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À la recherche de la ligne, à la Fondation Custodia

Agathe Lautréamont 3 mars 2017

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Jusqu’au 7 mai 2017, la Fondation Custodia propose non pas une, mais bien deux expositions d’ampleur, toutes deux consacrées aux arts graphiques. Car on l’oublie trop souvent, mais les grands artistes, avant de produire les chefs-d’œuvre que nous voyons encore aujourd’hui accrochés sous les cimaises des musées, ont travaillé de longues heures à leurs esquisses, croquis et dessins préparatoires. Or un amateur d’art, Hinrich Sieveking, s’est spécialisé dans le rassemblement de ces dessins. Une partie de sa collection peut être découverte à la Fondation… Coup de projecteur sur quelques pièces.

Pietro Candido

1. Candido

Pietro Candido, Esquisses de garçons jouant des instruments de musique © Collection particulière

Commençons si vous le voulez bien, par une feuille de la fin du XVIe siècle afin de débuter l’exploration de l’exposition de la Fondation Custodia. L’événement temporaire « La quête de la ligne : Trois siècles de dessin e Allemagne » propose au grand public de découvrir quelques-unes des plus belles pièces de la collection personnelle de l’amateur d’art Hinrich Sieveking.

Et cette feuille en particulier, exposée dans la première partie de l’accrochage temporaire, attire d’emblée le regard. Son auteur, Pietro Candido, est connu sous bien des noms, tant sa vie fut faite de voyages. Peter de Witte pour la Belgique, Peter Candid pour l’Allemagne, Pierre le Blanc en France et enfin, Pietro Candido pour l’Italie. Nous sommes donc là face à un personnage cosmopolite, qui mit son talent au service de tous les mécènes qui souhaiteraient bien le prendre sous son aile. Le dessin qui nous occupe représente un groupe de personnages, à mi-chemin entre des enfants et des putti, affairés à faire vibrer les cordes de divers instruments de musique.

L’œuvre n’est qu’une rapide esquisse, mais l’on voit déjà ce qui concentra toute l’attention de l’artiste : les gestes, la musculature, le corps ; puisque les instruments de musique, qui focalisent l’attention des personnages, ne sont eux que réduits à quelques vagues traits…

Philipp Otto Runge

4. Runge

Philipp Otto Runge, Deux épis de blé, vers 1808 © Collection particulière

Quittons désormais les influences italiennes de Pietro Candido pour continuer notre Grand Tour artistique. Direction l’Allemagne, pour partir à la rencontre de Philipp Otto Runge. L’artiste né à Wolgast est considéré, avec son contemporain Caspar David Friedrich, comme un des plus brillants représentants de l’art romantique Allemand.

Touche-à-tout, il fut peintre, dessinateur, théoricien de l’art et écrivain. Nous ne pouvons malheureusement admirer qu’une seule œuvre de ce grand artiste dans l’accrochage temporaire de la Fondation Custodia, mais quelle feuille ! Son format discret et son sujet simple peuvent ne pas attirer d’emblée le regard du visiteur, mais c’est en prenant le temps de se pencher quelques minutes sur le sujet que l’on peut véritablement admirer cette œuvre exquise.

Le croquis représente deux épis de blé, réalisé à la plume trempée dans de l’encre noire. Des traits rapides, apposés d’une main ferme, absolument sûre d’elle. Notre regard suit naturellement le mouvement vers la droite esquissée par les deux brins de céréales. Voilà une ode à la délicatesse et surtout, à la beauté qui peut se retrouver dans les éléments les plus simples qui nous entourent.

Julius Schnorr von Carolsfeld

ligne

Julius Schnorr von Carolsfeld, Étude d’une jeune femme se penchant en avant, vers 1820 © Collection particulière

Avançons désormais sur la frise du temps de l’Histoire de l’art, pour nous arrêter à l’époque de Julius Schnorr von Carolsfeld. Éminent représentant du mouvement nazaréen, on doit à cet artiste allemand une œuvre principalement tournés vers les sujets religieux et les représentations de scènes bibliques célèbres. De son vivant, sa notoriété fut telle qu’il reçut des prestigieuses commandes de la part du souverain Louis Ier de Bavière. Il travailla même un temps en Angleterre, pour la cathédrale Saint-Paul de Londres.

Face à ce curriculum vitae bien rempli par les thèmes chrétiens, on pourrait s’attendre à admirer des feuilles abordant également ces thématiques au sein de la Fondation Custodia. Et pourtant ! Le sujet de l’œuvre qui nous occupe aujourd’hui est tout ce qu’il y a de plus profane, puisqu’il s’agit d’une douce esquisse représentant une femme, probablement une servante, penchée vers le sol.

Son vêtement simple, son chignon serré et ses manches relevées révèlent un travail manuel, pénible. Pourtant, la lourdeur de sa poitrine, la rondeur de ses bras, ses doigts délicats révèlent une femme superbe, magistralement représentée par l’artiste.

LA QUÊTE DE LA LIGNE

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Fondation Custodia

PARIS

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Exposition terminée
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