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Shepard Fairey diffuse une série d’affiches à télécharger pour les manifs anti-Trump

Agathe Lautréamont 20 janvier 2017

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Nous avons tous en mémoire cette image aux tons vifs et contrastés, rouge, bleu et jaune, créée par le street-artist Shepard Fairey en 2008 estampillée « HOPE », à l’occasion de la campagne présidentielle de Barack Obama. Un peu plus de huit ans après ce coup de maître qui avait permis à l’artiste de rue de voir sa notoriété exploser, Shepard Fairey (aka Obey) revient dans l’arène politique, mais cette fois pour critiquer et non soutenir un homme d’état. Sa nouvelle campagne, « We The People », vise en effet le discours clivant du nouveau président, Donald Trump, qui doit être investi en ce vendredi 20 janvier.

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 Une des affiches diffusées par Shepard Fairey

Shepard Fairey n’a pas choisi le titre de sa nouvelle campagne artistique au hasard. « We The People » sont en effet les premiers mots du préambule de la Constitution des États-Unis d’Amérique. Tout un symbole donc, brandi et placardé sur des affiches afin de scander que le monde de l’art rejette profondément le nouveau président élu Donald Trump, dont la campagne fut profondément marquée par un discours clivant, frisant parfois même avec le sexisme et le racisme.

Reprenant le code couleur de sa célébrissime affiche « Hope » qui représentait le démocrate Barack Obama, Shepard Fairey livre cette fois-ci un message fort, une opposition ferme au Républicain qui s’apprête à entrer ce vendredi 20 janvier à la Maison Blanche : Donald Trump, porté au pouvoir par les électeurs américains malgré une campagne qui aura été marquée du sceau de la polémique.

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© Shepard Fairey, 2017

Des centaines de milliers d’américains opposants au Président nouvellement élu ont déjà manifesté avant la cérémonie d’investiture et comptent le refaire pendant et après un grand raout que les observateurs annoncent déjà comme le plus cher de l’histoire des USA : une festivité à 175 millions de dollars, tout de même.

Et c’est justement à destination de ces opposants, qui vont protester contre la vision nationaliste et clivante du pays de Donald Trump, que Shepard Fairey a conçu cette série d’affiches. Face au président Trump, que Fairey et de nombreux citoyens rejettent, il fallait trouver un nouveau message d’espoir.

Aujourd’hui, ce n’est plus l’homme politique qui représente cette espoir, mais ceux qui élisent leurs représentants, le peuple. Mais « We the people » ne fait pas seulement référence à la Constitution Américaine, ce petit bout de phrase peut également se comprendre comme « chacun d’entre nous » ou « tout le monde ».

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© Shepard Fairey, 2017

Les affiches de Shepard Fairey cherchent à représenter les États-Unis dans leur diversité ethnique, culturelle, confessionnelle. On trouve ainsi un petit garçon afro-américain, une amérindienne aux revendications territoriales (l’affiche précise « Nous étions là avant » et « people » a été remplacé par « resilient », ce qui signifie « résistant »), un couple sur le point de s’embrasser…

L’idée n’est plus de séparer, de critiquer, d’opposer, mais plutôt de réunir. Fairey vante l’amour, l’union, l’unité, afin de mieux pointer du doigt ce qu’il considère comme une impasse partisane. Tout un chacun peut dès aujourd’hui imprimer les affiches en haute-définition s’il souhaite tirer sa propre pancarte.

Des activistes quant à eux se chargent à l’heure actuelle de distribuer ces affiches aux sortis de métro et autres points stratégiques de la ville de Washington. Certains journaux à la ligne démocrate se sont engagés à reproduire les œuvres de Fairey dans leurs colonnes.

Art Strike

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 © Jessica Sabogal – Shepard Fairey, 2017

Mais l’action de Shepard Fairey s’inscrit en vérité en parallèle à une campagne anti-Trump beaucoup plus vaste. Alors que le président élu va prêter serment aujourd’hui, de nombreuses autres actions sont prévues en ce jour d’investiture. Ainsi, un nombre conséquent de galeries d’art et de musée ont symboliquement décidé de fermer leurs portes.

Le mouvement, nommé « Art Strike » (littéralement « grève de l’art ») rassemble des institutions diverses et variées que le site Hyperallergic a rassemblées dans une longue liste.  Enfin, le lendemain, samedi 21 janvier, une grande marche devra également se tenir à Washington.

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