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À la MEP, quand un photographe collectionne… d’autres photographes !

Agathe Lautréamont 9 février 2017

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Jusqu’au 9 avril prochain, la Maison Européenne de la Photographie programme une exposition en forme de voyage à travers le globe terrestre, en mettant à l’honneur un photographe qui porte une seconde casquette : celle du collectionneur. Bernard Plossu réalise des reportages à travers le monde et a été amené à collaborer avec des publications prestigieuses. Mais entre deux valises bouclées et deux avions bookés, il prend le temps de se livrer à une autre passion : celle de la collection. En février 2016, Plossu a fait don de sa collection à la MEP et en ce début 2017, l’institution parisienne la met enfin en lumière…

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Claude Batho, Le Couloir, 1970 © Claude Batho – MEP

Il faut croire que Bernard Plossu fait partie de ces artistes qui sont dévorés par leur passion ! Photographe français né au Viêt Nam en 1945, il consacre sa pratique au reportage et au voyage. Au cours de sa longue carrière, il eut l’occasion de traverser notre petite planète bleue de part en part, allant de la Belgique au Mexique en passant par l’Espagne et les États-Unis d’Amérique.

De ces rencontres et de ces confrontations avec des cultures et des atmosphères différentes, il a glané un sens esthétique certain, un œil aiguisé et surtout, une véritable passion pour les beaux clichés, qu’il a collectionné toute son existence. Des portraits, des paysages, de l’architecture, de l’abstrait… L’ensemble est aussi éclectique que beau, et c’est avec beaucoup d’hésitations que la MEP a finalement réalisé une sélection de cent soixante images à présenter au grand public en ce début de mois de février.

Car cette collection riche, Bernard Plossu en a fait don à l’institution culturelle parisienne il y a maintenant un an ; il était donc plus que temps de monter une exposition en remerciement, et en hommage, à ce cadeau précieux.

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Gilles Lepetit-Castel, Bruxelles, 2002 © Gilles Lepetit Castel – MEP

Ne cherchez pas les tirages numérotés d’une extrême rareté. Ne cherchez pas les œuvres que l’on croyait perdues puis miraculeusement retrouvées. Ne cherchez pas les pièces d’une préciosité exceptionnelles. Ne cherchez pas les tirages qui s’arrachent aujourd’hui à prix d’or. Vous n’en trouverez tout simplement pas.

L’idée est avant tout de découvrir les coups de cœur d’un photographe qui a roulé sa bosse aux quatre coins du monde. Comment une vie de voyage, de reportage, de rencontre, influence-t-elle la constitution d’une collection photographique ? Et surtout, comme organise-t-on cette collection lorsque l’on est soi-même photographe ?  Pour Bernard Plossu, la réponse fut évidente. Tous les photographes qui sont présents à travers leurs clichés dans cet accrochage ont été personnellement connus par Plossu.

La seconde unité que l’on peut déceler dans cet accrochage est celui de la taille des images : toutes les photographies exposées sont de petite taille, loin de la tendance au monumental qui domine aujourd’hui les modes artistiques. Dans l’accrochage de la MEP, le visiteur ne se sent donc pas écrasé par le gigantisme de l’installation, il n’est pas soufflé par ce qui se dresse devant ses yeux. Ici, une connivence est créée entre le visiteur de l’exposition et les coups de cœur du photographe voyageur et collectionneur.

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Baudouin Lotin, Mexique, 1982 © Baudouin Lotin – MEP

Comme dans un moment d’intimité, il est nécessaire de s’approcher, près, très  près des clichés présentés par la Maison Européenne de la Photographie. Il faut tenir son visage à quelques centimètres à peine du cadre pour parvenir à saisir toutes les nuances de blanc, de beige, de gris et de noir qui sont offertes par les pellicules argentiques ou les pixels numériques.

Et cette proximité est tellement agréable ! Car nous avons oublié ce possible de la proximité avec l’œuvre d’art. Aujourd’hui, il est question d’ « installation » qui va « investir », du sol au plafond, une pièce entière, parfois une salle d’exposition dans sa totalité. Et si l’artiste ne cherche pas à nous en mettre plein la vue, alors une barrière sera établie.

Une vitrine entourera l’œuvre, une bande blanche au sol indiquera jusqu’où le visiteur a le droit de s’approcher, mais pas plus ; au risque d’entendre une alarme stridente lui vriller le tympan. À la MEP, dans cette ravissante exposition, il existe une connivence, et ça fait du bien.

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Edouard Boubat, Saint Louis, 1983 © Edouard Boubat – MEP

LES RENCONTRES DE BERNARD PLOSSU

08/02/2017 > 09/04/2017

Maison Européenne de la Photographie (MEP)

PARIS

Bernard Plossu aime passionnément la photographie, les voyages et les rencontres. Depuis la fin des années 1960, à Paris, au Mexique, aux...

Exposition terminée
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