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À la Maison de Balzac, l’art illustre un roman…

Agathe Lautréamont 27 janvier 2017

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Une passion dans le désert… En 1830, Honoré de Balzac publie dans La revue de Paris un court roman, presque une nouvelle, appelé à faire scandale. L’œuvre Une passion dans le désert raconte l’histoire d’un soldat de l’armée napoléonienne qui, égaré dans le désert du Sahara, trouve refuge dans une grotte où a élu domicile une panthère. Entre l’homme et l’animal se nouera une relation complexe, étonnante, presque charnelle. La critique de l’époque s’est enflammée, pourfendant une œuvre immorale. Plus d’un siècle plus tard, les artistes se sont emparés de cette intrigue. Et c’est cette nouvelle appropriation qu’expose aujourd’hui la Maison de Balzac.

Panthère debout, se retournant

Paul Jouve (1878-1973), Raymond Haasen . Panthère debout, se retournant. 1949. Paris, Maison de Balzac.

Alors que la campagne d’Égypte de Napoléon Bonaparte bat son plein, un soldat de l’armée du général s’égare dans l’immensité désertique et brûlante du Sahara. Épuisé, désespéré, le personnage principal de l’intrigue parvient à trouver refuge dans une grotte providentielle, qui lui offre un refuge inespéré et de l’ombre salvatrice. Malheureusement, les lieux sont déjà habités… par une panthère.

Les deux êtres se jaugent, s’observent, hésitent. Finalement, une amitié étrange va se nouer entre le soldat et le grand félin. L’humain modifie peu à peu son regard sur le fauve qui se trouve devant lui. Au XIXe siècle, les grands félins sont présentés comme des bêtes féroces, sanguinaires et cruelles. Pourtant, l’attitude de la panthère révèle une sorte de confiance vis-à-vis de son hôte, qu’elle accueille bien volontiers dans sa grotte et lui sauve, ainsi, la vie.

Le soldat rebaptise la panthère Mignonne, la caresse, l’apprivoise, lui montre mille et un signes d’affection que l’animal accepte et reçoit bien volontiers, jusqu’à l’établissement d’une véritable communion entre les deux créatures.

Aigle volant, 2e partie

Paul Jouve (1878-1973), Raymond Haasen . Aigle volant, 2e partie. 1949. Paris, Maison de Balzac

Et c’est là que le basculement a lieu et que l’on comprend véritablement le titre de l’ouvrage. Une passion dans le désert, car en effet une passion naît entre l’homme et la panthère. Tandis que le soldat commence à projeter sur l’animal les qualités féminines qu’il appréciait chez son ancienne maîtresse, la bête se révèle toujours plus caressantes, demandeuse du contact de la main et des bras du soldat… jusqu’à l’issue tragique de la nouvelle où l’homme poignarde l’animal, après que celui-ci a montré un geste affectueux compris comme une forme de violence par l’humain.

L’animal dans toute sa beauté est sacrifié, l’humain demeure seul dans le désert à regretter amèrement son geste, son coup de folie, son incapacité à chercher à comprendre la réaction du félin. L’œuvre d’Honoré de Balzac bien sûr, fit scandale au moment de sa publication en 1830, les critiques et analystes de la première moitié du XIXe siècle ayant estimé que le sujet était par trop licencieux pour être lu de la bonne société conforme à la morale. Aujourd’hui, cet ouvrage de l’auteur de La Comédie Humaine est quasiment tombé dans l’oubli.

Panthère marchant face

Paul Jouve (1878-1973), Raymond Haasen . Panthère marchant, face. 1949. Paris, Maison de Balzac

Pourtant, en 1949, le peintre et céramiste Paul Jouve, s’est lui aussi pris de passion pour la magnifique panthère décrite par Balzac plus de cent ans plus tôt. Fasciné par l’histoire déroutante, insolite, mais admirablement menée par l’auteur de César Birotteau, le fils de l’illustre photographe Auguste Jouve réalisa une série de gravures, destinées à illustrer une nouvelle édition de luxe de l’œuvre ,à tirage très limité…

Une partie de ces gravures est aujourd’hui exposée à la Maison de Balzac, présentée parmi les collections permanentes de l’institution de l’ouest parisien. C’est là une plongée intéressante dans le processus créatif de l’artiste : le parcours temporaire proposé par le musée expose également les matrices en cuivre ainsi que plusieurs esquisses préparatoires de la main de Paul Jouve. Ses panthères, aux grands yeux éclatants, aux formes rondes et sinueuses, aux détails précis et flous à la fois, évoquent le style de William Blake.

Bédouin sur un chameau

Georges Guyot (1885-1975). Bédouin sur un chameau. 1938. Paris, Maison de Balzac

Mais plus surprenantes encore sont les peintures accrochées dans le musée au long du parcours de visite. Elles sont au nombre de treize, toutes réalisées en 1964 à Paris par le trio d’artistes composé de Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati. Issues du mouvement de la Figuration Narrative, ces œuvres cherchent à rendre sensible la durée dans l’art en utilisant des séquences ou des séries.

Ce groupe, revendiquant un rôle politique et se montrant très virulent envers l’essor de la société de consommation, révèle ici des toiles d’une grande beauté, aux couleurs vibrantes et saisissantes.

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