Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CÉSAR

13/12/2017 > 26/03/2018

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_2 DEGAS

28/11/2017 > 25/02/2018

Musée d'Orsay - PARIS
expo_cercle_3 PHOTOGRAPHISME

08/11/2017 > 29/01/2018

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_5 FRANÇOIS 1ER ET L'ART DES PAYS-BAS

18/10/2017 > 15/01/2018

Musée du Louvre - PARIS

LA NEWSLETTER

Du vent, du ciel et de la mer : balade toute en finesse et en poésie au MuMa

Laura Bourdon 15 décembre 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

C’est une grande bouffée d’oxygène que nous procure la nouvelle exposition du Musée d’art moderne André-Malraux (MuMa), à deux pas du port du Havre. « Du vent, du ciel et de la mer », est la nouvelle exposition que présente l’artiste photographe Jacqueline Salmon en ces lieux, fruit d’un long processus de recherche et de rencontres duquel émane une œuvre tout à la fois douce et puissante, puisant çà et là, entre l’Histoire des sciences et l’Histoire de l’art.  

1-brise-vent-quai-mazeline-le-havre

Brise-vent, quai Mazeline, Le Havre, carte des vents, 2016 © Jacqueline Salmon

Plongée dans l’atmosphère singulière du Musée d’art moderne André-Malraux (MuMa), la nouvelle exposition présentée par Jacqueline Salmon nous offre une déambulation poétique dans les beautés naturelles du paysage havrais. Le ciel, ses nuages et sa lumière, ont profondément inspiré l’artiste qui signe sa troisième collaboration avec le musée, après deux premières expositions en 2009-2010 puis en 2011, intitulées respectivement « les Nuages… là-bas… Les merveilleux nuages » et « Les territoires du désir ou les métamorphoses d’un musée imaginaire ».

3

Panorama du Port du Havre, matin, carte des vents, 2016 © Jacqueline Salmon

« Du vent, du ciel et de la mer » intervient suite à la rétrospective majeure qu’organisait le musée l’été dernier, consacrée au peintre Eugène Boudin. Jacqueline Salmon s’inscrit dans les pas de l’artiste, faisant dialoguer son œuvre et celles de son prédécesseur avec une intense subtilité, une sensible justesse.

L’histoire de cette exposition débute lorsque Jacqueline Salmon découvre à la Bibliothèque de l’Observatoire de Paris le Livre des orages, qui recense les phénomènes météorologiques ayant eu cours à la période où Boudin, précurseur de l’impressionnisme, peignait ses ciels. Enthousiasmée par cette trouvaille, Jacqueline Salmon entreprend un travail de recherche minutieux, basé sur l’hypothèse de pouvoir dater avec précision les réalisations picturales d’Eugène Boudin. De là, naîtra l’envie chez Jacqueline Salmon d’entreprendre une exposition à la croisée des regards : mêlant météorologie, histoire de la peinture, histoire naturelle, et pratique photographique.

6

Orage, 2012-2016, données de l’Atlas météorologique de l’Observatoire impérial, 1868 © Jacqueline Salmon

Plongée dans les études de ciels du peintre, c’est un coup de foudre artistique… La photographe décide alors de saisir les « tendresses du ciel » comme Boudin le faisait en son temps, capturant dans ses clichés le ciel, la mer, le port, la lumière, et l’air qui circule…

Passionnée par le caractère mouvant de la nature, Jacqueline Salmon en représente les mouvements, façonnant, remodelant ses clichés par de méticuleuses cartographies de flux qu’elle dessine à l’encre de Chine. « Dessinés jours après jours, il faut que les signes, fidèles aux codes météorologiques, (…) puissent se décrypter scientifiquement, même si j’en fais une interprétation personnelle. Ce sont les vents possibles d’un ciel impossible », décrit l’artiste.

12-ciel-bleu-avec-boudin

Ciel bleu avec Boudin, 2016 © Jacqueline Salmon

Ainsi, Jacqueline Salmon développe son propre langage esthétique, travaillant ses paysages photographiques par le dessin et plus spécifiquement par les cartographies de flux qui les traversent. Une pratique plastique singulière qui s’affirme, et lui permettent de se détacher toujours plus du réel, de livrer des paysages résultant d’une interprétation personnelle, qui respectent néanmoins les codes de la représentation météorologique et peuvent être appréhendés par les professionnels.

10-soleil-du-soir-le-havre

Soleil du soir, Le Havre, 2016 © Jacqueline Salmon

Aux souvenirs de Boudin, s’ajoutent ceux de Constable, de Cozens ou de Turner, avec lesquels l’artiste entreprend une mise en dialogue réussie, prolongeant la peinture par son travail de photographie. Des objets glanés dans les réserves du musée (échantillons de sable du monde entier, herbiers, dessins des côtes australes) ponctuent le parcours de l’exposition, qui se dessine telle une cartographie intime, une balade poétique, quasi-hypnotique, propice au rêve et à la contemplation.

Par son œuvre composite à l’univers peuplé de nuages, de vagues et de ciels, Jacqueline Salmon nous ouvre un autre monde, elle réinvente de nouveaux possibles dans le sillage de ceux qui, comme elle, sont « entrés au service des nuages », comme le disait John Ruskin.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Myrtle Beach, le 7 avril 2010 à 7h21 © Jacqueline Salmon

JACQUELINE SALMON. DU VENT, DU CIEL, DE LA MER...

19/11/2016 > 23/04/2017

Musée d’art moderne André Malraux

HAVRE (LE)

Entre Jacqueline Salmon et le musée d’art moderne André Malraux s’est établie au fil des années une relation sous le signe des affin...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE