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Un dessin de Léonard de Vinci découvert par hasard chez un particulier

Agathe Lautréamont 13 décembre 2016

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Comme souvent, lorsque l’on parle de découvertes artistiques exceptionnelles, tout commence par un particulier qui, sans le savoir, possédait chez lui un véritable trésor. En ce début de semaine, la maison de ventes aux enchères Tajan a officiellement annoncé avoir authentifié une feuille portant au recto comme au verso des dessins du maître florentin Léonard de Vinci. Son heureux propriétaire l’a découvert après un passage chez un expert…

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Le recto du feuillet, avec une représentation du martyre de Saint Sébastien © Tajan Auction

Lundi 12 décembre 2016, la maison parisienne de ventes aux enchères Tajan a annoncé une découverte époustouflante : un feuillet portant, au recto comme au verso, des dessins de la main du célèbre artiste de la Renaissance Léonard de Vinci, première découverte de cette ampleur en l’espace de quinze ans. Les œuvres représentent, au recto le martyr du saint chrétien Sébastien, ligoté à un arbre et au verso, une étude d’optique sur l’ombre et la lumière accompagné de quelques notes.

Les Historiens de l’art savaient depuis longtemps déjà que le maître florentin avait réalisé plusieurs dessins de Saint Sébastien, huit au total, puisqu’il en parlait dans son œuvre écrite, le Codex Atlanticus (composé de textes, dessins et études scientifiques datés d’entre 1478 et 1519). Cette feuille, propriété d’un médecin français à la retraite qui a tenu à garder l’anonymat, fait probablement partie de cette série de huit dessins consacrés au saint de la tradition chrétienne. L’esquisse est désormais la troisième, sur les huit, à avoir été retrouvée par les historiens de l’art.

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Le verso du feuillet, avec des études d’optique © Tajan Auction

Si l’on en croit un long article publié par le New York Times en début de semaine, l’œuvre a été évaluée à quelque quinze millions d’euros. Elle fut présentée à la maison de ventes aux enchères Tajan plus tôt dans l’année 2016, par un médecin retraité, parmi un ensemble de quatorze autres feuillets rassemblés par le père du médecin, collectionneur de son état.

Thaddée Prate, directeur du département des Grands Maîtres de l’Histoire de l’art dans la maison de ventes, fut d’emblée frappé par le style et la qualité de cet étrange feuillet. Afin de vérifier son intuition, il consulta d’abord Patrick de Bayser, expert en dessins de la même maison de ventes, puis Carmen Bambach, conservatrice au département des maîtres italiens et espagnols au Metropolitan museum of Art de New York ; espérant que ces deux regards extérieurs viendraient dissiper tout doute.

Pour Carmen Bambach, qui a rédigé le catalogue de l’exposition Léonard de Vinci du Metropolitan Museum en 2003, aucun doute : les dessins sont bien du maître florentin et auraient été réalisés entre 1482 et 1485.

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Léonard de Vinci, Autoportrait, 1512-1513 © Bibliothèque royale de Turin

La maison de vente aux enchères Tajan a d’ores et déjà annoncé que Bambach travaillait à une longue étude sur ce nouveau dessin et qu’elle serait publiée dans les prochaines semaines. L’attribution à Léonard de Vinci serait absolument incontestable, les experts s’étant penchés sur l’œuvre reconnaissant d’emblée le style caractéristique de De Vinci, qui utilisait sa main gauche pour dessiner.

Quel avenir, maintenant, pour ce véritable trésor que les historiens de l’art n’espéraient plus découvrir ? La France pourrait décider de classer les esquisses « Trésor National », ce qui empêche l’œuvre de quitter le territoire pour une durée de trente mois ; le temps en somme, qu’un musée français se déclare intéressé par l’achat de ce dessin à l’encre brune soudainement réapparu.

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