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À Rouen, Masséot Abaquesne ou le magicien de la faïence

Agathe Lautréamont 29 décembre 2016

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Si aujourd’hui, le nom de Masséot Abaquesne n’est connu que de quelques spécialistes des arts de la Renaissance, la ville de Rouen a estimé qu’il était plus que temps de remettre en lumière ce personnage absolument central de la vie artistique du grand Ouest français. Qui es-tu alors, personnage dont on sait peu de chose, mais dont il nous reste des pièces de faïence éclatantes, innovantes et d’un style absolument unique en son genre ? À travers le travail de la faïence d’Abaquesne, c’est à un voyage dans la Renaissance que nous convie le Musée de la Céramique de Rouen.

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© Musée de la Céramique de Rouen, 2016

Masséot Abaquesne fait partie de ces mystères dont regorge l’Histoire de l’art. De sa date de naissance précise, aucune trace, mais les experts estiment qu’il aurait vu le jour aux alentours de 1500. De sa jeunesse, pas mieux ! Pour être tout à fait exact, son patronyme n’apparaît en tout et pour tout que dans une maigre quinzaine de documents d’archives.

C’est peu, pour découvrir la formation et l’évolution d’un personnage pourtant central dans la production de faïence en France… Pour cette courte, mais néanmoins très belle exposition au Musée de la Céramique de Rouen, les historiens de l’art et les chercheurs ont dû opérer un véritable travail de fourmi, afin de collecter le maximum d’informations sur la production de cet artiste qui fut actif à Rouen dès 1526.

D’emballeur sur le port de Rouen aux commandes royales

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© Musée de la Céramique de Rouen, 2016

La première mention du nom de Masséot Abaquesne, donc, remonte à 1526. Dans le document d’archive, l’artiste n’est nullement décrit comme artisan mais comme… emballeur ! Le fier Abaquesne était donc employé sur le port de Rouen, à charger et décharger des marchandises qui arrivaient incessamment dans la ville. Comment le créateur aujourd’hui mis à l’honneur au Musée de Rouen est-il passé de ce travail pénible à celui de la production de faïence ? Mystère…

C’est pourquoi l’introduction de l’exposition ne se fait pas tant sur les éléments autobiographiques d’Abaquesne qui nous manquent cruellement, mais bien sur une présentation des arts du feu ; et plus précisément de la faïence. Des pièces historiques et des cartels très bien construits permettent au visiteur de comprendre comment, techniquement, on fabrique de la faïence. Modelage, cuisson, vernis, glacis, apposition des couleurs, puis nouvelle cuisson…

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© Musée de la Céramique de Rouen, 2016

La consécration d’un artisan talentueux

La technique s’est bien sûr peaufinée au fil des âges, avec en guise d’illustration, quelques merveilleuses majoliques du tout début du XVIe siècle. Nous parvenons ensuite dans la deuxième étape de l’exposition, qui explique l’importance de la faïence pour les apothicaires. Ces derniers utilisaient en effet de nombreux récipients dans cette matière afin de conserver poudres, liquides et produits pharmaceutiques en tous genres.

Mais la plus longue étape de l’exposition de l’institution rouennaise se consacre bel et bien à la période que l’on connaît le mieux de la vie de Masséot Abaquesne : quand à partir de 1542, le succès arrive pour ne plus jamais se démentir. L’artisan obtient en effet à cette période de précieuses commandes, en premier lieu celle d’un pavement destiné au château d’Écouen, demeure qui était à l’époque la propriété du connétable Anne de Montmorency, un proche de François Ier.

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© Musée de la Céramique de Rouen, 2016

Autour de nous, magnifiquement mis en valeur par des éclairages maîtrisés et de vastes vitrines, des parties de ces pavements nous sont présentées. Des carrés, de onze centimètres de côté, toujours. C’est d’ailleurs à cela que l’on reconnaît les pièces créées par Abaquesne, il ne dérogea jamais à ce format tout au long de sa production.

De commandes en commandes, pour Écouen ou pour Claude d’Urfé, on admire les délicats motifs floraux ou végétaux. Parfois, une lecture religieuse des motifs est possible. Des triangles évoquent la trinité, la grappe de raisin renvoie à l’eucharistie… La couleur est généralement aux teintes froides ou pastel, les armes de riches commanditaires sont toujours en bonne place sur les pavements. Ainsi, que l’on s’intéresse particulièrement ou très peu aux arts du feu, l’exposition « Masséot Abaquesne, l’éclat de la faïence à la Renaissance », est à visiter !

MASSÉOT ABAQUESNE

20/10/2016 > 03/04/2017

Musée de la Céramique

ROUEN

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Exposition terminée
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