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Ce week-end : Galeristes, le salon qui va vous réconcilier avec le marché de l’art

Jéremy Billault 10 décembre 2016

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Jusqu’à dimanche, le Carreau du Temple accueille la première édition d’un salon intéressant et prometteur : Galeristes. Engagé en faveur du dialogue entre les galeristes, les collectionneurs et le grand public, le salon créé par Stéphane Corréard est un véritable rafraîchissement, un retour à l’humain face à un marché dont on ne voit plus que les excès. Visite. 

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© Mehdi Mendas

Un salon de plus, mais un salon différent. Ce week-end au Carreau du Temple, la première édition  tant attendue de Galeristes ouvre ses portes. Comme son nom l’indique, ce nouveau salon (qui n’est pas une foire et qui ne veut pas l’être) accueille des galeristes plutôt que des galeries : si les artistes sont évidemment ceux qu’ils représentent, la scénographie et l’atmosphère générale favorisent la rencontre et le partage d’une véritable passion pour l’art. Adieu les stands léchés, les cubes blancs et la distance un peu glaciale de certaines foires, ici on se concentre sur la personnalité des galeristes, leur parcours parfois atypique et leur engagement auprès des artistes et des collectionneurs. Vous l’aurez compris, il ne faut donc pas s’attendre à voir les très grands noms du marché de l’art dont les galeries sont présentes aux quatre coins du monde, même si les galeristes présents ici sont des acteurs majeurs du paysage artistique français et parisien.

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© Mehdi Mendas

Pour soutenir son engagement et proposer un événement effectivement original et différent, Stéphane Corréard, créateur du salon, devait apporter au public quelque chose de fort, un espace ouvert, accueillant et agréable. Ainsi a-t-il fait appel à l’architecte Dominique Perrault, arrivé avec une idée de scénographie brillante qui, il faut le dire, fonctionne à merveille. Pas de cimaises, pas de murs, mais des panneaux métalliques modulables, des étagères et des tiroirs qui ont permis à chaque galeriste de concevoir son espace avec précision. «Fais comme chez toi», voilà la consigne : pas de sélection au niveau des artistes, le galeriste arrive avec ceux qu’il veut montrer (parfois pour la première fois), ceux dont il veut parler, aux collectionneurs comme au public.

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© Mehdi Mendas

Car c’est probablement là l’idée initiale du salon et sa grande réussite : démocratiser la galerie en abordant un angle nouveau, humain, en créant un véritable lien entre le public, les artistes, les galeristes et les collectionneurs. L’intitulé aurait pu refroidir : on avait peur d’un défilé d’égos, on a là une exposition d’autoportraits intimes, à mi-chemin entre le bureau, l’atelier et l’entrepôt, personnels car personnalisés grâce à ces étranges cimaises pleines d’avenir.

Si le marché de l’art semble englouti dans un maelström de milliers et de millions, le Salon a également tenu, toute proportion gardée, à le démocratiser en proposant un certain nombre d’œuvres d’art vendues pour moins de mille euros, payables en 12 mensualités sur un an. Un premier pas qui, à l’image de l’ensemble du salon, tend à humaniser le marché via une rencontre entre ses différents acteurs et le public qui, on l’espère, fera désormais la démarche d’aller voir les galeries tout au long de l’année.

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