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Du dessin au tableau : de belles découvertes à la Fondation Custodia

Agathe Lautréamont 3 mars 2017

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Depuis le 4 février dernier et jusqu’au 7 mai prochain, la Fondation Custodia a décidé de frapper fort avec deux nouvelles et belles expositions consacrées, une fois n’est pas coutume, au dessin. Aujourd’hui, nous allons vous parler plus en détails de la première d’entre elles : « Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt », dont l’ambition est d’illustrer le travail préliminaire précis des artistes du siècle d’or néerlandais, avant qu’ils ne produisent les chefs-d’œuvre finaux que l’on connaît. L’exposition est une véritable immersion dans le processus créatif de ces grands maîtres… La preuve par trois !

Pieter Saenredam

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Pieter Saenredam, Le Chœur de l’église Saint-Bavon à Haarlem, 1636, huile sur panneau et encre brune © Fondation Custodia

Si l’on peut s’autoriser un bel oxymore, on pourrait presque entendre le son du silence, en admirant ces deux œuvres de la main du peintre Pieter Saenredam (1597-1664). L’artiste né à Assendelft au Pays-Bas a consacré la plus grande partie de son art à la peinture d’architecture, tout en montrant une affection bien particulière pour les églises. Ou plutôt, leurs intérieurs. On ne peut que les reconnaître entre tous, ces lieux de culte néerlandais.

Suite à la pénétration de la Réforme dans la culture du pays, le Protestantisme a été adopté au point de changer drastiquement les visages des cathédrales et églises. Dépouillés à l’extrême, les lieux de culte offrent aux dévots un visage d’une blancheur laiteuse, permettant à la lumière des grands vitraux de se réverbérer avec grâce. Après tout, Dieu n’est-il pas lumière ? La lumière n’est-elle pas la connaissance, la chaleur réconfortante du Divin ?

Et Pieter Saenredam de représenter magnifiquement ces concepts religieux. Son sens de la ligne, presque sec, permet à ses peintures architecturales de livrer un sentiment de grandeur, de puissance mais aussi de douceur. Quant au dessin préparatoire, il livre les réflexions géométriques auxquelles l’artiste s’est astreint avant de se lancer dans la peinture à l’huile. Une astreinte cependant adoucie par les deux figures assises, jouant aux billes dans le chœur de l’église, qui furent rajoutée sur la composition finale.

Aelbert Cuyp

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Aelbert Cuyp, Paysage avec des bergers, 1650-1652, huile sur panneau et pierre noire © Fondation Custodia

Quittons un moment les sphères célestes pour retourner du côté du plancher des vaches… Littéralement ! Car ici, c’est bien à une scène pastorale que nous avons à faire, mais une de toute beauté… Avec une touche précise et amoureuse des grands espaces que l’on retrouve chez un Adriaen van de Velde (1636-1672), son contemporain Aelbert Cuyp (1620-1691), l’artiste qui nous occupe a choisi de représenter un paysage crépusculaire, mêlant la grâce de cavaliers portant pourpoints épais et bérets à plumes à la vue plus bucolique d’un troupeau de vaches regardant tranquillement vers l’horizon.

Une scène peut-être anodine, mais qui a demandé de longues heures de dessin préparatoire à Cuyp, comme en témoigne le parcours de la Fondation Custodia. Juste à côté de la toile finale réalisée entre 1650 et 1652, on peut trouver une belle feuille recevant deux études, une vache et un cheval, réalisés à la pierre noire, graphie et lavis gris.

Les deux bêtes, dans des postures tranquilles, ont reçu un traitement particulièrement attentif en ce qui concerne leur pelage, tandis que les plis de la peau épaisse de l’imposante vache laissent sans voix, tant leur exécution brille par leur précision.

Rembrandt van Rijn

La prédication de saint Jean-Baptiste

Rembrandt van Rijn, Saint Jean-Baptiste prêchant, vers 1634-1635, huile sur toile et sanguine sur papier © Fondation Custodia

Comment parler du siècle d’or néerlandais sans évoquer l’ombre écrasante de Rembrandt ? La Fondation Custodia, bien sûr, présente plusieurs œuvres du fameux peintre de La Garde de Nuit, qui nous confirme son goût pour les teintes sombres et terreuses, ainsi que sa gestion exceptionnelles des apports de lumières chaudes et soudaines, centrées sur des points très précis de la composition qui ne sont jamais laissés au hasard.

En témoigne une œuvre religieuse de la main de ce dernier : Saint Jean-Baptiste prêchant, exécutée entre 1634 et 1635.Dans une composition serrée, où les rares grands espaces vides sont plongés dans une semi-obscurité presque inquiétante, une foule de personnages divers et variés se presse autour du saint, haranguant la foule avec sa foi en porte-étendard. En regardant de plus près le personnage central de la toile, puis en le comparant à l’étude exécutée à la sanguine juste à côté, on mesure à quel point les artistes cheminent, tâtonnent, hésitent, puis changent finalement d’avis au cours du processus créatif.

Sur la sanguine, c’est à un vieil homme que nous avons à faire. Son visage arbore une esquisse de barbe tandis que de longs cheveux lui tombent dans la nuque. A contrario, l’homme présent sur l’œuvre finale, apparaît dans sa prime jeunesse.

DU DESSIN AU TABLEAU AU SIÈCLE DE REMBRANDT

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Fondation Custodia

PARIS

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Exposition terminée
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