographie, l’écriture, la sculpture, la gravure, l’installation sonore et plus récemment la performance. Une diversité de moyens qui permet à l’artiste d’atteindre des résultats souvent inattendus venant bouleverser notre perception, jouant notamment sur les jeux d’échelle ou de concentration. Il crée des projets en image pour de nombreuses marques internationales, comme la RATP, Vinexpo ou TGV Lyria ; régulièrement primé pour son travail, il est actuellement représenté par la galerie Ampersand House à Bruxelles.

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© Neil Wood

Art dans le métro

Cette installation s’inscrit pleinement dans la politique culturelle menée par la RATP qui envisage les espaces de transport comme un lieu unique facilitant la rencontre entre l’art, l’Histoire et les voyageurs. On compte ainsi une quinzaine de stations transformées : des reproductions de sculptures en plâtre ou résine peuplent la station de métro Louvre-Rivoli sur la ligne 1, réalisées par l’atelier de moulage de la RMN-GP ; la fresque de carrelage de La Bussière conçue par les artistes peintres Liliane Bélembert et Odile Jacquot à la station Bastille retrace en cinq scènes et sur 130 mètres de longueur les grands épisodes de la Révolution française, tandis que la station de métro Concorde ressemble depuis 1991 à un vaste champs de mots-croisés, tirés du texte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ; sans oublier l’exceptionnelle oeuvre de Jean-Michel Othoniel, Le Kiosque des Noctambules constituée de 800 perles géantes en verre de Murano, Place Colette (devant la Comédie Française), métro Palais Royal – Musée du Louvre.

Dans le cadre du prolongement de la ligne 14 de Saint-Lazare à Saint-Ouen, la future station de métro Pont Cardinet constitue une nouvelle opportunité d’intervention artistique, puisqu’à été convenue la construction pérenne d’une œuvre monumentale de Tobias Rehberger, pensée comme une interprétation contemporaine des accès aux stations de métro significatives de la période Art Nouveau, créés par Hector Guimard, devenus au fil du temps de véritables icônes de la capitale française.

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