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François Morellet et ses amis : le portrait plein de vie d’une exposition posthume

Jéremy Billault 23 janvier 2017

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Quelques mois seulement après sa disparition, François Morellet est mis à l’honneur dans une exposition. Préparée avec lui de son vivant, organisée à titre posthume, l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Chambéry est un véritable portrait de l’artiste, un hommage involontaire que l’on savoure avec la force et l’amertume des circonstances .

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© DR

Une exposition modeste mais un grand moment d’émotion. Celle d’une grande première et celle d’un adieu. Jusqu’en avril prochain, le musée des Beaux-Arts de Chambéry présente une exposition très particulière, une exposition consacrée à François Morellet et à ses amis artistes à la fois créée à ses côtés et achevée à titre posthume. Disparu en mai dernier quelques jours après son 90ème anniversaire, l’artiste avait réalisé il y a quelques années une oeuvre in situ pour le musée de Chambéry, un fantôme de Malevitch éclaté et incrusté dans l’architecture du musée. Trente ans plus tard, Morellet est à nouveau invité à créer une exposition autour de lui, de ses amis artistes et de ceux qui font partie de sa collection personnelle. Une dernière participation que nous, visiteurs, pouvons difficilement admirer autrement que sous la forme d’un adieu et d’un hommage.

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                                           Sol LeWitt, Serial project n°1, A 4, 1966, collection Institut d’art contemporain Rhône-Alpes

Nous n’avons donc pas affaire à la rétrospective que certains pourraient attendre (et qui arrivera probablement bientôt) mais à une exposition modeste, intime et fatalement très émouvante. Les œuvres de François Morellet, parmi lesquelles quelques néons épileptiques, côtoient celles de ses connaissances, celles qu’il aimait, celles de ceux qui l’aimaient, celles qui lui appartenaient. Ainsi apparaissent à nos yeux ses plus belles relations humaines et artistiques, notamment celle qu’il entretint pendant de longues années avec son grand ami Ellsworth Kelly, né quelques jours après lui, mort quelques mois avant lui. Une amitié dans laquelle baigne particulièrement une toile, offerte par Kelly au couple Morellet, pour Noël, et créée pour l’occasion. Deux génies se rencontrent sous nos yeux en toute modestie.

Le parcours de l’exposition se poursuit tranquillement dans les méandres des facéties de François Morellet : des esquisses au trait touchant succèdent à des œuvres de grande envergure, le tout entouré de ses artistes favoris, de ceux qu’il a connus, de ceux qu’il a admirés et qu’il accrochait chez lui . Imaginée du vivant de l’artiste, ouverte à titre posthume, l’exposition a eu la délicatesse de rester ce qu’elle devait être, à savoir l’hommage de Morellet aux artistes qui ont marqué sa vie. Le hasard de cette vie nous porte à voir cet hommage comme le portrait d’un homme par sa passion, son art et son entourage, un portrait sur lequel resplendissent l’humour, l’esprit et la grâce de ce qu’il était. Difficile d’imaginer un plus bel hommage.

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