Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CHRISTIAN DIOR

05/07/2017 > 07/01/2018

Les Arts Décoratifs

- PARIS

expo_cercle_3 LE PAYSAGE JAPONAIS

21/06/2017 > 02/10/2017

Musée Guimet - PARIS
expo_cercle_4 COSTUMES ESPAGNOLS

21/06/2017 > 24/09/2017

Maison de Victor Hugo - PARIS

LA NEWSLETTER

Thomas Huber investit l’espace du Centre Culturel Suisse

Agathe Lautréamont 28 février 2017

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Jusqu’au 2 avril 2017, c’est à une exposition étonnante que nous invite le Centre Culturel Suisse, espace d’exposition dynamique et innovant se situant au cœur du Marais. L’accrochage comporte des œuvres très personnelles de l’artiste, dans un nombre volontairement réduit, de sorte à ce que le visiteur du centre culturel puisse s’immerger dans ces aquarelles aux tons pastel. Le titre de l’exposition, « Extase » donne le ton. Car les œuvres de l’artiste contemporain prennent possession, sans limite ni concession, du lieu d’accrochage.  Décryptons ensemble cet événement surprenant.

Thomas Huber, Sans titre, 2016 2

Thomas Huber, Sans titre, 2016 © Huber – Centre Culturel Suisse

Alors oui, disons-le tout de go, l’artiste aborde sans concession la question de la sexualité féminine dans cette nouvelle exposition du Centre Culturel Suisse, ouverte depuis le  21 janvier dernier et à découvrir jusqu’au 2 avril prochain. Et comme l’indique le titre de cette nouvelle exposition, « Extase », c’est de façon totalement extatique, sans limite, avec un plaisir évident et presque palpable, que l’artiste né en Suisse en 1955 a investi le vaste espace d’accrochage, blanc, vide et lumineux, du premier étage du Centre Culturel Suisse.

C’est une carte blanche qu’il a saisie à bras le corps, accrochant ses œuvres comme il le souhaitait, peignant des fresques sur la thématique qui lui parlait, mais toujours dans une quête de grande simplicité. Les travaux de Thomas Huber ne sont pas placés dans un cadre, aucune barrière de verre ou de plastique ne vient créer une séparation entre l’aquarelle et le visiteur.

Les œuvres sont, très simplement, punaisées aux murs. L’important est le plaisir, il n’y a pas de place pour les chichis ou les fioritures. Le plaisir d’exposer des œuvres pour l’artiste et le plaisir de les contempler au plus près, sans aucune restriction ni règle ni interdiction, pour le visiteur du Centre Culturel Suisse.

Thomas Huber, Sans titre, 2016

Thomas Huber, Sans titre, 2016 © Huber – Centre Culturel Suisse

Ce plaisir est évident, il saute aux yeux dans l’exposition et pour nous qui avons eu le bonheur de rencontrer l’artiste au moment du vernissage de cette exposition très personnelle, c’était encore plus vrai. L’artiste a pris possession de l’espace avec une joie presque enfantine, accrochant simplement ce qui lui plaisait, arrangeant ses aquarelles en fonction d’une concordance entre les coloris ou les formes dominantes présentes sur les œuvres.

Sur deux grands murs qui se font face, un grand monochrome rose fait face à un autre, entièrement noir. Sur chacune des deux peintures, des sexes féminins ont été tracés via de fines lignes de couleur blanche ou noire. Les motifs ressortent à peine, il faut d’abord se pencher sur les œuvres pour déceler la forme dessinée par l’artiste, puis à nouveau prendre de la distance pour apprécier l’œuvre dans sa totalité.

On comprend alors que ces deux créations sont des mises en abyme : les deux monochromes représentent la salle d’exposition du Centre Culturel Suisse, au cœur duquel il a placé ses fameuses fontaines érotiques en pleine jouissance.

Thomas Huber, Sans titre, 2016 3

Thomas Huber, Sans titre, 2016 © Huber – Centre Culturel Suisse

Ainsi, si les œuvres ont pris possession de ce vaste espace d’exposition, elles n’en demeurent pas moins discrètes, intimes, elles nous invitent à nous approcher près, très près, pour mieux les admirer et en déceler tous les détails. Hormis ces aquarelles et ces deux grands monochromes qui pourraient presque s’apparenter à des fresques, la salle du centre est laissée parfaitement vide, seul le blanc domine.

Le visiteur peut ainsi imaginer librement les formes sorties de l’esprit de Thomas Huber prendre, à leur tour, possession du lieu. On se projette, on dessine mentalement, on se questionne. Et en cela, l’exposition est une réussite.

THOMAS HUBER

21/01/2017 > 02/04/2017

Centre culturel suisse

PARIS

Thomas Huber prend possession de l’espace du CCS et se dédie à la figure d’Éros. Le peintre (né en 1955, vit à Berlin), y réalise ...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE