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Martin Parr drôle, poétique et pertinent à la Philharmonie

Jéremy Billault 12 décembre 2016

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La collaboration entre Martin Parr et Matthieu Chedid accueillie pendant encore quelques semaines par la Philharmonie est, en plus d’une hybridation parfaitement réussie, une belle occasion de découvrir en détail le travail de Martin Parr à travers plusieurs séries représentatives. 

SPAIN. Benidorm. 1997.[lF][lF]Contact email: New York : photography@magnumphotos.com Paris : magnum@magnumphotos.fr London : magnum@magnumphotos.co.uk Tokyo : tokyo@magnumphotos.co.jp Contact phones: New York : +1 212 929 6000 Paris: + 33 1 53 42 50 00 London: + 44 20 7490 1771 Tokyo: + 81 3 3219 0771 Image URL: http://www.magnumphotos.com/Archive/C.aspx?VP3=ViewBox_VPage&IID=2S5RYDZFBA7L&CT=Image&IT=ZoomImage01_VForm

© Martin Parr

Une collaboration mais aussi, en quelques sortes, une rétrospective. L’exposition présentée à la Philharmonie de Paris jusqu’au 29 janvier prochain est une occasion précieuse et double de découvrir, redécouvrir et apprécier en profondeur le travail de l’un des grands photographes internationaux et contemporain : Martin Parr. D’un côté, l’exposition, par sa scénographie singulière et musicale, apporte une nouvelle lecture aux photographies de Martin Parr : les compositions de Matthieu Chedid offrent une atmosphère toute particulière aux différentes séries qui, même si elles sont parfois bien connues, prennent un tout nouveau sens. Mais la collaboration fructueuse entre les deux artistes permet aussi, plus prosaïquement, d’admirer le travail de Martin Parr dans une sorte de grande rétrospective, de ses débuts à ses œuvres les plus récentes.

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© Martin Parr

Le principe de la collaboration entre les artistes et entre les pratiques nécessitait logiquement un accrochage particulier : l’exposition bouge, vibre, évolue dans le temps au fil de la musique et accrocher quelques photographies encadrées aurait sonné faux. Conçue comme une promenade et comme un véritable moment de contemplation, elle est une série d’étapes harmonieuses : les parties instrumentales composées par Matthieu Chedid sont celles d’un même morceau, les séries de photographies de Martin Parr sont les différentes facettes d’un oeuvre, d’une carrière.

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© Martin Parr

Contrainte ou volonté initiale, le fait est que la collaboration entre les M nous offre l’opportunité d’admirer en détail le travail de Martin Parr. Parfois drôle et décalé, parfois poétique et toujours très révélateur, Martin Parr se dévoile en séries : les photos défilent par dizaines, en noir et blanc comme en couleur, sur un fond de musique qui se déguste debout, avachi sur un mur ou affalé dans un transat (un transat Martin Parr, évidemment). On retrouve donc tout ce qui fait de Martin Parr un artiste atypique : des couleurs criardes, des gros plans, des animaux, des objets étonnants et des situations… triviales. Des touristes, par exemple, smartphone à la main pour saisir, comme les dizaines de camarades qui les entourent, comme les milliers de leurs semblables passés et à venir, un paysage ou une oeuvre d’art qu’on ne peut qu’essayer d’imaginer.

Mais ici plus qu’ailleurs (Matthieu Chedid n’y est probablement pas pour rien), le travail de Martin Parr brille par sa poésie : quelques séries de photos moins célèbres illustrent à quel point le regard de l’artiste est empreint de lyrisme, de beauté et de recul sur un monde dont il capte habituellement la folie et les dérives. En noir et blanc, dans une mise en scène plus calme, Martin Parr brille par sa sensibilité comme par sa finesse d’esprit, dans un contraste esthétique évident avec un autre aspect de son travail également présent dans l’exposition. Entre photographe et musicien, l’harmonie est parfaite, les différentes séries s’accordent comme les instruments, l’exposition est à la fois nouvelle, rafraîchissante et complète… Que demande le peuple ?

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