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Grande, très grande Alexandra David-Néel fêtée par le Musée Guimet

Agathe Lautréamont 23 février 2017

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Orientaliste, philosophe, exploratrice, écrivain, cantatrice… Il faut croire, après un bref aperçu de la biographie de la dame, qu’Alexandra David-Néel a vécu plusieurs existences, en un peu plus de cent ans de vie. À sa disparition, survenue en 1969, l’aventurière a légué de nombreuses pièces de sa collection personnelle au Musée Guimet, qui l’inspira tant dans sa jeunesse et qui entérina sa vocation d’orientaliste : ouvrages tibétains, peintures, masques rituels, manuscrits précieux… Et en réponse à ce don, l’institution parisienne dédiée aux Arts Asiatiques a décidé de consacrer sa nouvelle exposition temporaire à un hommage vibrant à cette femme hors du commun.

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Alexandra David-Néel posant à Toulon quelques mois après son passage à Lhasa, 1925 © Digne-les-Bains

Pour découvrir le nouveau parcours temporaire du Musée Guimet, il convient de grimper les deux étages qui mènent à la sublime rotonde soutenue par de gracieuses caryatides. Dans cette salle, des vitrines emplies d’objets hétéroclites : photographies d’époque, pièces de vêtements, masques aux couleurs éclatantes, paravents tibétains, lettres manuscrites, ouvrages religieux…

Nous nous immergeons instantanément dans le monde d’Alexandra David-Néel, femme aux multiples facettes, qui consacra une large part de son existence à explorer l’Asie, et plus précisément l’Inde et le Tibet. Aventurière, vous avez dit aventurière ? On s’imagine alors la guerrière infatigable, au visage buriné par les épreuves et les vêtements déchirés par les parois abruptes qu’elle a dû grimper à la force de ses bras, mais détrompez-vous !

Car la première photographie que l’on peut admirer au début de ce parcours d’exposition est celle d’une très jeune fille au visage doux, avenant, ses cheveux très longs portés lâchés, tandis que sur son corps gracile brillent le satin et les perles d’une tenue de cantatrice.

Masque de déité terrible pour danse rituelle cham

Masque de déité terrible pour danse rituelle © Musée Guimet

Une vocation

Car avant d’explorer l’Himalaya, Alexandra David-Néel se destinait au monde du spectacle. Ce sont sa curiosité naturelle et ses visites au Musée des arts asiatiques – Guimet qui la décidèrent d’emprunter une toute autre voie.Dans sa correspondance, elle explique que le Musée Guimet représentait : « toute sa jeunesse et ses aspirations de débutante orientaliste ».

Mue par une volonté extraordinaire, David-Néel se sentit appelée par un destin hors du commun. En découvrant le bouddhisme, elle découvrir une spiritualité complexe, inspirante et bien sûr tout dans le même temps, les différents pays où cette philosophie religieuse était pratiquée.

Convertie à cette pensée en 1892, elle commença à se renseigner avec ardeur sur l’Inde, le Tibet, la Chine, laissant fleurir dans son esprit le goût de l’orientalisme, la curiosité envers l’autre, le désir d’aller à la rencontre de cultures inconnues et dont elle se sentait pourtant si proche. Deux ans plus tard, elle réalisait son premier voyage en Inde, glanant au fil de son parcours manuscrits précieux et artefacts rituels qu’elle conservait précieusement chez elle.

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Alexandra David-Néel à la frontière entre le Sikkim et le TIbet, 1914 © Ville de Digne-les-Bains

Des voyages périlleux

Mais il lui fallut cependant encore attendre 1911 pour qu’enfin, l’objectif d’une vie prenne forme : elle suivit un long périple à travers l’Asie. Voyageant à pied le plus souvent, elle traversa ce continent pendant quatorze longues années, s’imprégnant des rituels des peuples qu’elle croisait le long de sa route, apprenant leurs gestes, leurs langues, adoptant leurs coutumes et leurs vêtements.

Et à force de courage, de patience et de persévérance, elle accomplit alors un exploit : être la toute première femme européenne à atteindre la capitale du Tibet. Et ce, au péril de sa vie. Car à cette époque, cette partie de l’Asie n’était que peu, voire pas cartographiée, si bien qu’Alexandra David-Néel dut inventer elle-même ses propres routes pour atteindre son objectif.

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Alexandra David-Néel et Yongden au Tibet, vers 1920-1923 © Ville de Digne-les-Bains

 

Rencontrer le Dalaï-Lama

Tous les dignitaires religieux qu’elle rencontra, fréquenta, au fil de ce périple, furent impressionnés par sa forte personnalité, sa prestance (malgré sa petite taille), l’aura de confiance et de tranquillité qui émanait d’elle ; tant et si bien qu’elle gagna le surnom de « dame-lama ». Anecdote intéressante racontée dans le parcours : lorsqu’Alexandra David-Néel alla à la rencontre du treizième Dalaï Lama, elle ne s’agenouilla pas devant lui, comme le veut la règle, mais resta debout face à lui, à lui poser des questions sur le bouddhisme et son rôle de chef spirituel.

Le Dalaï-Lama, d’abord très surpris de cette attitude, fut cependant rapidement séduit par la dame qui se tenait face à lui et décida de passer outre cet accroc à l’étiquette. Quant à l’exploratrice, resta-t-elle debout délibérément ou était-ce un oubli de sa part ? Nul ne le sait…

ALEXANDRA DAVID-NÉEL : UNE AVENTURIÈRE AU MUSÉE

22/02/2017 > 22/05/2017

Musée Guimet

PARIS

L’exposition évoquera la célèbre exploratrice qui, par ses longs voyages à travers le Tibet, à partir de 1911, et les nombreux ouvrag...

Exposition terminée
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