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Une mystérieuse cité vieille de 2500 ans découverte en Grèce

Agathe Lautréamont 27 décembre 2016

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Prenez une colline à plusieurs kilomètres de la capitale de la Grèce, mondialement célèbre pour ses vestiges : Athènes. Une colline, idéalement, qui est difficile d’accès et qui ne représente pas d’intérêts majeurs pour le monde des sciences. Prenez ensuite une équipe de chercheurs internationaux qui a tout de même décidé d’aller voir ce qui se trame là-haut, et vous avez tous les ingrédients pour le scénario d’une découverte inattendue. Des archéologues ont en effet mis au jour en ce mois de décembre une mystérieuse cité antique grecque vieille de… deux mille cinq cents ans !

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Fragment d’un vase à figure rouge © Sia – Efak – Yppoa

Qui aurait pu deviner qu’à environ 300 kilomètres au nord d’Athènes, se trouvaient les ruines d’une ancienne et mystérieuse cité grecque qui n’attendaient que la venue d’un groupe de chercheurs pour enfin être découvertes ? C’est pourtant ce qui a eu lieu en cette fin d’année 2016 qui, décidément, aura été très riche en trouvailles archéologiques d’ampleur. Et c’est à une équipe internationale d’archéologues, comptant des scientifiques suédois et grecs, que l’on doit cette exceptionnelle trouvaille dont on ne soupçonnait pas l’ampleur.

À considérer ses dimensions en tous points surprenantes, les chercheurs estiment déjà qu’ils sont là face aux restes de ce qui devait être une influente et puissante cité, judicieusement placée sur les hauteurs d’une colline; ce qui lui permettait de dominer les environs et voir venir les armées ennemies de très loin.

Les chercheurs, issus des universités de Gothenburg et de Bournemouth ont publié un communiqué détaillant leur découverte, expliquant par la voix de l’archéologue Robin Rönnlund que, si la science avait déjà connaissance de quelques ruines aux alentours de la colline, celle-ci avait cependant fortement négligé le reste de l’installation humaine qui, lui, se trouvait bel et bien au sommet de cette colline, appelée Strongilovoúni et située au cœur des vastes plaines du district de Thessalonique.

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La colline où a été découverte la cité antique © Sia – Efak – Yppoa

Dans ce communiqué publié après la découverte, Robin Rönnlund livre davantage d’informations sur cette étonnante trouvaille. Le chercheur en Archéologie et Histoire antique de l’Université de Gothenburg explique ainsi être tombé sur cette ancienne cité grâce à un projet de recherche parallèle, datant de l’année 2015. Cependant, il reste un épais mystère : pourquoi aucune équipe d’archéologue n’avait jamais avant eux fouillé cette colline, alors que des ruines avaient déjà été découvertes à ses pieds ? Difficile à dire.

Toujours est-il que cette cité perdue recélait bien des trésors et des surprises pour l’équipe de chercheurs.  L’espace comptabilisant plus de 400 000 mètres carrés comprend bien sûr des remparts, des tours et de vastes portails, tous situés au sommet de la colline. Malheureusement, pour réaliser l’ampleur du lieu, il convient de prendre un peu de hauteur…

Car depuis le sol, il est délicat de se rendre compte de quoi que ce soit. Le mieux convient donc d’embarquer dans un petit avion ou d’envoyer un drone pour prendre des clichés depuis les airs. Une grande place ainsi qu’un plan de ville en quadrillage, typique des grandes cités grecques, confortent les chercheurs dans leur idée qu’ils ont mis la main sur quelque chose de riche, très riche.

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Les vestiges des fortifications sont parfaitement visibles depuis le ciel © Sia – Efak – Yppoa

Pour le moment, il n’est pas encore question de creuser le sol. Les archéologues ont ainsi opté pour un radar souterrain, qui va leurs permettre de dresser une carte très précise des vestiges de cette cité encore inconnue. La technique, non invasive, révélera les secrets de la ville sans prendre le risque d’abîmer quoi que ce soit.

Mais les archéologues se sont tout de même courbés vers le sol de la cité, ce qui leur a permis de mettre au jour des pièces de monnaie ainsi que des fragments de poterie (principalement des vases à figure rouge) qui devrait les aider à dater avec plus de précision ces incroyables vestiges. Pour le moment, ces découvertes sont datées de 500 avant Jésus-Christ, mais d’autres découvertes ne sont pas à exclure. Quant à l’abandon soudain de la cité, son explication devrait être à chercher du côté des invasions romaines

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