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Le kimono dans toute sa splendeur, au Musée Guimet

Agathe Lautréamont 23 février 2017

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Dérouler le fil de l’histoire du kimono, de l’ère Edo (1603-1868) jusqu’à nos jours. Voilà l’ambition de la nouvelle exposition du Musée national des Arts asiatiques – Guimet, que le grand public pourra admirer jusqu’au 22 mai prochain. Le parcours, d’une richesse éblouissante, compte quelque cent cinquante pièces prestigieuses : kimonos bien sûr, mais également parures, trousseau de mariage et paravents, pour comprendre comment ce vêtement emblématique et traditionnel a évolué au fil des siècles. Un cheminement dans l’histoire du Japon, mais aussi dans celle de la beauté nippone. Visite d’une merveilleuse exposition…

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Kosode à motifs de cascades et éventails © Nagoya City Museum

En pénétrant dans le nouveau parcours temporaire du Musée Guimet, on entre en vérité dans un univers de délicatesse, de fragilité mais aussi de préciosité. C’est ce qui explique pourquoi certaines pièces textiles seront remplacées après plusieurs jours de présentation au public, comme nous en avons été informés en début de visite. Il faut dire que la soie est un tissu particulièrement fragile, et qui âgé de plusieurs siècles, supporte mal l’exposition à l’air et aux brutales lumières artificielles. Délicatesse, nous l’avons dit.

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Paravent à six panneaux représentant des kimonos suspendus © Nagoya City Museum

Revenir sur les origines de ce vêtement n’est pas chose aisée. On considère traditionnellement que le kimono aurait été importé de Chine, aux alentours du VIIe siècle, mais ce n’est véritablement que pendant l’ère Edo qu’il aurait glané ses lettres de noblesse, passant d’un vêtement du dessous à une parure du dessus. Quant à la conception du mot en lui-même, kimono, il faut attendre le XIXe siècle pour le retrouver ! C’est donc dire si son histoire s’est composée par strates, au long des évolutions du Japon.

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Junko Koshino, Kimono Oiran, 2009 © Junko Koshino Inc.

D’une apparente simplicité (le vêtement est en forme de T et il se constitue exclusivement de grandes pièces de tissu rectangulaires), sa forme ne cherche pas à épouser la morphologie humaine, à l’inverse du vêtement occidental. Aucune différence non plus, entre le kimono masculin et le féminin dans sa forme stricte. C’est uniquement par les couleurs, les broderies et les ornementations qu’il est possible de définir si le vêtement a été porté par une femme ou un homme.

Mais c’est justement cette forme sommaire qui  fait de ce vêtement une pièce très particulière. Le kimono, qu’il soit réalisé en soie, en lin ou en coton, est très lourd à porter. Sa forme rigide, ses longues manches descendant parfois juste au-dessus du sol, dictent à son porteur une manière de se mouvoir, de s’assoir, de se relever. Pour maintenir cet atour fermé, le port d’un obi est obligatoire.

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Katabira à motif de pavillons à étages © Nagoya City Museum

Cette large ceinture, remontant juste en-dessous de la poitrine pour les femmes, maintient le dos très droit, corsète encore davantage le mouvement ; tandis que cette ceinture au fil du temps se pare d’un imposant nœud (il en existe six types différents, chacun ayant ses caractéristiques et son volume propres). Alors, le kimono est-il vraiment un bonheur des dames, comme le souligne le sous-titre de la nouvelle exposition de Guimet ? Toujours est-il que le port du kimono a joué un grand rôle dans la définition de l’élégance, de la grâce et du raffinement de ses dames, plus que n’importe quel autre vêtement dans l’histoire.

Au long des salles de l’exposition, le visiteur découvre que le kimono n’est pas une simple pièce de tissu, mais bien une tradition en tant que telle, codifiée, normée, réglée. Chaque partie du kimono porte son propre nom, la confection du vêtement est un art à part entière encore aujourd’hui pratiqué par une poignée d’artisans.

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Kosode à motif de camélia © Nagoya City Museum

Chaque étape de la confection du kimono comporte également ses propres règles et lois. Son architecture obéit donc à des canons, mais également son ornementation. Selon les couleurs choisies par l’artisan, l’habillement sera destiné à un homme ou à une femme. Selon la période de l’année, on portera un kimono au nœud de obi plus ou moins complexe. Selon l’âge du porteur, ses ornementations vont varier. Enfin, lorsque le kimono est commandé à l’occasion d’un mariage, il convient de ne pas broder sur le tissu n’importe quel motif.

Ainsi les papillons, les grues et fleurs de pruniers sont de rigueurs, car ces symboles sont autant de porte-bonheur pour le jeune couple. Dans la même logique, un kimono ayant appartenu à un homme issu de la classe marchande affichera une élaboration bien différente de celle de la classe guerrière et ainsi de suite.

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Hitoe à motifs de cerisier et pivoines © Nagoya City Museum

Plus que jamais avec le kimono, l’habit fait le moine. Enfin, le parcours se clôt avec une évocation de la relecture du vêtement traditionnel japonais par les grandes maisons de haute-couture contemporaines. Gaultier, Dior, Galliano, Saint Laurent… Autant de noms prestigieux qui se sont emparés du kimono pour le repenser, le structurer et en habiller les femmes de notre époque.

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