Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 PHOTOGRAPHISME

08/11/2017 > 29/01/2018

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_2 ANDRÉ DERAIN, 1904 - 1914

04/10/2017 > 29/01/2018

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_3 LA FOLIE EN TÊTE

16/11/2017 > 18/03/2018

Maison de Victor Hugo - PARIS
expo_cercle_5 DEGAS

28/11/2017 > 25/02/2018

Musée d'Orsay - PARIS

LA NEWSLETTER

Italie : Facebook censure la photo d’une statue du XVIème siècle

Agathe Lautréamont 5 janvier 2017

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Elle vous avait manqué ? Pas de panique, la voici de retour pour 2017 et plus en forme que jamais ! Nous voulons parler, bien sûr, de la censure de Facebook exercée contre les œuvres d’art… Après avoir suspendu des comptes d’internautes ayant posté L’origine du monde de Gustave Courbet ou un touriste ayant photographié la Petite Sirène dans le port de Copenhague, voici l’histoire d’une italienne qui a vu sa photo d’un Neptune vieux de cinq cents ans censurée pour nudité explicite…

neptune

Jean de Bologne, Neptune, 1560 © Wikimedia Commons

Sexuellement explicite. Voilà la seule observation dont sont capables les algorithmes de Facebook lorsqu’il est question d’admirer une statue en bronze du XVIe siècle représentant le dieu de la mer Neptune, trônant fièrement au cœur de la Piazza del Nettuno, dans la ville de Bologne.

C’est en tout cas ce qu’a pu constater à ses dépens une journaliste italienne, Elisa Barbari, qui avait choisi une photo de ce fier Neptune pour illustrer sa page Facebook consacrée à l’histoire et au patrimoine de la ville de Bologne. Car c’était sans compter sur les automatismes qui réseau social qui, dès qu’ils croisent une paire de fesses rebondie, monte au créneau et censure dans la foulée.

neptune-2

Jean de Bologne, Neptune, 1560 © Wikimedia Commons

Car les règles d’utilisation du réseau social américain sont très claires : il est interdit de poster sur son compte privé ou professionnel des photographies sexuellement explicites et qui révèlent une part trop importante de corps dénudés.

Montrer des nus est interdit, même dans un but artistique ou éducatif. Voilà pour l’Histoire de l’art. Face à cet abus, le sang d’Elisa Barbari n’a fait qu’un tour : elle a reposté l’image de son dieu latin, accompagné de la légende : « Oui à Neptune, non à la censure ».

L’œuvre, représentant le dieu latin de la mer Neptune armé de son trident, est une sculpture datant de 1560 et créée par le grand sculpteur d’origine flamande Jean de Bologne, surnommé Giambologna.

cop

Edvard Eriksen, La Petite Sirène, 1913 © DR

Cela fait donc près de cinq cents ans que la fière divinité domine cette place italienne très passante et il aura fallu attendre 2017 pour que quelqu’un trouve quelque chose à redire sur sa nudité. En l’occurrence, le géant de la pudibonderie Facebook.

Face au tollé provoqué par cette censure, un porte-parole du réseau social a présenté ses excuses. Dans un communiqué, il est précisé : « Notre équipe doit vérifier chaque semaine des millions d’images et parfois, il arrive que l’on en supprime certaines par erreur. Cette image ne viole pas notre règlement. Nous nous excusons pour cette erreur et signalons à l’administratrice de la page qu’elle peut conserver cette image. »

cour2

Gustave Courbet, L’origine du monde, 1866 © Musée d’Orsay

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que le réseau social se retrouve au cœur de ce type de polémique. L’année dernière, un utilisateur norvégien du site avait retrouvé son compte suspendu à sa grande surprise. En cause : il avait publié sur son journal la fameuse photographie (lauréate du Prix Pulitzer) prise par Nick Ut lors de la guerre du Vietnam, où l’on voit une petite fille nue fuir son village brûlé au napalm.

Au départ, Facebook refusa de faire machine arrière, estimant que la photographie prise en 1972 ne respectait pas les règles émises, avant de se rétracter, reconnaissant finalement la valeur historique du cliché. En janvier 2015, c’était La Petite Sirène du port de Copenhague qui avait été priée d’aller se rhabiller par le réseau social. Puis, en 2016, L’origine du monde de Courbet avait connu le même sort…

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE