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Bijoux et parures au Château d’Angers : retour sur l’affaire du collier

Agathe Lautréamont 16 décembre 2016

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Jusqu’au 15 janvier 2017, le Château d’Angers et le Château de Versailles se sont rapprochés afin d’organiser une superbe exposition : « Le Goût de la parure ». Le parcours, grâce à de très nombreux portraits de personnalités aristocratiques de l’Histoire de France, nous conte la mode à la française au fil des siècles (du XVIIe au XIXe siècle), avec un regard particulièrement précis sur les bijoux. Et en parlant de parures, l’une d’entre elles a tout particulièrement marqué les historiens tout comme l’imaginaire populaire… Retour sur l’affaire du collier !

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Parmi les très nombreuses huiles sur toiles, gravures et illustrations, une œuvre a tout particulièrement retenu notre attention au cours de la visite du nouvel événement temporaire du Château d’Angers : « Le goût de la parure ». Et cette œuvre en question, c’est une petite gravure discrète, placée entre deux portraits, au cœur de la salle dédiée à la mode du XVIIIe siècle.

Car cette pièce, rare et d’une importance non-négligeable pour l’Histoire de l’art, s’avère être une représentation exacte, minutieuse et somme toute très belle, du fameux collier de Marie-Antoinette, qui défraya la chronique quelques années avant la Révolution Française et contribua à la réputation désastreuse de la souveraine mal-aimée.

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Représentation du collier de Boehmer et Bassenge, vers 1785 © Château de Versailles

La passion dévorante de l’épouse de Louis XVI pour les joyaux était bien connue de ses contemporains et la souveraine se montrait volontiers fort dépensière en matière de belles pierres. Pourtant, si aujourd’hui le nom de la reine morte sous l’échafaud est indéfectiblement lié à cette fameuse « Affaire du collier », la femme de Louis XVI ne le posséda jamais ! Mais ce ne fut pas faute d’avoir tenté…

Avant que cette sombre affaire n’éclate, cela faisait en effet déjà quelques années que les deux joailliers officiels de la couronne, Charles-Auguste Boehmer et Paul Bassenge, cherchent à vendre une pièce exceptionnelle sortie de leurs ateliers. Un collier comportant cinq cent cinquante ( ! ) diamants et une centaine de grosses perles blanches, qu’ils ne parviennent pas à vendre.

En 1782, les deux artisans le proposèrent au roi Louis XVI, lui soufflant qu’il pouvait en faire cadeau à son épouse Marie-Antoinette. Or, la reine refusa ce merveilleux objet. Il faut dire que son prix était pour le moins astronomique… Jugez plutôt : 1.6 millions de livres ! Mais c’était sans compter sur une faussaire de l’époque, une certaine Madame de La Motte, et d’un cardinal un peu trop naïf, Monsieur de Rohan.

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Élisabeth Vigée Le Brun, Marie-Antoinette, 1783 © Château de Versailles

Grand aumônier de France, le Cardinal de Rohan était en disgrâce auprès de Marie-Antoinette. La mère de la reine avait en effet conseillé à cette dernière de s’éloigner du personnage, que l’on soupçonnait d’avoir des mœurs licencieuses pour l’époque. Mais l’homme de religion, prêt à tout pour retrouver les bonnes grâces de la reine, se laissa séduire par les promesses d’une certaine Madame de la Motte, comtesse descendante des Valois.

Celle-ci promet au cardinal aux abois que la reine l’appréciera à nouveau s’il lui offre le précieux collier. Le 11 août 1784, Madame de La Motte organise dans les bosquets du jardin de Versailles une rencontre secrète entre Rohan et une femme déguisée ressemblant de façon troublante à la souveraine. Confiant, Rohan qui a acheté le collier aux joailliers royaux remet le bijou à la sosie de la reine, qui se chargea ensuite de le remettre à Madame de la Motte. La suite était prévisible : la faussaire disparaît avec le butin.

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Antoine-François Callet, Louis XVI en costume de sacre, 1788 © château de Versailles

Sauf que du côté de Boehmer et Bassenge, on attend toujours le paiement de la parure ! Ces derniers écrivent deux fois à la reine, en juillet et en août, et la souveraine troublée par cette étrange affaire dont elle ne comprend un mot exige des explications.

L’affaire éclate au grand jour et le cardinal de Rohan est arrêté le 15 août au beau milieu de la galerie des Glaces de Versailles. En mai 1786, Rohan comparaît devant le Parlement de Paris et est finalement blanchi de tout soupçon, tandis que Madame de La Motte et ses complices sont arrêtés et jugés.

Mais le mal était fait. La presse et le peuple s’étaient emparés de l’histoire, ce qui contribua à discréditer la reine aux yeux de la population…

LE GOÛT DE LA PARURE

15/10/2016 > 15/01/2017

Château d'Angers

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Exposition terminée
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