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Il y a 178 ans, naissait Paul Cézanne…

Agathe Lautréamont 19 janvier 2017

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Le 19 janvier 1839, il y a exactement 178 ans, naissait l’artiste Paul Cézanne. Impressionniste, post-impressionniste, cubiste ? Peut-être était-il tout cela à la fois. Le peintre du sud de la France a marqué son époque de sa touche colorée, épaisse, mais aussi par ses innovations. Il fut en effet un des premiers à faire usage de la géométrie dans ses portraits, à tel point que les générations futures ont été amenées à le considérer comme un des précurseurs du mouvement cubiste qui allait naître au cours de la première moitié du XXe siècle. Attardons-nous aujourd’hui sur cette figure majeure de l’Histoire de l’art.

Autoportrait (1875), huile sur toile (66 × 55 cm), collection particulière

Paul Cézanne, Autoportrait, 1875 © collection particulière

Son père le destinait à une carrière dans le droit, Paul Cézanne se tourna vers l’art. Ayant suivi toutes ses études à Aix-en-Provence, il se bâtit une solide culture artistique et classique, tandis qu’à la même époque, il se liait d’amitié avec l’écrivain Émile Zola. En 1861, l’artiste effectua son premier séjour parisien où il se lia d’amitié avec des artistes comme Pissarro et Guillaumin, mais il échoua au concours d’entrée de l’École des Beaux-Arts.

Mais si ce passage dans la bohème artistique parisienne n’aura pas apporté le succès escompté, au moins a-t-il conforté Paul Cézanne dans ses espoirs de carrière : il sera peintre et rien d’autre. Les premières années de formation artistiques sont florissantes pour Cézanne sur le plan relationnel, puisqu’il croisa la route de grandes figures de l’art de son siècle comme Sisley, Monet, Bazille, Renoir, Manet… Il alterna les allers-retours entre Paris et le sud de la France, passant ses journées à la capitale au Louvre pour y remplir des carnets de croquis, affirmant son style ainsi que son œil.

Nature morte au pichet vert (1865). Cézanne sous l'influence de Zurbaran et des maîtres espagnols.

Paul Cézanne, Nature morte au pichet vert, 1865 © Collection Particulière

Un œil, d’ailleurs, qui rejette au cours des premières années la volonté de modernité propre à l’Impressionnisme. Ce qui plaît à Cézanne, c’est la violence romantique d’un Delacroix ou les paysages ténébreux d’un Gustave Courbet. Mais autodidacte, Cézanne manque d’assurance dans son geste, et ses tableaux conserveront toujours une certaine maladresse qui aujourd’hui est considérée comme faisant partie intégrante de sa touche si atypique.

Un style maladroit qui ne l’empêche cependant pas de présenter de nombreuses œuvres au Salon de Pari : à l’exception d’une, elles seront toutes refusées. Cézanne ne se découragea cependant pas face à ses refus obstiné, continuant de peindre de façon prolifique et s’essayant à tous les sujets : du portrait au paysage en passant par la nature morte et quelques scènes historiques.

Paul Cézanne, Les Joueurs de cartes, 1892 © Institut Courtauld, Londres

Installé à Pontoise puis à Auvers-sur-Oise à compter de l’année 1872, l’artiste s’essaya à la peinture sur motif sous l’influence de Camille Pissarro. Les deux amis eurent une production intense, vivifiés par la campagne de l’Île-de-France et c’est seulement à cette époque que Cézanne accepta de s’ouvrir à l’impressionnisme, tout en gardant comme souci une représentation la plus exacte possible de la nature.

Mais son enthousiasme ne survécut pas aux deux expositions impressionnistes de 1874 et 1877, où les toiles qu’il envoya pour l’événement furent très mal reçues par le public ainsi que les critiques. Ces échecs poussèrent Paul Cézanne à ne plus jamais participer aux expositions impressionnistes ainsi qu’à s’éloigner sensiblement de ce cénacle d’artistes.

Nature morte aux sept pommes vers 1877-1878. Cette étude de la

Paul Cézanne, Nature morte aux sept pommes, vers 1877-1878 © Collection particulière

Ce ne fut que vers la fin des années 1870 que Paul Cézanne parvint à trouver et entériner véritablement son style artistique. Aux Impressionnistes qu’il n’appréciait pas au début de sa carrière, il emprunte une focalisation sur la vision, mais se détache de ce mouvement en refusant de se limiter à peindre l’impression d’un paysage. Il cherche le durable, le solide, le palpable.

Les couleurs deviennent profondes, les formes sont exécutées sans véritable séparation nette et franche, les touches de couleurs sont apposées légèrement, mais pourtant se dégage des œuvres une sensation de grande cohérence, une vision d’ensemble évidente. Pourtant, ses œuvres furent très rarement exposées au public de son vivant, hormis quelques exceptions comme l’Exposition Universelle de 1889.

Il faudra attendre 1895 pour qu’une rétrospective organisée par Amboise Vollard le jette sur le devant de la scène et lui permette d’être enfin reconnu et apprécié. Il est redécouvert de ses anciens amis et admiré de la jeune garde artistique (comme Maurice Denis ou Émile Bernard). Sa célébrité alla croissant, s’affirmant, grâce au travail des amateurs et des collectionneurs. Aujourd’hui, Paul Cézanne est une figure centrale de l’Histoire de l’art.

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