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Tricératops et Zarafasaura : les histoires mouvementées des dinosaures à Drouot

Laura Bourdon 8 mars 2017

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Du 4 au 7 mars dernier, la maison de vente aux enchères Drouot à Paris était à l’initiative d’une vente aux enchères pour le moins surprenante. Une vente où trônaient en majesté d’impressionnants crânes de dinosaures et autres squelettes de reptiles volants et fossiles d’espèces disparues, datant de 75 millions d’années pour les plus anciens. 

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Crâne de Tricératops © Drouot

Un gigantesque crâne de Tricératops accueillait les visiteurs de chez Drouot, les jours derniers dans le cadre d’une vente aux enchères particulièrement étonnante, dédiée aux squelettes de dinosaures et autres curiosités. Les estimations se sont échelonnées de 450 euros pour une pierre de Madagascar à 120 000 euros pour le sensationnel crâne de Tricératops, finalement adjugé pour la somme de 270 000 euros à un particulier.

75 millions d’années

Parmi les spectaculaires fossiles présentés, cet immense crâne de Tricératops a fait sensation. La pièce ancienne de 75 millions d’années mesure 3 mètres de long et 2,20 mètres de haut. D’après les estimations celle-ci devait appartenir à un spécimen adulte, d’une taille supérieure à 8 mètres de long et d’un poids d’environ 9 tonnes. Le dinosaure a été découvert il y a plus de dix ans dans la région du Montana aux Etats-Unis, à 75% complet. La pièce a été reconstituée à partir de deux crânes distincts, « car il est très difficile de trouver des fossiles intacts », précise Alexandre Giquello, le commissaire-priseur. Estimé entre 100 000 et 120 000 euros, le crâne s’est envolé sous le marteau d’Alexandre Giquello au prix de 270 000 euros, acheté par un particulier.

Polémique au Maroc

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Squelette du Zarafasaura, objet de convoitise © Drouot

Quant au squelette de Zarafasaura, gigantesque reptile marin ancien de 66 millions d’années, il était mis à prix à 350 000 euros ; mais il dût subitement être retiré de la vente. C’est une intervention de l’association de sauvegarde du patrimoine géologique marocain qui est à l’origine de cette décision. Ceux-ci dénonçaient dans un communiqué la vente de ce « trésor patrimonial unique », mettant sérieusement en doute la légalité de sa sortie du territoire. La nouvelle défraya la chronique si bien que le commissaire-priseur dût rencontrer l’ambassadeur marocain Sem Chakib Benmoussa afin de conclure un accord.

Les ossements auraient, en effet, été retrouvés en 2011 dans la ville d’Oulad Abdoun, à proximité de Khourigba au Maroc, dans une carrière de phosphate. Un cabinet de curiosités italien l’acquit, avant de réaliser un travail scientifique et artisanal minutieux pour en faire un véritable objet de valeur. « Ce travail devra d’une manière ou d’une autre être valorisé », a précisé Alexandre Giquello, et d’ajouter « C’est ce qu’on m’a garanti dans l’accord », rapporte le journal Le Parisien.

En concertation avec le vendeur italien, Me Giquello et l’ambassadeur du Maroc se sont entendus. « Nous voulions respecter le sentiment national des marocains », précise le commissaire-priseur, « J’ai été heureux de pouvoir conclure un accord en bonne intelligence avec le gouvernement marocain », lit-on sur le site de la maison de vente aux enchères.  Ainsi l’objet de convoitise retrouvera ses terres marocaines dans un avenir proche, pour une somme restée secrète.

Qui sont les acheteurs ?

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Zarafasaura © Drouot

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la vente aux enchères aura fait couler beaucoup d’encre et attiré nombre de curieux et de passionnés, tant elle était exceptionnelle. Ce n’est pas la première fois que Drouot organise ce type de vente mais c’est là probablement l’une des plus impressionnantes. Mais alors, qui peuvent bien être les acquéreurs de ces imposants crânes entre autres mâchoires de requins et reptiles sous-marins ?

D’après le commissaire-priseur, le marché des dinosaures est très mince en France ; les intéressés seraient majoritairement des particuliers privés. « Aujourd’hui on peut estimer que 10% des squelettes découverts le sont par le secteur public et 90% par le privé. Cela demande des moyens importants et les budgets manquent souvent. Sans le privé, une bonne partie de ces formidables animaux préhistoriques seraient restés un tas de cailloux », confie-t-il au Parisien. Les demandes en Europe seraient en hausse. En décembre dernier, un particulier se portait acquéreur d’un allosaure adjugé à plus d’un million d’euros  et de préciser qu’il n’avait pas l’intention d’installer la bête dans son salon.

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