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Ascètes, sultans et maharajahs : les merveilles de la peinture indienne au musée Guimet.

Jéremy Billault 19 décembre 2016

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Jusqu’au 13 février prochain, le musée Guimet présente une partie de la collection de sa section indienne dans une exposition subtile et pleine de charme : Ascètes, sultans et maharajahs Pages indiennes du musée national des arts asiatiques – Guimet. Du XVIème au XIXème siècle, de l’école moghole à celle des collines du Punjâb, l’exposition explore les genres et les techniques dans un voyage exotique passionnant et extrêmement enrichissant.

Impression

© musée national des arts asiatiques – Guimet

Le charme, la grâce, l’exotisme, l’élégance… Lorsqu’on a l’occasion de parler du Musée National des Arts Asiatiques-Guimet, les champs lexicaux sont généralement tout trouvés. Et les expositions qu’il présente en cette fin d’année n’échappent pas à la règle. Nous avons déjà parlé, à plusieurs reprises, de l’incroyable expositions que le musée consacre au jade, cette pierre semi-précieuse qui a tant inspiré les hommes et les artistes dès le néolithique et ce jusqu’à nos jours. Voici venu le temps d’évoquer l’exposition présentée quelques étages plus haut, un bijou inattendu qui surplombe avec raffinement la bibliothèque du musée : Ascètes, sultans et maharajahs Pages indiennes du musée national des arts asiatiques – Guimet.

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© musée national des arts asiatiques – Guimet

Contrairement à l’exposition Jade, des Empereurs à l’Art Déco, qui a bénéficié de nombreux prêts exceptionnels, l’exposition qui nous intéresse, consacrée à différentes écoles de la peinture indienne entre le XVIème et le XIXème siècle, est intégralement issue des collections du musée. Les soixante-dix œuvres choisies ont également été acquises au cours de ces dix dernières années. L’occasion, donc, de mettre l’accent sur un pan parfois méconnu (et quelque peu exotique) de l’Histoire de l’art tout en présentant au public le résultat concret d’une politique d’acquisition au spectre assez large.

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Femme à sa toilette, école moghole provinciale. Murshidâbâd, vers 1770, détail © musée national des arts asiatiques – Guimet

Pour aborder son sujet auprès du grand public, le musée Guimet a fait le choix de la diversité : les époques, les écoles et les pratiques artistiques représentées offrent une vision globale et très riche de la peinture indienne. Tout commence, dans l’exposition, à la création de l’empire moghol (en 1526) et à la naissance de l’école artistique du même nom. Au carrefour des influences locales et persanes, l’école moghole s’attaque d’abord à l’illustration de manuscrits littéraires ou historiques mais aussi aux scènes de genre, aux représentations de la cour, de la faune et de la flore.  Le dépaysement est total, dans les formes, dans les couleurs, mais aussi dans la façon même de représenter la nature ou des événements historiques majeurs mais méconnus du public occidental.

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La sainte soufie Rabi’a al-Basri visitée par les anges, Ecole moghole provinciale. Lucknow- Vers 1780 © musée national des arts asiatiques – Guimet

Ce sentiment résonne au moins tout autant face au genre qui deviendra dominant à partir du XVIIème siècle : le portrait. Là encore, les personnages représentés émeuvent autant que la manière dont ils le sont, par l’expression de leurs visages, par les couleurs qui les habillent, qui les entourent… Le charme a opéré. Et il en va de même pour la suite de l’exposition : les écoles du Deccan, du Râjasthân ou des collines du Punjâb brillent par la singularité de leurs inspirations, esthétiques ou thématiques, qui parfois effleurent même l’occident. Soixante-dix œuvres, soixante-dix « pages indiennes » et un tour d’horizon à la fois exotique et extrêmement enrichissant, le musée Guimet réussit, une nouvelle fois, son pari. Car en sortant de l’exposition, difficile de ne pas se jeter sur la section indienne de la collection permanente du musée.

Voir plus loin

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© musée national des arts asiatiques – Guimet

 

Pour compléter la visite de cette exposition unique et passionnante, nous ne pouvons que vous conseiller (une fois n’est pas coutume) le petit ouvrage publié par Amina Taha-Hussein Okada, commissaire de l’exposition et accessoirement Conservateur général du Patrimoine au musée Guimet. Cent-vingt-huit pages claires et riches en illustrations dont la lecture nous a passionné et qui intéressera les nombreux visiteurs qui apprécieront l’exposition et la peinture indienne.

La Peinture en Inde
par Amina Taha-Hussein Okada
Coédition Nouvelles éditions Scala / MNAAG, collection Sentiers d’art
128 pages, 83 illustrations – prix indicatif : 15,50 €

ASCÈTES, SULTANS ET MAHARADJAHS, PAGES INDIENNES DU MUSÉE NATIONAL DES ARTS ASIATIQUES

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Exposition terminée
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