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Photographe et street-artist, Philippe Echaroux lutte contre la déforestation amazonienne

Laura Bourdon 14 décembre 2016

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Initiateur d’un street-art pas tout à fait comme les autres, « le street-art 2.0 », Philippe Echaroux troque les bombes de peinture contre son appareil photo, projetant ses œuvres sur les murs ou dans la nature aux quatre coins de la planète. Artiste engagé, son dernier projet est un hommage, mais surtout une alerte pour la tribu des Suruis, peuple de la forêt d’Amazonie, qui subit la déforestation. 

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© Philippe Echaroux

Deux ans de travail pour sept jours sur place. Le talentueux photographe marseillais Philippe Echaroux a répondu à l’appel du chef indien Almir Narayamoga, à la tête de la tribu des Suruis, peuple méconnu de la forêt amazonienne, afin de porter haut et fort la voix de ce peuple souffrant de la défostération massive.

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© Philippe Echaroux

Ils ne sont plus que 1300 au total. La tribu des Suruis est victime des orpailleurs, qui dérobent leur territoire pour s’emparer des gisements de pierres précieuses. En octobre dernier, ils lancent un appel pour sensibiliser le gouvernement brésilien aux risques de la déforestation : « Nous subissons une invasion massive de déforesteurs et d’orpailleurs illégaux sur notre terre indigène. Nous demandons au gouvernement brésilien de mettre d’urgence un terme à cette déforestation et extraction de diamants et d’or illégales. De plus, ces envahisseurs sont armés et menancent directement la vie de nos familles ».

Chaque jour, plus de 300 camions de bois coupé s’échappent de ces terres, au grand désespoir du chef de tribu, qui en appelle au savoir-faire de l’artiste Philippe Echaroux. Car c’est bien en cela que le travail de l’artiste intervient : plus qu’une sensibilisation au monde, c’est un cri, un appel « au secours ».

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© Philippe Echaroux

Cet appel, Philippe Echaroux le traduit par un dispositif monumental éphémère, installé à la nuit tombée. Une création visuelle engagée qui investit l’environnement et la nature sans pour autant l’abîmer. Après avoir vécu au plus près de la tribu afin d’en capturer des portraits, il projette leurs visages sur les arbres de la forêt d’Amazonie, illustrant par là-même l’osmose de ces hommes et de ces femmes avec leur environnement, témoignant de l’appartenance et de l’attachement du peuple à ses terres. Par le biais de ce magnifique hommage, Philippe Echaroux signe le premier acte d’une série fondée sur son engagement écologique.

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© Philippe Echaroux

Educateur spécialisé de formation, arrivé sur le tard dans le milieu de la photographie, Philippe Echaroux s’est fait connaître en 2014 projetant un portrait géant de Zinédine Zidane sur le mur de la corniche face à la mer, à Marseille, où il élit domicile depuis quelques années. Après avoir projeté ses phrases à Cuba sur les murs de la Havane, sur la Sagrada Familia ou sur l’un des ponts de Paris, le projet mené dans la forêt d’Amazonie illustre l’urgence de la situation que vit le peuple des Suruis avec un message fort : « Derrière chaque arbre déraciné, c’est un homme qui est abattu ». Un acte militant, écologique, une manière monumentale d’alerter l’opinion internationale et redonner vie à ce poumon géant de la planète.

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© Philippe Echaroux

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