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En images : Quand Balenciaga repense le noir, au Musée Bourdelle

Agathe Lautréamont 7 mars 2017

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Pour l’année 2017, le Palais Galliera a décidé de se placer sous le signe de la création espagnole. C’est ainsi que trois expositions temporaires, consacrée à un couturier de la Péninsule ou au style espagnol, seront programmées respectivement au Musée Bourdelle, à la Maison de Victor Hugo et enfin au Palais Galliera, trois institutions estampillées « musées de la Ville de Paris ». La première exposition de cette programmation : « Balenciaga : l’œuvre au noir », vient d’investir le Musée Antoine Bourdelle, au sud de Paris. Visite en photo d’un accrochage surprenant.
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© Agathe Lautréamont, 2017

Back in black

Basques, biais, crêpe de Chine, flanelle, gazar, mousseline, organza, popeline, sequins, tarlatane, tulle… Tous ces mots ne signifient pas grand-chose pour vous ? Il est alors plus que temps de vous rendre du côté du Musée Bourdelle. Jusqu’au 16 juillet prochain, le Palais Galliera a installé au sein de l’ancien atelier du sculpteur de la fin du XIXe siècle Antoine Bourdelle des pièces de vêtements exceptionnelles, toutes signées de la main d’un grand nom de la haute-couture du XXe siècle : Cristóbal Balenciaga (1895-1972).

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© Agathe Lautréamont, 2017

Pourquoi cette teinte, ou plutôt cette non-couleur qu’est le noir, est-elle si omniprésente dans le travail du couturier né en Espagne à la toute fin du XIXe siècle ? Pour comprendre l’attrait du créateur pour cette nuance, il faut tourner notre regard du côté de l’enfance de Balenciaga, passée en Espagne, où les traditions ancestrales, chevillées aux corps des hommes et des femmes, brillent par leur longue histoire.

L’Espagne folklorique et traditionnelle porte chapeaux, châles, mantilles, tous ces atours étant inévitablement noirs. Cette couleur, intemporelle, habille avec élégance, sait se faire discrète mais permet aussi à l’élégante de se faire remarquer par la classe de la sobriété.  Rien d’étonnant donc à ce que Balenciaga, admiré par de grands noms comme Givenchy, ait longtemps travaillé dans cette couleur, qui peut selon les matières choisies, absorber, sculpter ou renvoyer la lumière.

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© Agathe Lautréamont, 2017

Paint it black

Pour les passionnés d’Histoire de la mode, l’exposition est sans conteste un petit bijou qui permet de parcourir une partie de l’histoire de la maison Balenciaga, avec ses influences, ses périodes, ses styles et aussi ses extravagances. Le couturier fut un des premiers à chercher à véritablement déstructurer la silhouette de la femme, renonçant aux vêtements cintrés pour allonger la forme du corps et placer avant tout l’œil extérieur sur l’originalité de la coupe du vêtement.

Et pour ce faire, le noir est un outil précieux. Selon les tissus choisis par Balenciaga, le rendu sera bien évidemment totalement différent. Pour une silhouette rectiligne, il faut des matières lourdes et rigides. Pour de la légèreté, la dentelle et le tulle feront des merveilles. Pour une robe du soir digne d’une reine, l’association du velours et des perles semble toute indiquée.

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© Agathe Lautréamont, 2017

On peut véritablement passer de longues minutes à admirer des corsages délicats, des bustiers lourdement chargés de pierreries, des jupons constitués de plusieurs couches successives de dentelles, des capes aux finitions exquises…

Et pour les visiteurs qui seraient très intéressés par les processus de création des vêtements proposés dans le parcours, une longue galerie se trouve recouverte, pour l’occasion, de dessins, croquis et esquisses signés Balenciaga. On peut ainsi plonger dans l’imaginaire du couturier, constater ses hésitations, admirer ses idées et découvrir ses inspirations.

Fade to black

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© Agathe Lautréamont, 2017

Mais demeure un problème dans cet accrochage qui regorge de bonnes idées, qui offre une lecture intéressante de la patte Balenciaga et permet aux visiteurs d’admirer de très belles pièces de la main du fameux couturier. Toutes ces qualités se trouvent en effet ternies par une seule et même question : que vient faire cette belle exposition au sein du Musée Bourdelle ?

Le visiteur peine à établir un dialogue crédible entre les délicates créations du couturier espagnol et les sculptures puissantes d’Antoine Bourdelle, dont l’œuvre fut grandement influencée par Falguière et Rodin. Il aurait été logique d’admirer un tel parcours au sein du Palais Galliera ou dans une autre mesure, aux Arts Décoratifs ?

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© Agathe Lautréamont, 2017

Pourquoi avoir décidé d’installer les robes de haute-couture parmi les plâtres et bronzes de la fin du XIXe siècle ? Est-ce uniquement parce que ce parcours ne pouvait se « délocaliser » que dans une institution muséale estampillée « Musées de la Ville de Paris »

Alors bien sûr, la première partie de l’exposition établit un rapide lien entre la sculpture et la haute-couture, via la recherche des proportions, le choix des matières, le mouvement… Et c’est tout ! Avant d’être dommage, ce choix est surtout déroutant. Il faut donc tâcher d’oublier le cadre, peu cohérent, pour se concentrer sur la beauté des pièces exposées.

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© Agathe Lautréamont, 2017

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Exposition terminée
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