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Iconomania : l’art contemporain et le numérique en question au Maif Social Club

Laura Bourdon 13 janvier 2017

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Du 13 janvier au 31 mars 2017, le nouvel espace culturel Maif Social Club situé dans le quartier historique du Marais accueille son exposition inaugurale, Iconomania. La commissaire d’exposition Florence Guionneau-Joie a réunit une quinzaine d’artistes contemporains internationaux, tous sensibles à l’image et particulièrement aux mutations que l’ère numérique engendre sur celle-ci.

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Cyprien Quairiat, Zoning seen from the sky, 2010, installation interactive © Cyprien Quairiat

Le nouvel espace culturel Maif Social Club a pris possession d’un bâtiment industriel du XIXe siècle entièrement rénové dans le quartier du Marais, rue de Turenne. Au programme ? Une offre culturelle centrée sur l’innovation sociétale, par le biais d’expositions trimestrielles, de cycles de conférences et d’ateliers thématiques. Pour son exposition inaugurale, le Maif Social Club a fait appel à Florence Guionneau-Joie pour orchestrer une exposition qui interroge l’image et les bouleversements qu’elle traverse à l’ère numérique.

Comment les artistes contemporains s’emparent-ils de la culture numérique ? Quel usage en font-ils ? Comment participent-ils à son développement ? Autant d’interrogations que soulève Iconomania, qui s’intéresse au traitement de l’image aujourd’hui et notamment à ses problématiques de transformation, de transmission et de représentation sociale.

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Samuel Bianchini, All over, 2009, dispositif sur internet et installation © Creasource / Corbis – Courtesy de l’artiste

Qu’ils soient ou non issus de la culture digitale, les artistes manipulent les nouvelles technologies, ils les récupèrent et se l’approprient donnant jour à des œuvres parfois hybrides qui participent à l’essor de la création numérique. Les vues Google Earth de Philippe Cognée, les zonings sensibles de Cyprien Quairiat sont tant de nouveaux moyens de lecture de notre monde. A partir du réseau de partage de données, l’artiste Jean-Claude Ruggirello collecte une multitude d’images aux couchers de soleils. De ces images, il crée une vidéo sonore sans caméra, un long panoramique défilant tel un flux hypnotique d’une intensité inattendue.

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Fade, 2013, vidéo sonore © Jean-Claude Ruggirello – Courtesy galerie Papillon, Paris

Depuis les années 80 l’art contemporain s’empare aussi du digital comme outil de transmission ; réinventant de nouveaux outils et systèmes alternatifs de communication. L’exposition met notamment en lumière l’installation poétique et polysensorielle de Gregory Lasserre et Anais met den Ancxt alias Scenocosme, un jardin composé de véritables plantes musicales qui réagissent à nos frôlements. Lorsque le spectateur les effleure : elles se mettent à « chanter ». En rendant audible ce qui échappe à notre perception, Scenocosme propose une expérience sensorielle entre végétal et technologie numérique, rappelant que notre environnement est fait non-pas d’éléments inertes mais bien vivants, et réactifs.

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Akousmaflore, 2007, installation interactive sonore © Scenocosme, Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt

Quant à l’installation de Laurent Mignonneau et Christa Sommerer, pionniers de l’art interactif, elle est une réflexion autour de notre rapport au réel et la culture du selfie. L’écran révèle un essaim de mouches (10 000 au total), qui réagit et reproduit le portrait de la personne située devant la caméra. Dans une dynamique subtile d’apparition et de disparition, le portrait qui se dessine à l’écran est sans cesse redéfini, suivant les mouvements du spectateur. Le choix de la « mouche » n’est pas le fruit du hasard, l’insecte a été sélectionné pour sa signification sous-jacente, rappelant la fugacité et la temporalité de la vie. L’installation se lit comme une mise en garde quant au processus contemporain de dématéralisation du monde.

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Portrait on the fly, 2016, installation interactive © Laurnet Mignonneau – Courtesy galerie Charlot

De nombreux ateliers et conférences accompagneront cette exposition qui, devant le flux exponentiel des images auxquelles nous faisons quotidiennement face, s’ancre pleinement dans l’ère du temps ; elle nous démontre à quel point le numérique façonne notre environnement et nous invite à repenser notre rapport au monde et à sa matérialité.

Iconomania, du 13 janvier au 31 mars 2017, Maif Social Club, 37 rue de Turenne, Paris 3e

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