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En images : quand Robert Doisneau collaborait avec Vogue

Agathe Lautréamont 10 mars 2017

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Si nous sommes toutes et tous familiers du travail de Robert Doisneau comme photographe de rue à la démarche esthétique profondément humaniste, il existe une part de sa carrière qui demeure bien moins célèbre : celle du photographe mondain. Jusqu’au 28 mai prochain, l’Espace Richaud de Versailles propose aux visiteurs de découvrir la facette mondaine de l’oeuvre en argentique du grand Doisneau; grâce à des clichés tirés de ses collaborations avec le magazine Vogue de 1949 aux années 1960…

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© Robert Doisneau – Espace Richaud, Versailles

Des dîners avec tout le gratin de la haute-société de l’après-guerre, des bals où l’on dévoile son aisance financière sans le moindre complexe, des cocktails s’éternisant jusqu’au bout de la nuit et où les dames affichent leurs plus belles toilettes… Des rivières de perles, des bagues à chaque doigt, des diadèmes, des robes griffées par les plus grands couturiers mais qui ne seront portées qu’une seule fois… À Versailles, dans ce qui était il y a encore quelques temps la chapelle de l’ancien hôpital royal devenue espace d’exposition, est accrochée jusqu’à la fin du mois de mai l’exposition « Robert Doisneau, les années Vogue« .

Grâce à une sélection de photographies publiées dans les pages du fameux magazine Vogue (toutes ont été sélectionnées par les deux filles du fameux photographe), le grand public a la possibilité de se pencher sur une part méconnue de l’oeuvre de ce grand reporter qui, entre 1949 et le milieu des années 60, collabora à de nombreuses reprises avec la revue consacrée à la mode et aux milieux mondains. Rien que la photo qui a été choisie pour illustrer l’affiche de l’exposition dit absolument tout de l’univers que Doisneau fut recruté pour immortaliser sur pellicule.

Une jeune femme, ayant sorti de sa cassette ses plus beaux bijoux, valse aux bras d’un homme habillé élégamment tandis que d’un air mutin, elle envoie un baiser de la main à une personne qui ne nous sera jamais connue, puisqu’elle est hors-cadre. Un vrai symbole d’une époque révolue, mais qui fascinait les lecteurs de Vogue au point que le magazine fasse appel à Doisneau.

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© Robert Doisneau – Espace Richaud, Versailles

Les précieuses

C’est en effet à partir de 1949 que le grand photographe que l’on ne présente plus a obtenu un contrat d’exclusivité auprès de Michel de Brunhoff, à cette époque directeur du magazine Vogue; le tout, signé pour trois ans. Il se mit alors à emboîter le pas à Edmonde Charles-Roux, journaliste et future rédactrice en chef de la parution et ne tarda pas à découvrir un monde résolument à part, en-dehors de toute réalité palpable et qui n’était pas le sien.

Dans des intérieurs feutrés, aux lambris finement ouvragés et aux lourds rideaux de velours, Doisneau se fraie difficilement un chemin entre les danses et les buffets couverts de flûtes de champagne. L’actualité mondaine est illustrée telle qu’on peut se l’imaginer : dans un étalage de luxe et de richesse, comme si une fête continuelle était venue balayer d’un frôlement de jupe en satin les horreurs de l’Occupation. Tantôt, nous sommes au beau milieu des tourbillons d’un bal parisien, tantôt nous sommes transportés au coeur d’une immense fête donnée à Venise.

Robert Doisneau détaille du bout de son objectif des toilettes complexes, des chignons impeccables, des sourires quelques peu forcés saisis en fin de soirée, quand le soleil commence déjà à poindre du côté de l’horizon. Parfois, on croise quelques artistes s’acoquinant avec le « Tout-Paris ». Il couvre également quelques mariages et, en fin de carrière, on sent que la liberté farouche de Doisneau reprend le dessus sur le travail de commande, puisqu’il se plaît davantage à saisir quelques détails amusants ou cocasse tirés de cet univers trop lisse, trop vernissé.

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© Robert Doisneau – Espace Richaud, Versailles

J’suis snobe…

Dans une autre pièce de l’espace Richaud, exit les robes à crinoline, place aux « peoples ». Nous croisons alors une toute jeune et encore inconnue Brigitte Bardot, nous admirons la silhouette de Juliette Greco, on s’amuse de la mine amusée d’un Michel Galabru, on s’étonne de la silhouette imposante du réalisateur Orson Welles, on s’extasie devant la beauté de la toute jeune Danielle Darrieux photographiée sur un plateau de tournage.

Puis surprise ! C’est une incursion dans les répétitions de l’Opéra de Paris qui vient nous surprendre une dernière fois dans cette exposition déjà pleine de bonnes surprises. Car c’est la première fois que ces photographies méconnues sont présentées au public dans une exposition temporaire. Et pour ceux qui souhaiteraient prolonger le plaisir, sachez que la maison d’édition Flammarion a sorti un bel ouvrage sur cette même période de la vie de Doisneau… Le livre est dans toutes les bonnes librairies depuis le 8 mars.

ROBERT DOISNEAU, LES ANÉES VOGUE

08/03/2017 > 28/05/2017

Espace Richaud

VERSAILLES

L’exposition Robert Doisneau, les années Vogue présente un aspect méconnu du travail de reporter mondain effectué par Doisneau pour le...

Exposition terminée
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