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Les « Femmes de Venises » de Giacometti réunies pour la première fois en mai à la Tate Modern

Agathe Lautréamont 24 janvier 2017

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Alberto Giacometti (1901-1966) n’en finit pas de fasciner le petit monde de l’art. Tandis qu’à Paris s’achève une belle exposition au Musée Picasso évoquant les liens entre les deux génies espagnol et italien, la Tate Modern de Londres est déjà sur le pied de guerre pour préparer un nouvel événement dédié au maître de la sculpture moderne. Et à cette occasion, des sculptures qui n’avaient plus été exposées ensemble depuis soixante ans seront enfin réunies…

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© Life Magazine

Elles sont six. Six femmes filiformes, noueuses, dans toute la splendeur de leur nudité, créées directement dans le plâtre par les mains expertes d’Alberto Giacometti, à l’occasion de la Biennale de Venise de 1956. Depuis soixante ans, ces œuvres n’avaient plus été exposées côte à côte, dispersées qu’elles étaient dans diverses collections.

Mais ce printemps à Londres, la Tate Modern ouvrira les portes de sa nouvelle exposition dédiée à Giacometti qui rassemblera pour l’occasion ces « Femmes de Venise » présentées une nouvelle fois ensemble au public. Elles seront entourées d’autres créations rares de l’artiste, à l’image de deux autres sculptures issues de la même série, que l’artiste italien avait créées à l’occasion d’une exposition pour le Kunsthalle de Berne, un peu plus tard dans la même année.

De nos jours, les longilignes sculptures en bronze d’Alberto Giacometti sont considérées comme faisant partie des œuvres d’art les plus importantes du XXe siècle. L’homme au doigt, créé en 1947, est entré dans l’Histoire en devenant l’une des sculptures les plus chères au monde, lorsqu’elle passa sous le marteau d’une vente aux enchères pour la somme de 105 millions d’euros.

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Alberto Giacometti, L’homme au doigt, 1947 © Wikimedia Commons

Mais aux côtés de ces travaux réalisés dans le bronze, Giacometti a également fait part d’une surprenante créativité via l’argile et le plâtre ; deux matières moins nobles et dont les productions sont logiquement moins connues du grand public. C’est cette méconnaissance que la Tate Modern cherchera à corriger grâce à son événement culturel du printemps prochain.

Frances Morris, directrice de la Tate Modern et curatrice de cette rétrospective (qui se tiendra du 10 mai au 10 septembre 2017) a précisé ses intentions au journal en ligne The Art Newspaper : « On considère toujours Giacometti comme un artiste du bronze, mais bien entendu, le bronze n’est que le résultat final d’un processus qui a commencé avec des matières plus informelles, plus liquides. Il a commencé à travailler le bronze parce que le grand public souhaitait collectionner ses œuvres, mais il n’était pas véritablement intéressé par la fonte, contrairement à son frère Diego, à qui il s’en remettait pour surveiller cette opération. »

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Alberto Giacometti, L’homme qui marche I, 1960 © DR

Il aura fallu trois grosses semaines à Giacometti pour mouler chacune des six Femmes de Venise dans l’argile, avant de les créer en plâtre puis d’en retravailler la surface à l’aide de la lame d’un couteau. Certaines sculptures ont ensuite été peintes en rouge et en noir, des détails qui se perdent sur les versions en bronze des femmes longilignes. Comme modèle, Giacometti s’inspira de sa compagne, Annette. À l’heure actuelle, les sculptures sont en restauration en vue de la tenue du grand événement de la Tate Modern de Londres. Après l’exposition, en septembre prochain, les plâtres seront rendus à la Fondation Alberto & Annette Giacometti, basée à Paris. Trop fragiles, elles ne seront pas exposées ailleurs.

Une autre branche de l’exposition sera consacrée à l’exploration des liens étroits entretenus par Giacometti avec l’Histoire de l’art. Dans sa riche bibliothèque, dans laquelle il plongeait chaque jour, il ne cessait de lire, relire, puis griffonner au crayon des croquis inspirés de l’art égyptien, africain, de la sculpture des Cyclades… L’artiste italien voyait le monde à travers l’exemple du passé. Pour révéler ces centres d’intérêt au grand public, pas moins de deux cent-cinquante œuvres seront réunies à la Tate ; des créations de jeunesse comme Tête de Femme (1926) à de grands classiques en bronze comme L’homme qui marche (1960).

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