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Banksy crée un hôtel au pied du mur de séparation entre Israël et Palestine

Agathe Lautréamont 6 mars 2017

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Après des graffitis apposés du côté de Gaza, à Calais ou encore en Angleterre, le mystérieux artiste de rue Banksy s’est à nouveau illustré avec des œuvres fortes et engagées politiquement. Le créateur, dont on ignore toujours la véritable identité, s’est rendu cette fois-ci au Proche-Orient pour redécorer, avec des fresques puissantes au message politique évident, un petit hôtel dont les chambres donnent directement sur le mur de séparation qui se dresse entre la Palestine et Israël.

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© Banksy, 2017

Walled Off Hotel. Littéralement « Hôtel muré ». Cela faisait quelques jours maintenant que le web frémissait d’une rumeur : l’artiste de rue Banksy préparerait un nouveau coup, d’ampleur, qui promettait encore de faire parler de lui. Et c’est réussi : en fin de semaine dernière a été inaugurée une pension située à Bethléem, en Cisjordanie, dont les fenêtres donnent directement… sur le mur de séparation interdisant le passage entre Palestine et Israël.

«La pire vue du monde»

Un mur honnis par les palestiniens car, pour eux, il représente la domination croissante d’Israël sur la région. Banksy, sur son site internet, parle de l’hôtel ayant « la pire vue au monde ». Ce mur de séparation polémique court le long de la Cisjordanie et se révèle une parfaite illustration des tensions dans cette région du Proche-Orient.

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© Banksy, 2017

Cette région du monde déchirée par les conflits est une source d’inspiration pour le travail de Banksy, très engagé dans les causes humanitaires. Les questions de territoire, de murs, de frontières et de migrations reviennent régulièrement dans ses fresques et ce dernier avait, en toute logique, multiplié les prises de position au plus fort de la crise des migrants, dénonçant par exemple en France la situation de la Jungle de Calais.

Déjà dans le courant de l’année 2007, l’artiste s’était rendu une première fois à Bethléem, égrainant derrière lui de nombreux graffitis dénonçant la guerre, la répression et les conflits entre les peuples. Puis en 2015, nouveau coup de force du mystérieux graffeur, qui dévoilait via son site internet des fresques réalisées en plein cœur de la ville de Gaza, qui cherchaient à alerter l’opinion publique sur les conditions de vie des habitants de la ville.

Fait rare dans le travail de Banksy, celui-ci s’était également équipé d’une caméra pour filmer, tout en préservant son anonymat, les ruines de la ville sacrifiée par les conflits.

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© Banksy, 2017

L’ouverture de cet hôtel est donc un événement, en plus d’une montée en puissance claire dans la pratique artistique de Banksy. L’établissement a ouvert ses portes dans un ancien atelier de poterie : sa rénovation s’est écoulée au long de quatorze mois, dans le plus grand des secrets. Chacune des neuf chambres, qui s’étalent sur trois étages, donnent sur le mur de séparation et sont habillées de fresques, dont sept sont signées Banksy (les deux autres ayant été ornées de graffitis réalisés par des artistes palestiniens et israéliens).

Sur son site personnel, l’artiste a expliqué que le lieu ressemblait à « un club de gentlemen anglais de l’époque coloniale », critiquant par-là le rôle historique joué par la Grande-Bretagne au Proche-Orient.

 

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© Banksy, 2017

Véritable œuvres d’une galerie d’un nouveau genre, les fresques réalisées pour l’occasion par l’artiste de rue reprennent ses thématiques les plus chères. Ainsi, on peut voir une bataille de polochons entre soldats israéliens, un jeune palestinien portant une cagoule ou encore un singe déguisé en groom debout à l’entrée de l’hôtel. Au rez-de-chaussée et dans les couloirs de l’institution, le visiteur pourra découvrir des sculptures représentant des personnages asphyxiés par des gaz lacrymogènes et des peintures à l’huile représentant des gilets de sauvetage orange qui viennent s’échouer sur les plages de la Grèce.

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© Banksy, 2017

Mais quelle est la véritable intention de cet hôtel ? Banksy a détaillé son projet sur son site internet : l’artiste a lui-même financé les travaux et l’établissement proposera un accueil « aux personnes de toutes les parties au conflit et du monde entier ». Le prix pour une nuit est en effet très abordable : une trentaine de dollars.

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