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La Dame à l’Hermine de Léonard de Vinci achetée par l’État Polonais

Agathe Lautréamont 29 décembre 2016

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C’est un tout petit tableau peint par un très grand nom de l’Histoire et qui fait la fierté du château du Wawel, à Cracovie. La Dame à l’Hermine, peinte par Léonard de Vinci, est exposée depuis 2012 dans cette grande ville du sud de la Pologne et est un bien précieux pour le rayonnement culturel de la ville. Si précieux, que l’État polonais vient d’annoncer son rachat ! Une transaction qui fait la une de la presse du pays mais dont les détails demeurent encore nimbés de mystères…

Portrait of Cecilia Gallerani (Lady with the Ermine), about 1488

Léonard de Vinci, La Dame à l’Hermine, vers 1488-1490 © Wikimedia Commons

Probablement peinte entre 1488 et 1490, cette huile sur un fin panneau de noyer n’en finit pas de fasciner les historiens de l’art. Pour eux, ce portrait d’une élégante dame italienne représente ni plus ni moins le tout premier portrait moderne dans l’Histoire. En effet, le visage de Cecilia Gallerani, maîtresse du duc de Milan Ludovico Sforza, n’est pas strictement représenté de face ou de profil comme cela se faisait encore dans la peinture du XVe siècle.

Ici, Léonard de Vinci peint la jeune femme avec des traits pris au naturel, de trois-quarts face, le regarde perdu vers la gauche de la composition ; une innovation pour la Renaissance artistique italienne. L’œuvre serait donc, selon toute vraisemblance, une commande de la part de Sforza à Léonard de Vinci, dans le but d’immortaliser les traits fins de son amante, femme de lettre brillante et influente dans le duché de Milan.

L’hermine que la jeune femme tient dans ses bras est un symbole évident de pureté, mais pourrait également renvoyer à Ludovico Sforza lui-même, étant donné que le Duc était décoré de l’Ordre de l’Hermine et affichait le petit animal dans ses armes. L’œuvre resta probablement la propriété de Cecilia Gallerani jusqu’à sa mort survenue en 1536. Puis, pendant plus de 250 ans, on perd la trace de l’œuvre ; jusqu’à ce que celle-ci soit acquise en 1798 par le prince Adam Jerzy Czartoryski, afin d’en faire cadeau à sa mère la princesse Izabela Czartoryska. L’huile sur bois fut ensuite intégrée dans les collections de la famille Czartoryski, en 1800.

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La Dame à l’Hermine, exposée en 2011 à la National Gallery © Carl Court – AFP

On l’aura compris, l’œuvre de taille modeste est précieuse, les portraits féminins de Léonard de Vinci se comptant sur les doigts d’une seule main. Et cette préciosité a poussé le Ministère de la Culture polonais à se lancer dans l’aventure de l’acquisition de cette œuvre du maître florentin. Des négociations se sont donc engagées entre l’État Polonais et la Fondation Czartoryski, qui est en charge d’une exceptionnelle collection d’art peints à Milan à la fin du XVe siècle.

Le Ministère de la Culture polonais, par la voix de son ministre Piotr Glinsky, a évoqué le « règlement définitif du statut de la collection des princes Czartoryski » et « l’achat » de la Dame à l’Hermine. Pour le moment, peu d’informations ont circulé quant à la transaction entre la Fondation et la Pologne, mais certains médias polonais ont fait des indiscrétions et évoquent  une somme tournant autour de 230 millions d’euros !

Une telle transaction traduit la volonté du gouvernement Polonais de garantir que la riche collection du Château de Wawel ne quitte jamais le sol de la Pologne. En effet, un départ des œuvres est envisageable tant que celles-ci sont aux mains de la Fondation Czartoryski. Les héritiers du prince, aujourd’hui âgé de 76 ans, n’ont en effet plus de liens directs avec le pays et pourraient donc démanteler la collection à la disparition d’Adam Karol Czartoryski. L’État Polonais veut donc s’assurer que la Dame à l’Hermine et plus tard, le reste de la collection, restent visibles du peuple polonais pour les générations à venir.

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