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Artcurial vend aujourd’hui à Paris 164 photos de Willy Ronis

Agathe Lautréamont 12 décembre 2016

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Aujourd’hui, les amoureux de photographie et les collectionneurs de tous poils ont rendez-vous en plein cœur de la capitale. C’est en effet ce mardi 13 décembre que la maison d’enchères Artcurial s’apprête à mettre à vendre pas moins de 164 photographies prises par le grand photographe humaniste Willy Ronis, disparu en 2009 à l’âge de 99 ans. C’est le petit-fils de l’artiste qui a décidé de cette vente aux enchères d’envergure, qui compte quelques images mythiques saisies par Ronis au cours de sa longue carrière.

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Avenue Simon Bolivar © Willy Ronis

Une certitude : les collectionneurs d’objets d’art et les passionnés de pellicule se frottent d’avance les mains… Aujourd’hui à Paris, c’est un exceptionnel ensemble de cent soixante-quatre photographies qui s’apprête à passer sous le marteau du commissaire-priseur chez Artcurial. Et ces photographies, elles sont signées Williy Ronis (1910-2009), probablement un des plus célèbres représentants de la photographie humaniste.

Lauréat du Grand Prix National de la photographie en 1979 et couronné du Prix Nadar en 1981, Ronis fut un flamboyant représentant de cette branche de la photographie, dite humaniste, qui se concentre sur des portions de vie des hommes et des femmes croisés au hasard dans la rue. Robert Doisneau, Sabine Weiss et Henri Cartier-Bresson, tous contemporains de Ronis, ont également fait les grandes heures de ce registre photographique.

Il n’y en aura donc pas pour tout le monde, et on imagine déjà que les prix vont flamber sous le marteau du commissaire-priseur. Car ce n’est pas tous les jours que des tirages de photographies de Willy Ronis sont proposés lors d’une vente aux enchères. Les images ont été confiées à la maison Artcurial par le petit-fils du très grand photographe, Stéphane Kovalsky et sont issues de la collection personnelle de l’héritier de Ronis.

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 La syndicaliste Rose Zehner pendant les grèves chez Citroën © Willy Ronis

Les clichés offrent un panorama complet de la carrière de Ronis, un artiste qui a débuté la photographie en 1932 et qui, jusqu’à la toute fin de sa vie, réalisa des images et publia des ouvrages consacrés à son travail. À la fin des années 1980, alors que le grand artiste est déjà très âgé, il décide de léguer la quasi-totalité de son travail à l’État français.

Il a également cédé quelque six mille images à son petit-fils, le même qui a décidé cette semaine de se séparer d’une centaine d’entre eux… Le fruit d’une longue sélection, qui se devait avant tout de refléter au mieux les temps forts de la carrière de Ronis, qui disparut presque centenaire et a tenu un appareil photo entre ses mains jusqu’à ce que la maladie l’en empêche, au soir de son existence.

Que pourront alors découvrir les potentiels acheteurs au moment de la vente aux enchères ? Principalement des photographies de la capitale française et de ses habitants. On retrouvera ainsi des clichés d’immeubles anciens peu à peu englobés par l’urbanisation galopante de Paris, des photos illustrant de vieux métiers aujourd’hui voués à une lente disparition, des couples s’enlaçant dans une promenade au fil de la Seine, des scènes saisies aux abords des cafés, des enfants jouant dans des fêtes foraines…

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Carrefour Sèvres Babylone © Willy Ronis

On trouvera également dans ce lot quelques images légendaires : Avenue Simon Bolivar, saisie en 1950 ou encore Carrefour Sèvres Babylone, une image prise en 1948 et dont l’estimation oscille entre 8000 et 10 000 euros. L’enfance, qui est un sujet récurrent dans le travail de Willy Ronis sera également bien représenté,  tout comme sa passion pour le voyage (l’artiste a séjourné aux États-Unis et en Italie, notamment).

Mais surtout, on retrouve dans les images prises par Willy Ronis un reflet de ses engagements politiques. Adhérant du Parti Communiste après la Seconde Guerre Mondiale (à l’image de nombreux autres artistes de sa génération), Ronis se souciait des conditions de vie et de travail des ouvriers dans les usines, suivit attentivement les conflits sociaux et a couvert l’avènement des congés payés en 1936.

À noter que la très grande majorité des tirages proposés pendant la vente Artcurial sont estimés entre mille cinq cent et trois mille euros, ce qui permet une certaine accessibilité des photos. Maintenant, reste à savoir si les prix ne vont pas s’envoler pour ces véritables trésors photographiques.

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