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Les musées d’Angleterre vont fêter la dépénalisation de l’homosexualité

Agathe Lautréamont 8 février 2017

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En 1967, passait une loi amenée à faire date dans l’histoire récente de l’Angleterre. Le Parlement britannique vota en effet le « Sexual Offences Act », un texte dépénalisant l’homosexualité. C’était il y a cinquante ans, seulement. Pour fêter l’anniversaire de cette loi, de nombreuses institutions culturelles à travers tout le Royaume-Uni prévoient des événements, expositions et rencontres ; pour se rappeler et surtout pour ne pas oublier que la vigilance est de mise, et que ces lois peuvent être remises en question à tout moment, à toute époque.

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Oscar Wilde © Wikimedia Commons

En 1967, un texte de loi était approuvé par le Parlement britannique. Que précise ce document ? Que sont décriminalisés les actes homosexuels entre deux hommes, ceux-ci devant être âgés au minimum de vingt-et-un ans. La loi s’applique en Angleterre et au Pays de Galles, mais pour l’Écosse et l’Irlande du Nord, il fallut encore attendre 1980 et 1982.

Cinquante ans ont donc seulement passé depuis la mise en place de cette loi, une loi récente dans l’histoire du pays que les musées, galeries et centres culturels à travers la Grande-Bretagne s’apprêtent à fêter comme il se doit.

Commençons le passage en revue de ce programme avec la National Portrait Gallery. Dans le musée londonien, on prévoit une exposition événement, consacrée à la scène gay au long des années 80, et qui ouvrira ses portes à partir du 9 mars : David Gwinnutt : Before we were men (« Avant d’être des hommes »).

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Virginia Woolf © Wikimedia Commons

Visibilité et reconnaissance

Un mois plus tard, il faudra se rendre du côté de la Tate Britain, puisqu’un accrochage d’ampleur, consacré à la scène queer de l’art britannique, ouvrira au public. L’exposition s’intitule « Queer British Art : 1861-1967 » et sera visible du 5 avril au 1er octobre 2017.

Cet événement de la Tate sera probablement l’accrochage le plus immanquable de cette saison-anniversaire. Et comme on pouvait s’y attendre, une étape de l’accrochage se consacrera, bien sûr, au procès intenté à l’écrivain Oscar Wilde. L’auteur de L’importance d’être constant écopa de deux ans de travaux forcés pour « grave immoralité » (« gross indecency ») en 1895, alors qu’il se trouvait au faîte de sa gloire.

Un bond dans le temps, et le visiteur sera propulsé dans la première moitié du XXe siècle,  à la rencontre du Bloomsbury Group, le club d’auteurs et d’intellectuels dont fit partie l’immense écrivaine Virginia Woolf. Curiosité à ne pas manquer : la porte de la cellule dans laquelle fut enfermé Oscar Wilde, à la prison de Reading, sera exposée aux côtés d’un des portraits du poète.

Portrait d'Antinoüs couronné provenant du sanctuaire de la Grande Mère à Ostie, palais Massimo alle Terme.

Antinoüs couronné, palais Massimo alle Terme © Wikimedia Commons

Parcourir l’histoire

Au British Museum, il se trame aussi quelques événements pour fêter le Sexual Offences Act. Une belle exposition, intitulée Desire Love Indentity : exploring LGBTQ histories (un titre que l’on pourrait traduire comme suit : « Désire, amour, indentité : explorer les histoires LGBTQ –Lesbiennes, gays, bisexuels, transexuels et queers- ») sera visible dans le fameux musée du cœur de l’Europe.

Toutes les pièces qui seront exposées dans le parcours muséal (allant d’une pièce de monnaie datant de l’époque de l’empire romain représentant Antinoüs, amant de l’empereur Hadrien jusqu’à un jeu de carte japonais de 1990 représentant des drag queens) viennent des fonds du musée. L’institution espère bien marquer les esprits avec un parcours d’ampleur, le plus complet mais surtout le plus impartial possible.

Hadrien (Musées du Capitole)

L’empereur Hadrien, Musée du Capitole © Wikimedia Commons

Art contemporain et revendications

Un peu plus au nord de Londres, à Manchester, le People’s History Museum a travaillé au long des mois précédents avec neuf conservateurs différents pour réaliser une exposition ambitieuse, qui reviendrait sur deux cents ans d’activisme au Royaume-Uni. L’exposition, Never Going Underground : the Fight for LGBT+ Rights, s’étirera entre le 25 février prochain et le 3 septembre.

La thématique n’est cependant pas aisée à aborder, car la lutte au travers des années pour la reconnaissance des droits des homosexuels n’est pas nécessairement classée, référencée et encore moins archivée. Ce qui explique le travail de longue haleine entrepris par le musée de Manchester afin de mener à bien cette exposition. Un travail de recherche, de prise de contact et de négociations.

Enfin, Liverpool va également prendre part aux célébrations via la Walker Art Gallery, dans un accrochage qui cherchera à montrer comment les artistes anglais ont répondu aux différentes formes de discrimination, puis à la soudaine dépénalisation de l’homosexualité.  Voilà donc un programme culturel et artistique d’ampleur, qui animera l’Angleterre jusqu’à l’automne prochain !

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