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Les musées de Florence face aux risques sismiques

Agathe Lautréamont 3 janvier 2017

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Aux mois d’août et d’octobre 2016, d’importants séismes ont frappé l’Italie. Le premier a touché la province de Rieti (Latium), tandis que le second s’est concentré sur les régions des Marches et de l’Ombrie. Les victimes sont importantes et le patrimoine italien a considérablement souffert de ces secousses, situées entre 5.4 et 6.2 sur l’échelle de Richter. Face aux grondements de la Terre, que peut faire l’homme pour protéger les sites historiques et les œuvres d’art ? Alors que l’année 2017 débute à peine, l’Italie semble décidée à prendre le taureau par les cornes.

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Le David de Michel-Ange © Wikimedia Commons

En ce début d’année 2017, l’intention des autorités italiennes semble claire : les drames des mois d’août et d’octobre 2016 ne doivent plus jamais se reproduire. Si bien sûr il est impossible d’empêcher un tremblement de terre, il est cependant possible de les anticiper, s’y préparer et protéger au maximum ce qui doit l’être.

À Florence, en région Toscane, des experts sont en train de réaliser des tests afin d’évaluer la résistance aux secousses sismiques des trésors historiques de la ville, alors que l’Italie panse encore les plaies de la fin d’année 2016 : près de trois cents personnes avaient péri dans ces tremblements de terre, et de nombreux bâtiments historiques ont grandement souffert des colères de la Terre, à commencer par la basilique Santa Benedicta, dans la ville de Norcia.

L’église Santa Maria del Fiore © Wikimedia Commons

Ces désastres humain comme matériel ont en effet ravivé un débat crucial pour les experts du milieu culturel de Florence : la faiblesse des chevilles du célèbre et imposant David, par Michel-Ange, sculpté entre 1501 et 1504 et actuellement conservé au sein de la Galerie de l’Académie de Florence. En effet, en 2014, des scientifiques issus du Conseil de Recherche National d’Italie ont tiré la sonnette d’alarme au sujet de la résistance de l’immense statue, chef-d’œuvre de la Renaissance italienne.

La sculpture, pesant tout de même près de cinq tonnes, montrait en effet des microfissures au niveau des mollets et des chevilles, prouvant qu’il existe un risque que l’œuvre s’effondre un jour sous son propre poids. Suite à cette révélation, la directrice de la Galerie de l’Académie Cecile Hollberg (en partenariat étroit avec le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini) a lancé un plan de recherche en vue de la création de solutions de préservation d’urgence en cas de secousse sismique.

De son côté, l’architecte Fernando de Simone travaille sur la création d’un musée 100% antisismique, qui accueillerait les plus grandes œuvres de la Renaissance italienne en vue de les préserver totalement de tout tremblement de terre.

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Le campanile de Giotto © Wikimedia Commons

Dans le même temps, des inquiétudes ont été soulevées au sujet du Campanile de Giotto, élément architectural le plus célèbre de l’église Santa Maria del Fiore, un édifice dont les travaux ont débuté en 1296. Une équipe de chercheur a été engagée pour travailler sur ses fondations, les matériaux utilisés pour sa construction et sa possible résistance sismique.

L’étude, qui devrait rendre ses conclusions à l’automne 2017, devrait entre autre présenter une carte précise de toutes les fissures et microfissures présentes sur le monument de 85 mètres de haut se dressant au cœur du centre historique de Florence. Cette équipe de chercheurs est d’ailleurs chapotée par Francesco Gurrieri, qui avait déjà travaillé sur la préservation de la fameuse Tour de Pise.

Le gouvernement italien a déposé une requête auprès de l’Union Européenne pour demander une aide financière à la reconstruction des bâtiments détruits par les séismes de 2016. Pour le moment, la somme de trente millions d’euros a été avancée par le Fonds de solidarité de l’Union Européenne, en décembre dernier.

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