Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 PICASSO 1932

10/10/2017 > 11/02/2018

Musée Picasso

- PARIS

expo_cercle_2 GAUGUIN

11/10/2017 > 22/01/2018

Galeries nationales du Grand Palais - PARIS
expo_cercle_3 ANDRÉ DERAIN, 1904 - 1914

04/10/2017 > 29/01/2018

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_5 MONET COLLECTIONNEUR

14/09/2017 > 14/01/2018

Musée Marmottan Monet - PARIS

LA NEWSLETTER

La chorégraphie aérienne d’Elias Crespin, à la Maison de l’Amérique latine

Laura Bourdon 21 février 2017

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Né en 1965 à Caracas, Elias Crespin investit l’espace de la Maison de l’Amérique latine jusqu’au 6 mai prochain dans une exposition à la poésie remarquable. Son credo ? Les sculptures en mouvement appelées « électrocinétiques », qui s’animent et se meuvent dans des chorégraphies aériennes d’une subtilité inouïe. Visite.

unspecified (10)

Circular inception, 2016, Plexiglas © Elias Crespin, à la Maison de l’Amérique latine

Petit-fils d’artistes et fils de mathématicien, Elias Crespin passe beaucoup de temps, enfant, dans l’atelier de sa grand-mère Gego (Gertrud Goldschmidt) à manipuler les tiges de métal, matériau de prédilection de l’artiste. Pour autant, la passion d’Elias Crespin pour la programmation informatique le mène à travailler dans un premier temps comme ingénieur, œuvrant à la conception de logiciels spécialisés.

Un jour, en découvrant un cube virtuel de Jésus Rafael Soto, Elias Crespin songe qu’il « serait une bonne chose s’il pouvait se mouvoir ». De là naîtra le Cube ondulatoire, hommage à Rafael Soto (2005), et plus encore une révélation pour l’artiste sur ses possibilités de créer un art personnel, mêlant ses connaissances au champ artistique.

unspecified (4)

Solitons cubiques cuivre, inox, laiton, 2016 © Elias Crespin, à la Maison de l’Amérique latine

En tant qu’ingénieur, Elias Crespin manie avec rigueur et plaisir la technologie. Il s’agit de son outil, tandis que son but est de créer une poésie visuelle où les cercles, triangles, carrés, cubes ou simplement lignes se meuvent, au rythme d’une orchestration subtile déterminée par des algorithmes sur ordinateur.

En résulte des œuvres animées qui se révèlent au spectateur par étapes successives, ne cessent de se renouveler passant de l’ordre au chaos, du simple au complexe, selon que les formes se dilatent ou se dispersent semblant défier les lois de la gravité avec une variation d’effets surprenante.

unspecified (2)

Circular inception, 2016, Plexiglas © Elias Crespin, à la Maison de l’Amérique latine

Les chorégraphies aériennes de ses sculptures électrocinétiques suggèrent un monde cosmique, une analogie évoquée par l’artiste lui-même, qui confie « avoir toujours été fasciné par la grandeur et l’organisation de l’univers. Comprendre comme tout fonctionne et interagit. ».

Selon lui, « la complexité technique de mon travail peut être envisagée comme une représentation de celle de l’univers, et le regard du spectateur à rapprocher de celui d’une personne qui observe et réfléchit à l’univers ». Les œuvres d’Elias Crespin instaurent un dialogue inédit avec le spectateur et suscitent l’apaisement, du fait de la lenteur observée des flux ondulatoires de ses sculptures.

Circuconcéntricos transparente 60, 2016 from Atelier Elias Crespin on Vimeo

Les mécanismes qui régissent ses sculptures électrocinétiques demeurent invisibles, comme un simple fil de nylon qui vient tendre, soutenir et élever les formes, tels des organismes qui tantôt s’assemblent et tantôt se décomposent, suggérant le cycle de la vie. D’une réalisation à l’autre l’artiste exploite les propriétés esthétiques de divers matériaux, la luminosité du Plexiglas, la finesse graphique du métal et les jeux de contraste entre le cuivre et le laiton.

Grâce à la monstration d’un ensemble exceptionnel d’œuvres conçues entre 2010 et 2016, dont certaines spécialement créées pour l’espace de l’institution, « Slow Motion » invite le spectateur à vivre une expérience perceptive intense, embarqué dans une danse lente aux rythmes aléatoires, des formes et de leurs ombres projetées suivant un cycle qui évoque celui de la vie, mais avec la promesse d’une renaissance éternelle.

unspecified (3)

Circular inception, 2016, Plexiglas © Elias Crespin, à la Maison de l’Amérique latine

ELIAS CRESPIN

21/02/2017 > 10/05/2017

Maison de l’Amérique latine

PARIS

Devenu aujourd’hui célèbre pour ses mobiles cinétiques programmés, le vénézuélien Elias Crespin, dans le cadre de l’exposition S...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE