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La Maison Rouge accueille Hervé Di Rosa, les arts modestes et des jouets par milliers

Jéremy Billault 22 décembre 2016

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Pour la troisième fois de son histoire, la Maison Rouge accueille un artiste accompagné de sa collection personnelle. Après Arnulf Rainer et Jean-Jacques Lebel, c’est au tour d’Hervé Di Rosa, artiste engagé et collectionneur compulsif de présenter son oeuvre, les objets de sa collection et toute une vision de l’art.  

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© Maison Rouge / Hervé Di Rosa

Figuration libre, art modeste, les qualificatifs qui accompagnent généralement l’oeuvre et les concepts de ce cher Hervé Di Rosa en disent long sur son engagement et sur sa personnalité. Prolifique touche-à-tout, ardent défenseur des arts « populaires », du rock, de la BD, du graffiti et de la pop culture, le sétois est également un collectionneur boulimique d’objets manufacturés et exotiques, de jouets, de figurines et de BD (qu’il possède par milliers) dont l’immense valeur est essentiellement sentimentale. L’idée de l’exposition présentée à la Maison Rouge jusqu’à la fin du mois de janvier était donc toute trouvée : dans l’intimité de sa collection personnelle éclectique et complètement barrée, c’est tout l’art modeste d’Hervé Di Rosa qui se dévoile. Di Rosa, ses objets, les expos de son musée (le Musée International des Arts Modestes, plus communément appelé MIAM), sa bibliothèque, ses bidules sous blisters, ses dessins-animés : tout s’enchaîne dans une organisation chaotique absolument délicieuse.

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© Maison Rouge / Hervé Di Rosa

Comme à son habitude, Hervé Di Rosa y est allé à fond en attaquant le parcours sinueux avec la générosité qu’on lui connait. Au sol, une grande fresque vient tout juste d’être complétée pour constituer un vaste tunnel d’entrée, on franchit la frontière pour enfin poser le pied en territoire modeste. Surgit alors le MIAM et une quinzaine d’années d’expositions, les shadoks, les œuvres de Di Rosa lui-même ou encore les réinterprétations picturales complètement dingue d’affiches de cinéma qui, au Ghana, assurent à leur façon la promotion de films qu’on peine parfois à reconnaître. En face, les néophytes pourront comprendre en un regard la force et l’intelligence de ce qui se cache derrière les « arts modestes » et toute l’ambition que Di Rosa leur prête. Une carte, une géographie des arts réinventée extrêmement claire qui annonce à elle seule la couleur de ce qu’on s’apprête à voir.

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© Maison Rouge / Hervé Di Rosa

Des dizaines, des centaines, des milliers de figurines de personnages de comics, certaines encore sous blister nourrissent les toiles monumentales qui leur servent de fond : la peinture, art grandiose, art majestueux, intouchable, en relation avec la culture geek populaire. Pas d’opposition mais une harmonie réelle, un accrochage qui marche grâce à un lien indéfectible qui ne se soucie pas de la technique ou de la valeur marchande. Chtchoukine à la Fondation Vuitton, Ladreit de Lacharrière au Quai Branly, Di Rosa à la Maison Rouge : les collections s’exposent et nous parlent, peu importe leur valeur marchande.

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© Maison Rouge / Hervé Di Rosa

Cette collection ajoute même au charme de cette exposition modeste et pleine d’esprit : à la Maison Rouge, jusqu’en janvier, on est chez Di Rosa. Se succèdent les salles à thème, un aquarium et ses poissons, des toiles, des sculptures, toujours dans une ambiance inattendue. Tout s’achève sur la reproduction de la bibliothèque spectaculaire de l’artiste, représentée en 2D sur les murs alors qu’une télévision diffuse dans un coin ses dessins-animés devant des canapés installés à la cool pour les visiteurs. Sur le plan théorique comme sur le plan esthétique, l’exposition est une mine d’or, une caverne d’Ali Baba touchante et drôle comme on n’a rarement l’habitude d’en voir. Et ça fait du bien.

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